Balade au pays des lampadaires à pédales par Téo

   « Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille… » chante la comptine.
Ce matin, 1er juillet, Pouzauges semble voué à « la malédiction de la grenouille » car, comme l’an dernier, il pleut. Mais heureusement pas assez à seau pour annuler notre escapade au pays de Steve. Sans doute, la chorégraphie réchauffante de la balade de Reichshoffen dansée avant notre départ a-t-elle contribué à conjurer le mauvais augure climatique.
Arrivés à Pouzauges, nous retrouvons Steve notre hôte d’un jour, les vendéens et la néo-vendéenne. Armés de nos fidèles parapluies déji-arc-en-cielisés, nous partons à l’assaut de la forteresse du XIIème siècle surplombant la ville pour, rapidement, redescendre vers le centre de la cité au fil de venelles étroites et pentues. Au coin de l’une d’elle, une plaque nous dévoile que cette ville fût pionnière en matière d’éclairage public grâce à l’invention du Dr Babonneau. En ce premier jour du Tour de France, nous tenons à saluer l’agile coup de pédale de ces éclaireurs de réverbères qui les actionnaient à la force de leurs mollets. Les vélocyclopédaires, tels étaient le nom de ces lampadaires à pédales, parsemaient alors la cité vendéenne.
Il est l’heure de rejoindre Olivier déjà au courant de notre venue dans son bar de l’hôtel de Ville, accessoirement quartier général de Steve où nous avons pu constaté sa popularité. Un apéritif troussepinetthéiné nous a est servi. Un interlude cafetier qui se termine sur une note chorale à l’accent franco-britannique florilège de Brassens, de Rina Ketty et d’une english song so british. Un concert improvisé comme ce bar n’en avait sans doute jamais connu auparavant !
Nos estomacs criant famine, nous partons déjeuner dans la salle St Jacques de la maison paroissiale. Au cours du repas, Steve nous a conté ses multiples activités et actions sociales qu’elles soient associatives ou spirituelles. Seul bémol culinaire, pas de fion * au dessert au grand désespoir de certains convives… Damned !
Escale à l’église voisine accompagnée par les gammes de l’organiste. Steve nous guide dans la découverte des vitraux chargés d’histoires vendéennes et religieuses. Un crochet par le café précédemment visité pour un expresso digestif avant d’entamer notre promenade vers le lac de l’Espérance à deux pas du bois de la Folie. Tout un programme ! Un tour du lac parcouru à bon pas avant de se séparer. Certains repartent à l’assaut de la citadelle pouzaugienne pour regagner le nord à bord de leur machine mobile d’acier. Les autres restent randonner dans les environs  et chasser les moulins à vent. Après avoir dîner au restaurant, ils repartent après une journée riche de partages.
L’article d’Annette sur la fin d’après-midi et le dîner

* Le fion est une spécialité vendéenne, principalement dans le marais du Nord-Ouest où on l’appelle aussi flan maraîchin. Le mot fion vient du patois vendéen où le flan se disait fllun, fiun… de là à ce que ça finisse en fion il n’y avait qu’un pas très rabelaisien ! Ce flan aux œufs était confectionné lors des fêtes de Pâques, des communions, et des repas de fêtes familiales.

Téo