Notre rencontre avec Ramin (Maryam et Nadine)

Pendant la dernière rencontre spiritualités plurielles nous avions fait connaissance avec Ramin un migrant iranien que nous avait présenté Maryam. Depuis, Maryam et Nadine sont allées le voir à La Roche sur Yon où il vit. Voici l’article de Maryam et Nadine suite à cette rencontre :

Les paniers chargés de victuailles, Nadine, Shaya et moi même sommes parties rencontrer Ramin, le migrant iranien et ses 3 colocataires afghans. Ils sont logés dans une maison près de la gare de La Roche sur Yon. La maison est mise à leur disposition par les services sociaux, l’aide aux migrants. Il est vrai qu’ils ne manquent de rien, ont un minimum de vaisselle, de draps et autres ustensiles de cuisine. Comme ils sont logés, ils reçoivent 210€ pour faire leur courses du mois. Pas de charges à payer. On ne peut pas dire qu’ils vivent dans la misère. Ils sont dans cette maison, vivant selon leur coutume, sans ouverture réelle à la vraie vie en France, sans vrai contact avec les français à part un ou deux cours par semaine de français et les démarches à la préfecture pour prolonger leur titre de séjour en France. Ils disent tous avoir un titre de séjour provisoire et renouvelable et ont eu un entretien avec la préfecture afin d’expliquer leur raison d’avoir quitté leur pays natal. Ils sont dans l’attente.
L’attente de quoi ? Ils ne savent pas répondre à cette question.
Que vont-ils devenir ?
Vont-ils obtenir un permis de travail ? Pas sûr, vu qu’au bout d’un an et demi, ils n’arrivent toujours pas communiquer ni en français ni en anglais !!!
Avec Nadine, nous avons constaté qu’ils sont placés dans cette maison où ils ont à manger, à boire, un toit, etc…
Mais pour le reste, quel avenir?
Combien de temps vont-ils rester dans cette situation ?
Bien évidemment ils sont heureux en France, mais ils ne sont pas stupides et songent à leur avenir et réalisent lentement que rien ne progresse vraiment. Difficile de les motiver d’aller à la rencontre des français pour apprendre la langue et s’intégrer. Déjà dans leurs pays, ils n’appartenaient pas aux élites…
Je suis à 100% favorable de laisser les gens choisir là où ils veulent vivre. La terre appartient à tout humain. Mais je me pose la question : à part leur donner un toit, de la nourriture, quels projets, quels programmes envisagent ces pays qui accueillent les migrants ?
La nuit ne nous a pas apporté de réponse à Nadine et moi, mais une belle insomnie et un esprit préoccupé par leur situation.

Maryam et Nadine