Archives de catégorie : Arts plastiques

La galerie de Téo

    Dans la galerie de Téo règne un grand désordre !
On y trouve des tableaux très colorés, aux dessins d’acrylique souvent étranges… A leurs côtés viennent se glisser des objets en céramiques (mugs, tasses, numéros de maisons,…). Avec des bouts de photos glanées au fil de ses déambulages, des damiers bizarres prennent naissance… Le solstice d’hiver approchant ses lutins viennent lui donner de l’aide pour bidouiller des photophores pailletés qui sont, dit on, dans les oubliettes du château d’Anne de Bretagne, appréciés des déjistes invités au repas de Noël de l’Ouest. Parfois ses crayons énervés, agacés, ronchons,  gribouillent des dessins d’humour et d’humeur pour tenter de se rezenifier…
Bref c’est un drôle de bazar !

La galerie des tableaux : 

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La galerie des photos :

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La galerie de verre et de céramique :

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Le mandala

   Le terme mandala a son origine dans les cultures orientales et l’on connaît bien, par exemple les célèbres mandalas tibétains, d’une richesse et d’une complexité symbolique exceptionnelles. Mais ces figures, organisées autour d’un point central, et inscrites dans un périmètre défini, sont présentes dans toutes les civilisations et c’est seulement par extension et simplification qu’elles sont nommées ici MANDALA. Elles sont abondamment utilisées dans les arts populaires pour embellir, voire magnifier, les objets usuels et sont, dans toutes les traditions, des supports visuels pour l’apaisement psychique, l’équilibre mental et l’intériorisation.
L’expérience montre que le simple coloriage de l’une de ces images a un effet calmant et rééquilibrant. Cet outil, d’un genre nouveau dans notre environnement occidental, est expérimenté depuis quelques années dans les écoles. Il pénètre maintenant dans les hôpitaux, les centres sociaux, les maisons de retraite, tous les lieux où se trouvent des personnes en difficulté.
Un cercle, un point : sur ce schéma universel les hommes se sont exprimés de tous temps et sur tous les continents. Plan d’organisation du système solaire comme de la cellule, cette structure contient et exprime les deux pôles entre lesquels foisonne la vie : un périmètre qui maintient l’identité de l’ensemble, un point au centre, générateur de la force qui l’anime. Entre ces deux pôles, un mouvement permanent, un jeu de situations complexes, renouvelé à l’infini. Ainsi, les hommes de toutes les latitudes ont exprimé, sur cette même base de départ , leur sensibilité ethnique, leur style spécifique, leur vision du monde.
Représentations cosmiques et support de méditation, ces images ont frappé les occidentaux qui les ayant rapportées de leurs voyages, ont pu en « re-découvrir » la puissance. Mais elles sont aussi traditionnellement présentes dans toutes les cultures humaines et particulièrement chez nous sous la forme de rosaces des cathédrales toujours pour magnifier les objets et les monuments sur lesquels elles sont inscrites.
Les chercheurs en Sciences de l’Education se sont intéressés à ces structures, souvent géométriques, pour en remarquer les effets bénéfiques tant comme support organisateur de la pensée que comme outil de ré-harmonisation psychique.
A la suite deJung, pionner dans cette recherche en Occident, les thérapeutes, rééducateurs, enseignants, soignants, expérimentent actuellement les vertus étonnantes de ce travail qui consiste la plupart du temps en une simple mise en couleur de ces images.
Les hypothèses explicatives sont multiples : C’est l’expérience qui avant tout nous enseigne ici. Toutefois il apparaît clairement qu’il y a là une projection graphique des structures sous-jacentes qui nous fondent et nous entourent.
Ce travail amène spontanément au silence et à la concentration. Induisant le retrait momentané du monde extérieur, il permet, consciemment ou non, de recontacter en soi l’information essentielle d’être moteur d’une ouverture nouvelle au monde, nourrie d’énergie et de confiance.
Tout mandala est en même temps un univers .Comme le dit l’adage : Il est unité et diversité. Ou bien : De l’Un naît le multiple. Derrière le multiple on retrouve l’Un. Notre univers, c’est-à-dire notre système solaire est un mandala. La matière vivante (les règnes végétal, animal et humain) est constituée de cellules, or chaque cellule est un mandala. Toute cellule comporte un noyau qui est un mandala. En se divisant le noyau forme deux autres mandalas cellulaires. Ainsi se développe le monde vivant des mandalas.
Cellules et cristaux, à vrai dire tout sur notre planète est constitué d’atomes ; or chaque atome est un mandala. Il est pratiquement impossible de construire un mandala sans que quelque chose se mette en mouvement à l’intérieur de nous.
Le mandala est mouvement, est roue de la vie, image de l’univers naissant à tout instant du centre unique, s’étendant vers la périphérie et , en même temps , ramenant la multiplicité vers le centre unique. Ce modèle chacun le porte en soi et peut donc le reconnaître sans mal.

Hélène

L’appartusée du 11ème

   Rendez-vous avait été pris en altitude pour partager une journée artistique. Sourire intérieur en montant dans l’ascenseur chargé de tableaux et photos, quand à 11H11 précise, j’appuie sur le bouton vers le 11ème étage… Entrer chez Madeleine ; c’est comme s’inviter dans un musée et cette journée va nous le confirmer à 111 % et même plus !
rainbow colors   Chacune, chacun gagne le sommet de la tour et dépose ses trésors ça et là impatients l’après-midi venu ; que nos regards se posent sur eux.
Une gorgée de velouté vert martien au goût étrange, des ballons européens picadors improbables de cubes d’edam. Dames et messieurs échangent nouvelles aériennes du jour et news from England….
Point-Virgule…
L’après-midi débute ; la visite du musée éphémère peut commencer. Explosion de couleurs rouge orangé, aquarelle d’eau douce ardéchoise bercée de la douce lumière marine d’un coucher de soleil à l’huile. Roses bleues sur rose diaphane, mots de poète nimbé de parfum d’artémisia vulgaris. On apprendra qu’Artémisia fut le prénom d’une artiste peintre italienne de l’école du Caravage…Il n’y a pas de hasard… Visages iconiques aux regards charbonneux et perçants, ornés d’halos dorés sont prétextes à un voyage lointain dans l’histoire des hommes et des religions sous le sourire bienveillant d’une Mona Lisa.
Pas de côté et nous voilà parti à la rencontre d’un univers coloré, peuplé de silhouettes anthracites, de clairières piquées d’arbres oculaires et de poissons à l’esprit d’escalier navigant d’île en île guidés par les lumières ensorcelantes de phares d’acrylique caressés… A leurs pieds des puzzles recomposés de poussières photographiques urbaines…
Pas glissés sur la moquette pour traverser Venise et ses masques emplumés parés de strass. Ainsi, nous gagnons l’aile sud de l’appartusée (contraction d’appartement et de musée 😉 ) Là, nous saluons des sculptures de terre, de bronze avant de pénétrer dans des forêts découpées de marbres boisés puis dans le tumulte de villes parsemées de silhouettes Keith Haringiennes partant à l’assaut de gratte-ciel…assoiffées de liberté… Tandis que des poissons dans leur bocal d’encre noire dessinée font des bulles de BD, sur le bord du balcon, des pigeons scrutent ces visiteurs du 11ème perdus dans des volutes de colle à papier…
Nos regards saturés de pigments, nos cœurs plus arc-en-ciel qu’à l’accoutumée, nous avons remercié notre guide et sommes redescendus au camp de base avec le secret espoir, un jour prochain, d’y remonter pour une visite pleine de nouvelles promesses artistiques.

Téo