Tous les articles par webmaster.nantes

Synode international des évêques catholique sur les jeunes (Réaction du bureau national de DJ)

Synode international des évêques catholiques sur les jeunes :
Il est temps d’agir pour accueillir les jeunes LGBT !

Du 3 au 28 octobre 2018 a lieu le synode international des évêques catholiques sur les jeunes, la foi, et le discernement vocationnel.
Lors de sa préparation, des jeunes LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi, Trans) se sont exprimé.e.s pour rappeler leur place et leur engagement au sein de l’Eglise catholique et pour appeler à une meilleure prise en compte de leurs spécificités.
Dans ce cadre, l’association David & Jonathan a fait parvenir en décembre 2017 une première contribution au Service national des Jeunes et des Vocations, qui a été reprise pour la synthèse française de la préparation au synode. Ce document évoque les discriminations subies par les jeunes homosexuel.le.s sur la question des vocations : « la posture adoptée aujourd’hui par l’Eglise (catholique) peut être vécue d’autant plus douloureusement qu’elle ferme aux jeunes homosexuels hommes et femmes les principaux chemins de vie proposés que sont le mariage, le ministère ordonné et la vie consacrée». Celles-ci sont révélatrices du malaise de l’Eglise catholique, qui, quand elle tient compte de leur situation, préfère mettre les jeunes concernés à part, se privant ainsi de leur volonté d’engagement.
Le document du Vatican Instrumentum laboris de préparation au synode montre que la parole de jeunes LGBT est parvenue jusqu’à Rome : « Des jeunes LGBT […], désirent ‘bénéficier d’une plus grande proximité’ et expérimenter une plus grande attention de la part de l’Église, tandis que certaines Conférence épiscopales s’interrogent sur ce qui peut être proposé ‘aux jeunes qui au lieu de former des couples hétérosexuels décident de constituer des couples homosexuels et, surtout, désirent être proches de l’Église’».
La réunion pré-synodale des jeunes demande aux responsables ecclésiaux qu’ils « abordent aussi de manière concrète les sujets sensibles tels que l’homosexualité et les questions de ‘genre’, sujets dont nous parlons déjà entre nous, librement et sans tabou ».
Nous nous joignons à eux dans l’espoir que cette question soit abordée, non pas emprisonnée dans des conflits dogmatiques, mais à partir du vécu et des expériences concrètes des jeunes LGBT, engagé.e.s ou non dans l’Eglise catholique. C’est le sens de la campagne de sensibilisation Equal future, qui propose actuellement aux jeunes de faire parvenir leur histoire personnelle aux délégués synodaux.
L’Eglise catholique, en France et dans le monde entier, est encore bien trop ambigüe ou silencieuse vis à vis des jeunes LGBT croyant.e.s, et des violences auxquelles il.elle.s sont exposé.e.s, que celles-ci soient physiques ou psychologiques : refoulement, culpabilisation, dépréciation de soi. Quels que soient leurs parcours de vie, les jeunes LGBT ont besoin de s’ancrer dans une image positive de leur sexualité ou de leur identité de genre. Pour les chrétien.ne.s, comme tout enfant de Dieu, il.elle.s sont appelé.e.s à pouvoir trouver leur place dans les Eglises, sans avoir à craindre de stigmatisation.
Nous espérons que ce synode sera une réelle occasion de reconnaitre la diversité et l’égalité des jeunes, dans l’Eglise et dans la société, et de manifester le souci qu’il.elle.s y soient respecté.e.s et valorisé.e.s pour ce qu’il.elle.s. sont.

Le bureau national de David & Jonathan
Paris, le 6 octobre 2018

Pour compléter le communiqué de David&Jonathan voici quelques paroles du Pape François prononcées lors de son homélie pendant la messe d’ouverture du synode et récoltées par Yves.

« Nous commençons une nouvelle rencontre ecclésiale capable d’élargir les horizons, de dilater le cœur et de transformer ces structures qui aujourd’hui nous paralysent, nous séparent et nous éloignent des jeunes, les laissant exposés aux intempéries et orphelins d’une communauté de foi qui les soutienne, d’un horizon de sens et de vie….
Les jeunes nous demandent et exigent un dévouement créatif, une dynamique intelligente, enthousiaste et pleine d’espérance, et que nous ne les laissions pas seuls aux mains de tant de marchands de mort qui oppriment leur vie et obscurcissent leur vision…. »
« Je remercie les jeunes pour avoir voulu parier que cela vaut la peine de se sentir membres de l’Église ou d’entrer en dialogue avec elle, que cela vaut la peine d’avoir l’Église comme mère, comme éducatrice, comme maison, comme famille, capable, malgré les faiblesses humaines et les difficultés, de faire briller et de transmettre le message indémodable du Christ ; …. que cela vaut la peine de nager à contrecourant et de s’attacher à des valeurs supérieures : la famille, la fidélité, l’amour, la foi, le sacrifice, le service, la vie éternelle…
Une Église qui n’écoute pas se montre fermée à la nouveauté, … et ne pourra pas s’avérer crédible, en particulier pour les jeunes, ….
Ne nous laissons pas tenter par les “prophéties de malheur”, ne dépensons pas nos énergies à « compter les échecs et ressasser les amertumes », ayons le regard fixé sur le bien qui « souvent ne fait pas de bruit, n’est pas le thème des blogs et ne fait pas la une des journaux», et ne soyons pas effrayés «devant les blessures de la chair du Christ, toujours infligées par le péché et souvent par les enfants de l’Eglise ….
Engageons-nous à chercher à “fréquenter l’avenir”, et à faire sortir de ce synode des propositions pastorales concrètes en mesure de réaliser la tâche du Synode lui-même, c’est-à-dire celle de faire germer des rêves, susciter des prophéties et des visions, faire fleurir des espérances, stimuler la confiance, bander les blessures, tisser des relations, ressusciter une aube d’espérance, apprendre l’un de l’autre, et créer un imaginaire positif qui illumine les esprits, réchauffe les cœurs, redonne des forces aux mains, et inspire aux jeunes – à tous les jeunes, personne n’est exclu – la vision d’un avenir rempli de la joie de l’Evangile. »

Richesses plurielles (Madeleine)

Toute réunion Spiritualits plurielle est comme une auberge espagnole. On y trouve ce qu’on y apporte. La loi du genre étant de partager le meilleur, soit un élément, un événement positif (lecture, parole, musique, rencontre…) découvert ou vécu récemment.
L’exercice est parfois acrobatique. Pas évident de sonder en nos vies parfois monotones ou exagérément bousculées, et d’y trouver la petite perle… et pourtant, pour peu qu’on cherche… il y a forcément quelque chose ou quelqu’un qui, même brièvement, a interpellé, ému, réconforté.
Alors, dans le pot commun, la récolte de cet après-midi, il y a eu d’abord cette formidable bonne nouvelle : le prix Nobel de la paix – ô combien mérité – attribué à ces deux personnes incarnant, en contrepoids de la barbarie, toute la dignité humaine : cette femme de nouveau debout malgré les tortures, et ce médecin qui aura passé toute sa vie à réparer sur les corps féminins, la violence des hommes.
Il y a eu aussi cette évocation d’un philosophe connu, ayant fait le pari de la transparence, au risque d’abîmer sa belle image, en révélant sa peu glorieuse addiction, et en même temps, son chemin vers la dédramatisation et l’acquisition d’une autre forme de sagesse (savoir rire de soi…)
Il y a eu la silhouette de ce petit homme en tweed vert toujours là au bon moment sur la route dun immigré égaré.
Et dans la foulée, ce partage de poésies et de jardins fleuris.
Et sur une plage de CD, cette chanson pour apaiser les tourments d’une insomnie.
Et en live s’il vous plaît, cette belle improvisation vocale, a capella.
Et encore, pardonnez si j’en oublie, cette petite coquille symbolisant le chemin de St Jacques, cette représentation d’un corps souffrant, rappelant l’époque où tombaient par milliers les malades, mais aussi la solidarité qui s’en était suivie.
Et pour finir, tout simplement le souvenir d’un moment de bien-être au soleil de l’été, l’apaisement avec le gazouillis des oiseaux…. La magie de l’eau, son importance dans nos vies et la nécessaire conscience écologique.
Chaque prise de parole, entre deux résonances de gong, s’est faite à chaque fois dans l’écoute et le non-jugement (nous ne sommes pas dans le débat), que l’on choisisse d’ailleurs de partager ou non, de communiquer ou rester en silence.
Et c’est bien là, entre autres, ce qui fait l’une des valeurs de DJ (et doit le rester) cet accueil et ce respect de toutes les individualités, quand singularité et diversité fondent la richesse et la vie du groupe.

Madeleine

Week-end Spiritualités Plurielles 2018 dans le Forez (Hélène et Marie-Hélène)

Long fut ce voyage mais vraie fut notre joie de vivre cette rencontre en  « haut et beau lieu » !
A peine le temps de découvrir St Etienne ville du Desing et nous voilà en route pour le Forez cet imposant massif (posé entre l’Auvergne et la Loire) sous la conduite d’Emmanuel déjiste du tout jeune groupe de Montbrison. Trois-quart d’heure et plein de virages plus tard, arrivée dans ce curieux gîte décoré à une fenêtre d’un drap aux couleurs arc en ciel (mais si mais si) histoire qu’on ne se perde pas et composé à l’intérieur de multiples espaces, petits, grands et tous chaleureux .
Plaisir de revoir nos ami-e-s déjistes de Paris, de Lyon, de Vendée, de Rennes, de Strasbourg, d’ailleurs… et même de Belgique ! Émerveillement de goûter à ce paysage de douces montagnes, de prairies, de forets le tout baigné dans la lumière et l’agréable chaleur .
Plaisir de se retrouver (à 28) pour le repas en dégustant l’excellente soupe de légumes préparée avec amour par Pascal notre chef-artiste-cuisinier si talentueux et soucieux de nos papilles et de nos santés !
Durant ces deux jours des ateliers très divers proposés par les participants nous ont permis d’échanger en profondeur et de nous ressourcer corps et esprits dans un climat de confiance, d’écoute, d’ouverture, de respect, de bonne humeur !
Petit florilège des ateliers : relaxation, massages des mains, balade en montagne, spiritualité et écologie, soustraire plutôt que ajouter dans notre démarche spirituelle, chanter un très ancien « Kyrie » puis l‘hymne Européen , écouter en silence et conscience des sons de différentes traditions, vivre un temps de « Pleine Présence », préparer le repas du soir…
La veillée nous a offert d’entendre les voix harmonieuses de Martine et d’Oscar interprétant Mozart, celle de Geneviève dans une chanson pleine d’humour, comme un clin d’œil aux marcheurs de l’après midi…quelques beaux textes lus par François, Xavier… Puis une musique très paisible suivie d’un moment de silence nous ont reliés intérieurement les uns aux autres.
N’hésitez pas, venez l’an prochain découvrir une heureuse aventure, je vous assure c’est bon pour tout !!!

Hélène et Marie-Hélène

Pas de noir sur la gamme de l’arc-en-ciel ! (Téo)

Au matin de la Marche des Fiertés 2018 un escalier s’était éveillé à Nantes paré des atours de l’arc-en-ciel. Qu’il était beau ainsi irisé ; près à accueillir les pas des passants montant vers la tour de Bretagne. Aucunement sectaire, il acceptait tous le monde petits ou grands, LGBT ou pas… Un bel espace de fraternité au coeur de la cité. Malheureusemnt, et cela était prévisible, l’éclat de ses couleurs, tel le vol d’un papillon, ne dura qu’une journée… Juste le temps que des cerveaux dégénérés ne viennent le souiller de leurs coups de pinceaux LGBTophobes et des leurs tags débiles malabiles au vocabulaire haineux et limité…
Mais, on se l’était promis et la mairie nous l’avait assuré, l’escalier arc-en-ciel renaitrait un jour prochain encore plus beau avec ou sans pluie ni soleil dans les cieux.
C’est ainsi qu’un joli samedi après-midi de septembre, petits, grands, familles, amis, LGBT mais pas que, reprirent leurs pinceaux comme armes de bataille pour raviver les marches de l’escalier. Il y avait tellement de mains s’agitant dans cette armée de peintres que l’on ne distinguait même plus les marches se refaisant une beauté automnale. Puis, il y avait ces passants qui ne passaient plus mais s’arrêtaient un instant, pour glisser un mot d’encouragement, pour une photo ou un selfie. Qu’il était beau, qu’il était fier notre escalier ! Mais dans un coin de nos cerveaux je ne pouvais songer à l’éphémère… Combien de temps resterait il ainsi, intact ?…
LGBTophobes de tous pays, rassurez vous, cela ne dura guère plus de temps qu’au mois de juin….
A l’aube du lundi, j’avais décidé de détourner mon parcours pour aller le saluer, le photographier au soleil levant. Mais que t’est-il arrivé bel escalier ?! De longues trainées de peinture noire descendaient le long de ton flanc telle une marée noire, tel un rimmel grossier emporté par des larmes de tristesse… Témoins et acteurs malgré eux de cette lâche attaque nocturne LGBTophobe, deux pots de peinture abandonnés dégoulinant de noir visqueux trônaient tels des tankers échoués sur une côte de granit rose. Si pauvres sont les cerveaux qui ont manipulé les pinceaux gorgés de noir, qu’ils ne savent même pas qu’il n’y a pas d’anthracite sur la gamme de l’arc-en-ciel… Seul Soulages sait faire du noir une couleur lumineuse. Vous, vous êtes soulagés petitement de votre haine immonde en la déversant sous un flot informe d’acrylique au couleur de l’ébène… Si au moins vous aviez eu une once de sens artistique dans cette dégradation mais même pas… Vous en êtes bien incapables…
Depuis votre lâche expédition, le noir a disparu, nettoyé,… Des textes, des mots et des poèmes ont germé les jours suivants au pied de l’escalier dictés par des plumes indignées par votre acte de sagouins. Tel une scène d’accident ou de crime (la LGBTophobie est un crime) l’accès à l’escalier a été momentanément interdit, condamné par des barrières et des rubans blancs zébrés de rouge. Ne vous réjouissez pas trop vite car tel Sisyphe, nous nous remettrons bientôt en marche, nous repartirons en guerre et nous reformerons fièrement une armée de pinceaux pour remettre des couleurs à notre escalier après chacun de vos funestes passages car jamais (n’en déplaise à Mr Soulages) il n’y aura de noir sur la gamme de notre « escaliarc-en-ciel » !

Téo

L’escapade estivale en Sologne d’une bande de déjistes nantais-e-s

Pour cet été, B. nous avait proposé de partager un séjour en Sologne dans sa maison familiale. Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à Dhuizon, pays d’étangs enchantés et de forêts majestueuses accompagnés d’une chienne (Mielle) aussi adorable qu’infatigable et d’une chatte (Mystère) crapautophobe.
Laissons ci-dessous libre plume aux voyageuses et voyageurs néo-sologneaux pour vous conter leur parenthèse estivales 😉

« Qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères (et des sœurs !) de vivre ensemble et d’être unis ! » (Ps 132)
Et si au lieu d’écrire un article et de l’illustrer par une photo, je commençais par choisir une photo des Jardins de Chaumont et de vous en dire quelques mots ?

Au moment de commencer notre visite des jardins

J’aime cette double ligne où la verticalité des 9 participant-e-s (le 9ème prend la photo!) s’unit à l’horizontalité du groupe que nous formons.
Sur le plan vertical, les grands magnolias odoriférants de part et d’autre viennent accentuer chacune de nos riches individualités ; alors que sur le plan horizontal, les parterres de pétunias (et les guides que nous tenons en mains) soulignent la cohésion de notre sympathique assemblée.
Le chemin qui nous porte (sur la ligne médiane), c’est celui que nous avons pris pendant une semaine pour aller de découvertes en découverte sous la houlette efficace et attentionnée de notre guide, toujours prêt à nous expliquer les soubresauts de notre Histoire – sans oublier de nous prendre en photo.

Suite de la visite des jardins

Cette fois-ci, il n’y a plus personne… hormis la structure minérale du château de Chaumont qui apparaît au détour d’un chemin, et qu’encadre l’exubérance végétale des jardins.
L’architecture médiévale aux aspects de contes de fées se heurte à l’intemporalité d’une végétation faussement naturelle. L’humain est omniprésent… et cette scène sableuse, au premier plan, en apparence déserte (mais où vous reconnaîtrez M-Hélène), va bientôt se remplir d’une foule de touristes ravis – comme nous – par ces nombreux petits jardins où l’art, la culture et la nature se déclinent sous ses aspects les plus divers.

Yves

Notre séjour à Dhuizon

Les personnes qui ont partagé avec moi ce beau moment sont : Bernie, c’est l’apogée de l’hospitalité, il nous a accueillis dans la chère maison de ses parents. Il est attaché à cet endroit parce qu’il a des souvenirs d’enfance qui se sont passés dans cette maison.
Les invités étaient 10 personnes : MH, Hé, Ph, St, Yv, An, Té, Cm et Ma
Mon séjour a commencé par un très bel accueil. On est arrivé Yv et moi après un long trajet, c’était la fin de la journée vers vingt heures. Le repas était un vrai régal ! L’ambiance était géniale et surtout j’étais très content de jouer avec la chienne appelée « Mielle », c’est un animal adorable.
Le lendemain on était prêt dès le matin à visiter un Domaine viticole et de produits laitiers « Le Croc Du Merle » à Muides-sur-Loire à huit kilomètres du château de Chambord et dix kilomètres de la centrale nucléaire de de Saint Laurent des Eaux !!! Oui j’aurais bien aimé la visiter. Dès notre arrivée on sentait l’odeur puante des bêtes, pourtant ce n’était pas répugnant, on arrivait à s’habituer rapidement. Nous étions reçus par Anne-Marie la responsable. Elle nous consacre une bonne heure pour nous montrer l’exploitation laitière. Cent vaches sont dans cette ferme qui produisent annuellement cent mille litres de lait. La ferme est équipée par un robot qui permet aux vaches de se traire toutes seules sans l’intervention humaine et au moment qu’elles-mêmes choisissent. Il suffit que la vache se déplace vers le robot. Son code bar est détecté et le robot vérifie que la vache ne s’est pas déjà fait traire peu de temps avant. Des lasers permettent de détecter la position des mamelles pour placer les trayons. Après la visite de la ferme, on a fait une dégustation de vins délicieux.
L’après-midi on s’est séparé en deux groupes. Un groupe qui voulait visiter le château de Cheverny et un autre qui voulait faire une marche le long de la Loire. J’étais parmi ceux qui voulaient faire une balade le long de la Loire. On est parti du camping Municipal Bellevue à Muides-sur-Loire et on a passé par Saint-Dyé-sur-Loire jusqu’à Montlivault. Il faisait très chaud, plus de 35 degrés. On a pu trouver quelques fruits dans certains arbres. Hé m’a fait goûter une pomme qu’elle a cueillie, c’était délicieux. Au retour on a fait un dîner ensemble et on s’est couché tôt.
Le vendredi 17, nous sommes partis visiter le Jardin des plantes de Chaumont. C’est un endroit magnifique. C’est vrai que l’entrée n’est pas gratuite, mais ça vaut la peine de payer. On trouve plus de 35 coins dans le jardin qui sont créés par des paysagistes et des artistes du monde entier dans le cadre du festival international des jardins. L’un des jardins que j’ai bien aimé c’était le jardin de Proust, c’est un concept basé sur la pensée de Marcel Proust.
L’après-midi on s’est dirigé à Blois, quel magnifique endroit ! c’est majestueux. On a visité le château de Blois. Ce château est riche par son histoire avec les rois Louis XII, Louis XIII, Henri III et la reine Marie de Médicis. Le château du XIIème  siècle a été rénové au XIXème et l’architecture intérieure est modifiée. Les meubles ne sont évidemment pas ceux qui ont existé à l’époque des rois.
Le samedi, nous sommes partis faire une balade l’après-midi vers l’étang de Montperché ou Montpercher les deux apparemment sont correctes. On a fait un aller-retour de 10 kilomètres. Mielle était notre compagnon.
Le dernier jour, tout le monde était content de pouvoir passer un bon moment avec les deux dernières invitées Cm et Ma. On a visité avant midi le jardin du Château de Chambord. L’après-midi on s’est baladé au bord d’un étang où on a regardé la faune animale.
Je voudrais remercier Bernie qui nous a donné la chance de découvrir la beauté Solognaise.

Abdo

Un séjour tout Mielle

   C’est à la Bonne heure que nous sommes arrivés au camp de base solognot de notre escapade déjistiqu’estivale. Vaste jardin, petit bois, verger garni, potager généreux, Mielle la border collie et deux chouettes perchées en haut de l’escalier. Objectif de ce séjour : partager ensemble quelques jours parsemés de visites de châteaux, d’amitié, de balades forestières, de repas conviviaux, de découverte d’étangs, d’observation de la faune et de la flore de la région,… Une recette qui fut variée, épicée d’instants cacaotés ou rock’n roll… Le tout guidé de main de maître par un expert multicarte ès hospitalité, ès chronologie royale,ès vol d’aigrette et caquetoirs : his name is Bonde, Bernie Bonde !
Côté châteaux, Chambord, Cheverny et Blois furent les heureux élus de nos visites casteliennes. C’est ainsi que l’on admira un escalier à double hélice, des jardins ordonnés au millimètre, des portraits royaux par centaines, des meubles et objets précieux, des histoires de familles emberlificotées et autres folies architecturales,…De quoi transformer en désert saharien la glotte de notre guide érudit.
Et pour abreuver un palais assoiffé, rien de mieux qu’une pause au café de la mairie, chapelle éthylique dévolue au culte de St Johnny (Hallyday). Une pincée de dévotes déjistes s’y empressèrent de chanter nombre de refrains de l’idole des jeunes sous le regard interloqué des autochtones du cru qui n’en demandaient pas tant.
Vous reprendrez bien un carré de chocolat avec votre café ? Alors, direction la chocolaterie voisine pour découvrir toutes les étapes de transformation du chocolat de la fève tropicale à la tablette. L’occasion pour nous de déguster des cacaos d’origines diverses avant de repartir cueillir les futures tomates de notre déjeuner en compagnie d’une Mielle endiablée et enchantée d’aller dégourdir à toute allure ses pattes au potager.
Légumes du potager, fruits du verger comme autant d’objets de dessins sur vélin que l’on aura pu retrouver dans les vitrines des châteaux de la Loire. Et qui dit vélin dit veau et, je vous l’assure, il s’en est fallu de peu pour qu’un petit veau (accompagné d’un border collie…) ne vienne agrandir une famille herblinoise dont je tairai le nom. Mystère, leur chatte crapauphobe, pourra vous en attester.
Moment de partage nocturne sous la voie lactée étoilée à la recherche de Mars, Jupiter ou l’Etoile du berger et, le lendemain, nous partirons à la découverte des villages typiques en briques rouges picorant d’églises en chapelles, de caquetoires en chemins forestiers.
Le moment est venu de vous conter l’église St Viâtre où les enfants sages, pendant la messe, ont à disposition des coloriages et même des livres où l’on parle homosexualité et théorie du genre ! Ne vous réjouissez pas trop vite car le contenu de cet ouvrage n’était pas du meilleur goût…
Alors, pour s’en remettre, rien ne vaut une belle promenade en forêt, le tour d’un étang, l’observation à l’affût et en silence d’une biche, d’un raboliot ou d’un héron cendré,…
S’évader, ce fut aussi parcourir les délicieux jardins de la Pensée à Chaumont, merveilles de diversités horticoles, colorés de mille et une nuances, zennement architecturés et même parfois sonorisés de battements de cœur. Savourer le plaisir de vagabonder d’un attrape-rêves à la clé des songes, du chemin de Melété (muse de la méditation), aux voyelles de l’Olipo,… Ainsi nos regards voyageront à la rencontre des nénuphars bleus ou roses, nos mains caresseront le velours d’une majestueuse fougère dentelée, nos nez se pencheront sur cette fleur aux pétales d’un noir si profond,…
Changement d’atmosphère et d’odeur à la ferme du Croc du Merle : le parcours du lait de la vache au Tetra pak ou au fromage, l’assemblage du raisin de la vigne à la bouteille.
Un séjour déjistique, ce n’est pas que visiter mais c’est aussi expérimenter l’assemblage des genres, des caractères, des opinions, des spiritualités, des goûts culinaires,… Côté cuisine, les repas furent des moments privilégiés pour causer autant d’oiseaux migrateurs que d’humains migrants agrémenté ou non d’un zest de spiritualités. Chacun à sa façon  y glissera son grain de sel, sa pincée de piment, sa pointe d’humour torréfiant à volonté son point de vue entre deux lancers de bâtons à l’insatiable Mielle avant de partager un ballet d’arrosoirs, d’aller siester sous le chataîgner ou d’entonner, le crépuscule venu, une so british old song…
Mais que le temps file vite sous ces latitudes solognotes et déjà vient le temps de dire au revoir aux busards des roseaux, à Gaston d’Orléans, aux biches de Chambord, aux anamorphoses, aux caquésiaux, aux oriels, aux salamandres et aux tomates cerises.
Mais, peut-être, l’été prochain venu, notre guide se transformera-t-il en guide de haute montagne troquant ses châteaux pour un Châtel ?
It’s a long way to next summer…

Téo

Weekend à Port-Blanc de DJ Ouest les 25 et 26 août 2018 (Jean-Louis DJ Rennes)

Port-Blanc ou l’histoire d’un week-end de déjistes venus des groupes du Finistère, de Nantes, de Rennes et de Vendée. Un petit moment de bonheur partagé sous un soleil imprévu, placé sous le signe de rencontres heureuses au hasard de nos pérégrinations d’un Tro Gwen un peu loufoque. Du plaisir de la table à celui de la mer parfois chaude parfois fraîche, mais toujours délicieuse comme ces mots et ces ballades accompagnées à la guitare, qui se disent sans se dévoiler et vous environnent d’un halo de douceur, de bienveillance qui recharge les batteries avant la rentrée. Des images plein la tête gravées sur nos écrans de portables et d’ordinateurs.

Un air de madeleine qui ne dit pas son nom, celui d’une fin de vacances où le maître d’école Denis nous a fait vibré au son et aux cordes du psalmiste… Il en reste encore un écho dans l’air, un air de rengaine qui s’est écrit avec toutes et tous et dont voici le fruit :

PSAUME

composé par les participant-e-s, façon “cadavre exquis”

Heureux l’homme et la femme
Qui bénira Dieu en tout temps
Le temps s’efface mais Dieu dans ton amour demeure
Nous restons tous unis autour de Dieu
Pour être en Dieu et Dieu en nous ; tout est un
Ce qui a été séparé a été réuni
Ceux qui se sont querellés ont jeté leurs armes
Ainsi tout est consommé
De l’obscurité que surgisse la lumière. Enfin !
De là, la Parole de Yavhé dans vos cœurs par amour
Généreuse est cette journée
Tant la nuit d’avant fut féconde
Que neuf mois plus tard elle enfanta un fils
Cette enfant qui est-il aujourd’hui
Il est toi, il est moi, il est nous
Il est ce que nous voudrons construire en ce monde
Partagé, aimer, donner, par toi, pour toi, pour nous
Mon âme se repose en paix, en Ta Parole
Sois loué pour chacun, chacune

Jean-Louis et toute la troupe du week-end de Port-Blanc

Rencontre estivale à Nantes avec des déjistes participants au chemin de St Jacques à l’automne 2017 (par B. )

Monique & Gisèle, deux participantes au voyage de l’an dernier « sur les chemins de St Jacques de Compostelle ». Arrivée en pleine canicule, elles ont été hébergées chez Annette qui les a sorties, aux heures moins chaudes de la fin d’après-midi, dans les marais des bords de Loire, du côté de Cordemais, où oiseaux riment avec roseaux.
Troquant la quiétude campagnarde de St Etienne de Montluc pour la mégalopolis nantaise, les voilà chez Bernard, en bord de Sèvre. Fidèle à ses engagements (professionnels), il sortira ces dames, accompagnées de l’ami Yves, dans les friches industrielles du Pré au Duc, où retentissaient encore ce matin-là, les barrissements de l’éléphant des Ateliers de l’Île. Colline Ste Anne, Acadiens en Ligérie, Mémorial du Commerce Triangulaire, Cigale, souvenirs de Cambronne à Waterloo, Pommeraye et son passage, Tombeau de François II et Château natal de la Duchesse Anne, furent des thèmes développés avant l’inévitable crêpe et les retrouvailles à treize – chiffre porte-bonheur – pour une Cène conviviale, à laquelle participaient trois phocéens égarés chez nous et un nouveau déjiste potentiel bien sympathique, Jérôme, en plus des quelques membres de l’association et autres participants au voyage de Santiago-2017 qui n’avaient pas ou pu déserter la capitale de l’ouest en cette période estivale torride.
Belle rencontre appréciée de tous, partages amicaux et prises de paroles des uns et des autres agrémenteront cette soirée épicée un instant d’un coup de sang volcanique de notre ami Jacques répondant à Steve -malheureusement absent ce soir- et qui avait, deux jours auparavant, dans un courriel collectif, dit sa honte d’être Français et critiqué, en plus de « l’attitude intransigeante et raciste du gouvernement, notre propre passivité et indifférence devant la tragédie des migrants qui envahissent Nantes en ce moment. (…) » Mais c’est le « Je suis plutôt très surpris de n’avoir vu personne parmi vous encore présent pour aider à assurer l’accueil de la place Daviais, vous qui vous dites chrétiens et catholiques» qui déclencha l’ire de notre Père Jacques, excédé de cette sempiternelle attitude de culpabilisation des chrétiens, accusation jetée gratuitement et de façon injuste car « qui peut prétendre savoir ce que chacun, individuellement, peut apporter à son prochain dans le besoin, sans que cela ne prenne obligatoirement la forme de soutien aux migrants, une parmi tant d’autres, selon Jacques, des tragédies humaines de notre époque. Les Catholiques sont suffisamment chargés de culpabilité par les non pratiquants sans qu’on en rajoute couche supplémentaire. Chacun a sa propre conscience pour savoir comment, à sa façon, aider autrui si il en a le souhait, et personne le privilège de pouvoir le juger ! *»
Une douce tiédeur, teintée même d’un zest de fraicheur nocturne réparatrice, remplaçait alors les excès climatiques des jours précédents et la soirée se termina dans la joyeuse humeur, les rires et autres « pimenteries » cinglantes de notre amie Annette sans qui, une rencontre déjiste nantaise ne pourrait pas être véritablement réussie !

B

* : texte retranscrit de mémoire

 

 

Premier café littéraire (mais pas que…) par Camille

A l’heure où l’équipe de France chaussait ses crampons pour la demi-finale, nous nous sommes retrouvés pour une première : un « café littéraire » où chacun-e était invité-e à présenter un livre ou un film au groupe. De quoi piocher quelques bonnes idées pour cet été…
Ce fut un moment très convivial, sous forme d’apéro partagé… L’occasion aussi de mieux connaitre trois nouveaux venus (Catherine, Jérémy et Jérôme) ; le petit nombre de participant-e-s favorisant la discussion…
Voici les œuvres qui ont nourri les échanges de ce premier café littéraire (mais pas que…) :

Nos vaches sont belles parce qu’elles mangent des fleurs…
Livre de Paul Bedel Ed Albin Michel
(par Catherine)

L’auteure (Catherine Boivin) a pour projet de mettre en écrit le plus fidèlement possible des récits, paroles et remarques de personnes de tout horizon pour leur donner un moyen d’exprimer leur vision du monde, leurs expériences. C’est pourquoi l’oeuvre est présentée avec le nom de la personne et non celui de l’auteure. Ici, il s’agit de Paul Bedel, un agriculteur solitaire qui nous transmet avec des mots simples et beaucoup de poésie son amour de la nature, de l’essentiel.

Désobéissance
Film de Sébastian Lelio ¹ (2018)
(par Jérémy)

Il s’agit de l’adaptation du roman « La désobéissance »². Au sein de la communauté juive orthodoxe de Londres, le décès du rabbin conduit sa fille partie à cause de son rejet de cette société à revenir. Elle retrouve son cousin avec qui elle a grandi, marié à la femme qu’elle a elle-même aimée en cachette dans sa jeunesse. Pour cette dernière devenue une épouse et une femme rangée, les sentiments remontent alors à la surface. Un choix va s’imposer: partir avec elle ou rester avec lui…

¹ En 2017, Sébastian Lelio avait réalisé « Une femme fantastique« 
Les impressions de Téo sur ce film

² « La désobéissance » de Noami Alderman (Ed Livre de poche)

Les jonquilles
Poème de W. Wordsworth
(par Yves)

Un poème emblématique de la littérature anglaise. Avec son amour pour cette culture, Yves nous a lu ce court poème et nous a expliqué la résonance qu’il a pour lui, le tout joliment agrémenté de photos de la région des lacs en Angleterre où notre DJiste est allé randonner récemment et où le fameux poète a sa sépulture.

Le poème écrit en anglais et sa traduction en français :
http://www.crcrosnier.fr/mur3/peu3/wordsworthw3.htm


Love, Simon

Film de Greg Berlanti (2017) 
(par Jérôme)

Dans un style américain, cette comédie témoigne de la possibilité de faire un film gay et joyeux. Le jeune Simon dont la vie est parfaitement heureuse n’en couve pas moins un secret: à l’heure des premières amours, c’est sur les garçons que se concentre son attirance. Il tombe sous le charme d’un inconnu sur internet et devient victime d’un chantage. Toutefois, ses amis vont le soutenir.

Les garçons de l’été
de Rebecca Lighieri, Ed POL
(par Camille)

Une famille vit dans un véritable état de grâce; deux garçons surfeurs brillants et superbes, une fille précoce et des parents aimants. Tout pour être heureux, mais… A la faveur du récit (assumé par les personnages à tour de rôle), on découvre des failles, jusqu’au drame: l’un des fils perd sa jambe dans une attaque de requin à la Réunion. Le jeune homme devient alors de plus en plus mystérieux. On glisse dans le thriller et on reste en haleine jusqu’à la fin, dans la chaleur troublante de l’été.

Camille

Escapade du 1er juillet à Pouzauges, à trois voix. (Philippe, Yves et Gaëtan)

Du lac au meunier en folie

Avec Steve, nous retrouvons tous les autres membres DJ au parking du vieux château.
Il fait un temps magnifique, il est 11h30, le soleil est radieux.
Nous nous rendons à pied au café de l’hôtel de ville pour l’apéritif, on apprécie cette douceur (ou chaleur ?) de vivre dans cette petite Cité de Caractère. Après une petite visite dans l’église St Jacques magnifique avec ses vitraux représentant des scènes des Guerres de Vendée, nous reprenons le volant pour une pause pique-nique au lac de l’Espérance.
L’endroit est vraiment agréable, ce paysage du bocage vendéen verdoyant est propice à la détente et au délassement, nous nous sentons déjà en vacances. Tant pis pour la baignade, nous penserons à apporter notre maillot de bain la prochaine fois pour profiter de ce plan d’eau improvisé. Certains se prélassent sur l’herbe, d’autres font la promenade autour du lac.
Ensuite nous partons en direction du château St Mesmin où des animations nous seront proposées. Sur le chemin, nous faisons halte aux Moulins jumeaux (encore en activité) sur les hauteurs de Pouzauges. Nous profitons du panorama, remarquable à cet endroit. Nous avons la chance de rencontrer le meunier qui nous fait découvrir la vie des moulins.

Lac de l’Espérance

Nous avons le temps de faire une halte au Bois de la Folie qui surplombe la ville pour prendre quelques photos souvenirs et  déguster la brioche vendéenne gentiment proposée par Bernard.
Merci Steve pour cette journée qui nous a permis de nous ressourcer au grand air tout en nous faisant découvrir un patrimoine naturel et architectural étonnant.

Philippe

Oyez gentes dames et damoiseaux

Oyez ! Oyez ! Gentes dames et damoiseaux, le récit de notre visite au castel de Saint Mesmin.
Après bonne pitance et bière gouleyante, sise au lac de Pouzauges, nous convoyâmes prestement sous les ardeurs du jour vers ce lieu retiré des Deux-Sèvres profondes. Tout d’abord nous nous régalâmes de musiques médiévales. Puis, après avoir écouté un guide à la belle jactance nous conter l’histoire du château et de la rude famille Montfaucon (herses, mâchicoulis, coursives et autres systèmes de défense n’ont plus de secrets pour nous !), nous déambulâmes à travers moult pièces d’un donjon fort bien remis à neuf, avec de jolies couches (J-Marc s’esclaffa de les voir si courtes jusqu’à ce qu’on lui dise qu’en ces temps lacrimables les preux chevaliers dormaient presque assis… et tout habillés !).Enfin, nous nous mimes à danser la giguedouille. On alla me quérir pour faire quelques pas avec dame Annette. Un perfide escuyer osa dire qu’on allait s’épousailler. 

Tudieu ! j’ai bien cru qu’elle allait m’occire.Après avoir essayé casques, cottes et autres affublements, on nous bouta dehors et c’est à regret qu’il nous fallut quitter cette noble bâtisse, digne des meilleurs décors médiévaux !

Yves

Loges et éloges

Après avoir fait la ballade a l’ombre  au bois de la folie, sans folies bien sûr ! Ce qui nous était agréable vu la chaleur, Steve nous a guidés au point de vue remarquable sur le bocage vendéen, bien sûr nous avons été très sollicités par les très nombreux matraquages photographiques d’Yves. Lol !
Ensuite Steve nous dirige vers ce fameux restaurant  » la loge » et nombre d’entre nous font l’éloge des pommes de terre très appréciées d’Annette. Dès notre arrivée, nous étions heureux de nous désaltérer avec des boissons fraîches (eau, bière, etc.) Parmi nous quelques-uns ont pris des entrées (salade ardéchoise ou nordique), plat (plancha, gratin savoyard) et desserts (dont le fameux Irish coffee que Yves attendait impatiemment). Rires et bonne humeur partagés au cours de ce repas.
Merci à Steve  pour cette journée et soirée agréables.

Gaëtan

Petite galerie des paysages

Le poème de Pierre-Hugues (Jar 2018)

Qui sème ?

C’est ainsi que le vent sème
Que l’abeille abandonne sa part du pollen

Le chant de la source
Comme celui de l’oiseau
Peut-il s’arrêter
Lors même que demeure l’été ?

C’est ainsi que l’ombre du chêne
Sur le sol autour de moi domine

Et le soleil lui-même
Emprunte à l’univers
Sa puissance de feu

Il n’est qu’une étincelle pourtant
Au milieu du tout et du temps

C’est ainsi que le vent sème
Mille escarbilles de graines
Que la terre s’enorgueillit
D’être nourricière
Que s’ouvre une fleur
Au bonheur d’un papillon

C’est ainsi que tourne le monde
Pour faire les jours en la ronde
L’un après l’autre toujours

C’est ainsi que les gens s’aiment
Comme le vent fait son métier
Le blé son épi
L’abeille notre miel
Et le printemps prépare l’été

C’est ainsi que le vent sème
Et nous
Nous qui sommes
Des femmes et des hommes
Qu’avons-nous vraiment semé?

Piero de la Luna
Bonneuil-Matours 19 mai 2018