Rencontre spiritualités plurielles du 16 avril 2017 : psaumes

Pour notre rencontre spiritualités plurielles, j’ai choisi de partager un texte biblique. J’avais le choix entre 1er et second testament, je choisi le 1erLes textes bibliques qui me parlent le plus sont les Psaumes, en raison de mon histoire et aussi parce que les psaumes ont une place très importante dans la réforme et ont été mis en musique dès le 16ème siècle… et nous les chantons toujours, sur les mêmes musiques, les texte ont été un peu modifiés pour quitter le vieux français, les rendre compréhensibles. Je n’allais pas vous dire les 150 Psaumes… juste un le 63.

Psaume LXIII, 2-9

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau
Je t’ai contemplé au sanctuaire, j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l’ombre de tes ailes.
Mon âme s’attache à toi, ta main droite me soutient.

Méditation sur le Psaume LXIII

« Dieu, tu es mon Dieu », l’affirmation reconnait qu’il y a d’autres Dieux, mais que celui en qui je mets ma confiance est celui d’Israël, qui s’est approché de l’homme, qui recherche l’homme, qui libère son peuple de tout esclavage, c’est le Dieu de la Pâque.
  Alors qui sont les Dieux qui ne sont pas mon Dieu ? Ceux qui emprisonnent, qui condamnent, ceux qui enferment dans des dogmes bien loin d’une relation amoureuse avec la divinité. Et puis il y a les Dieux de l’argent, du mensonge… on a tous nos Dieux en embuscade.
  L’important ou plutôt l’intéressant quand on fait des mots croisés, c’est chercher le sens des définitions et trouver les mots qui leur correspondent. Une fois la grille pleine de mots, on peut encore la regarder pour voir si on a fait une erreur, si toutes les cases sont remplies, si tout est en place, après on peut la mettre à la poubelle.
  « Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche… -et-… dès l’aube » Quand j’aurai trouvé Dieu, comme pour ma grille de mots croisés, je pourrais m’en débarrasser !
  Mais en est-il ainsi avec Dieu ? Peut-on vraiment le trouver pleinement, absolument pour l’enfermer définitivement dans nos schémas de pensée, nos dogmes ? L’important n’est-il pas de quitter nos certitudes, nos affirmations pour enfin se mettre en quête, quitte à accepter et accueillir le doute ? Quitte à affronter le vertige, en face de l’infiniment loin et infiniment proche ?
  L’Eternel, lui aussi, prie et j’imagine sa prière : « Humain, tu es mon humain je te cherche dès l’aube ». En Genèse III, 9 nous lisons « L’Eternel Dieu appela le terreux, l’humain et lui dit : Où es-tu ? » L’humain et Dieu évoluent dans leur recherche amoureuse de l’autre.
  La foi n’est-elle pas une marche vers l’absolu ? une quête et non une arrivée à bon port rassurante ? La foi est une marche et donc un perpétuel déséquilibre, d’un pied sur l’autre.
  Je souhaite que, chaque matin, nous ayons le même plaisir à chercher Dieu, dans : nos rencontres, sa Parole, notre intelligence, notre cœur, notre sexualité, dans tous les aspects de notre vie.
Aurons-nous assez d’aubes dans l’éternité pour nous approcher de Dieu ?

Amen.

Christophe