La galerie de Sophie

Pourquoi, où, quand, pour qui et comment
suis-je devenue peintre en herbe ?

Quand et pourquoi ?

    Parce que, un jour en 2007, après une fabuleuse compréhension de l’égo et de la personnalité humaine grâce à l’ennéagramme, je suis passée peu à peu d’une croyance automatique et entêtée (qui me persuadait que je n’avais pas le temps à autre chose que de « consacrer ma vie aux malades, aux mourants, aux besoins d’autrui ») en une autre façon de penser libératrice et autonome qui, m’éloignait du chemin de la dépendance, de l’attente, de l’approbation et de la reconnaissance d’autrui, et qui a permis de faire de la place à « cette partie de moi qui croit en moi ». Rien que ça !

« Devenir libre ne se fera pas sans nous, sans que
nous changions notre regard sur nous-même et sur les autres. »

   Alors, j’ai changé de regard et j’ai voyagé vers moi-même où j’ai découvert un potentiel créatif, qui n’est pas toujours « être doué pour », mais qu’importe, c’est toujours créer, inventer, exprimer. Un potentiel endormi et inconnu qui sort de l’ombre permet de croire qu’il y en a encore bien d’autres à réveiller…chez tous d’ailleurs !

Où, pour qui et comment ?

   Alors…une fois par semaine depuis 10 ans, je vais à un cours, pas les Beaux-Arts de Nantes, mais un lieu associatif à Vallet où Hervé, pendant 6 ans, et Galina ensuite, mes professeurs fabuleux, nous laissent entièrement libre de créer au gré de notre cœur, sans obligation de faire tous la nature morte traditionnelle de la « cruche et de la pomme » ! Ouf !
   Pour qui ? Dans un premier temps, pour moi-même. Pour oser être moi. Oser être soi est liberté ! Il n’y a pas une activité qui me laisse plus dans la « non-pensée », dans le vide de la tête pour laisser place au cœur, sans parasite extérieur, sans sabotage de ma propre pensée.
Un paysagiste allemand a dit : « La seule source véritable de l’art est notre cœur ». Ce message vaut pour chacun(e) d’entre nous, même si nous ne sommes pas peintre. Etre à l’écoute de soi, c’est écouter ses propres ressentis et les interroger. Les réponses sont à l’intérieur.
Dans un deuxième temps, très vite après le premier, comme je donne toutes mes toiles, le tableau devient cadeau du cœur dès l’esquisse et jusqu’à la fin en pensant à la personne à qui je vais l’offrir. Ou bien, je peins sans visage précis et, j’offre après (d’ailleurs je cherche des receveurs !! Thérèse ne veut pas les accumuler !!)
Alors je peins, je peins toujours, je peins encore. J’ai peint en travaillant 50 heures par semaine comme infirmière. Grâce à ma formidable Thérèse qui a tout compris et qui, pour mon épanouissement, a tout fait pour me laisser ces heures-là vitales. Chapeau la femme de l’artiste !
Comment ? L’avantage de l’huile, c’est la possibilité de corriger ; alors je fonce, j’essaye, je corrige, j’invente… Mes tableaux sont des mélanges souvent de paysages copiés de cartes postales ou photos, jamais « copiés-collés », toujours personnalisés. J’en suis à ma 222ème toile. Mes thèmes favoris sont les saisons, les climats, les ambiances, les chapelles, les chemins, les arbres, les ponts, les fleurs, les barrières fleuries, les murs de pierre. Là où on est bien, où c’est joli, où ça sent bon, où il y a de la lumière et de la vie.

    Voilà, la peintre en herbe, non perfectionniste et amoureuse de la vie, jetée sur la toile, profite de ce lien pour vous dire qu’elle « cherche des receveurs de toile ». Passez vos commandes !

Sophie