Archives de catégorie : ARTS ET CULTURE

La galerie de Piero de la Luna

La galerie de Piero est un mélange poético-artistique où se mélangent ses poèmes et ses peintures.
Parfois poèmes et peintures partagent la même page.
Une autre fois un tableau d’acrylique suffit à son langage.
Vous pouvez aussi retrouver certains poèmes non parés d’illustrations dans la catégorie poésie de ce blog.

Certains poèmes illustrés ou non ont été édités dans 2 recueils.
Son dernier recueil « Soleil chardon » est paru en 2016 aux éditions nantaises du Petit Véhicule
http://lepetitvehicule.com/produit/galerie-or-du-temps-n16-soleil-chardon-piero-de-la-luna/

 

La galerie de Sophie

Pourquoi, où, quand, pour qui et comment
suis-je devenue peintre en herbe ?

Quand et pourquoi ?

    Parce que, un jour en 2007, après une fabuleuse compréhension de l’égo et de la personnalité humaine grâce à l’ennéagramme, je suis passée peu à peu d’une croyance automatique et entêtée (qui me persuadait que je n’avais pas le temps à autre chose que de « consacrer ma vie aux malades, aux mourants, aux besoins d’autrui ») en une autre façon de penser libératrice et autonome qui, m’éloignait du chemin de la dépendance, de l’attente, de l’approbation et de la reconnaissance d’autrui, et qui a permis de faire de la place à « cette partie de moi qui croit en moi ». Rien que ça !

« Devenir libre ne se fera pas sans nous, sans que
nous changions notre regard sur nous-même et sur les autres. »

   Alors, j’ai changé de regard et j’ai voyagé vers moi-même où j’ai découvert un potentiel créatif, qui n’est pas toujours « être doué pour », mais qu’importe, c’est toujours créer, inventer, exprimer. Un potentiel endormi et inconnu qui sort de l’ombre permet de croire qu’il y en a encore bien d’autres à réveiller…chez tous d’ailleurs !

Où, pour qui et comment ?

   Alors…une fois par semaine depuis 10 ans, je vais à un cours, pas les Beaux-Arts de Nantes, mais un lieu associatif à Vallet où Hervé, pendant 6 ans, et Galina ensuite, mes professeurs fabuleux, nous laissent entièrement libre de créer au gré de notre cœur, sans obligation de faire tous la nature morte traditionnelle de la « cruche et de la pomme » ! Ouf !
   Pour qui ? Dans un premier temps, pour moi-même. Pour oser être moi. Oser être soi est liberté ! Il n’y a pas une activité qui me laisse plus dans la « non-pensée », dans le vide de la tête pour laisser place au cœur, sans parasite extérieur, sans sabotage de ma propre pensée.
Un paysagiste allemand a dit : « La seule source véritable de l’art est notre cœur ». Ce message vaut pour chacun(e) d’entre nous, même si nous ne sommes pas peintre. Etre à l’écoute de soi, c’est écouter ses propres ressentis et les interroger. Les réponses sont à l’intérieur.
Dans un deuxième temps, très vite après le premier, comme je donne toutes mes toiles, le tableau devient cadeau du cœur dès l’esquisse et jusqu’à la fin en pensant à la personne à qui je vais l’offrir. Ou bien, je peins sans visage précis et, j’offre après (d’ailleurs je cherche des receveurs !! Thérèse ne veut pas les accumuler !!)
Alors je peins, je peins toujours, je peins encore. J’ai peint en travaillant 50 heures par semaine comme infirmière. Grâce à ma formidable Thérèse qui a tout compris et qui, pour mon épanouissement, a tout fait pour me laisser ces heures-là vitales. Chapeau la femme de l’artiste !
Comment ? L’avantage de l’huile, c’est la possibilité de corriger ; alors je fonce, j’essaye, je corrige, j’invente… Mes tableaux sont des mélanges souvent de paysages copiés de cartes postales ou photos, jamais « copiés-collés », toujours personnalisés. J’en suis à ma 222ème toile. Mes thèmes favoris sont les saisons, les climats, les ambiances, les chapelles, les chemins, les arbres, les ponts, les fleurs, les barrières fleuries, les murs de pierre. Là où on est bien, où c’est joli, où ça sent bon, où il y a de la lumière et de la vie.

    Voilà, la peintre en herbe, non perfectionniste et amoureuse de la vie, jetée sur la toile, profite de ce lien pour vous dire qu’elle « cherche des receveurs de toile ». Passez vos commandes !

Sophie

Mes impressions sur « Louise » série TV

   En premier lieu, saluons l’initiative d’avoir placé une série française avec un personnage trans en prime time à la télé. Encore faudrait il que ce soit bien fait pour contribuer à la « bonne éducation » du téléspectateur…
Désolé, mais pour moi, cette fois, c’est plutôt raté…
   Déjà, faire un petit effort pour trouver une actrice trans aurait été « sympa »… Il paraît qu’ils ont cherché mais… mais pas trouvé… ce sera pour la prochaine fois…
Un générique avec escarpins roses sur fond bleu (Ô secours la « Manif pour tous » revient !!! )…car on va bien sûr parler de Genre…on s’attend au pire pour la suite du film au royaume des clichés ! Qui plus est, quand on apprend par article de presse que des trans ont conseillé les scénaristes alors on peut s’interroger,… voire halluciner…
Dés le début, l’apparition de Louise pose problème. Son ex-femme, qui ne l’a pas vue depuis 7 ans, et donc ne l’a jamais vue en femme la reconnaît au premier regard avec cette remarque dans leurs premiers dialogues : « Tu as donc été jusqu’au bout. » (Un « jusqu’au bout » qui est l’opération génitale… bien entendu..). Ah bon, parce que si elle n’avait pas été « jusqu’au bout » elle n’aurait pas eu le droit de se dire femme !!?? Mais, chers scénaristes, sachez que toutes les personnes trans ne vont pas jusqu’aux opérations génitales par souhait, par manque de chirurgiens compétents, par manque de moyens financiers ou pour toute autre raison personnelle et, n’en sont pas moins femmes, moins hommes,. !
Vouloir pratiquer l’humour sur un tel sujet exige une certaine finesse que visiblement certaines personnes n’ont pas…  Alors, supposer en faire en parlant des cadeaux reçus par Sam (le fils de Louise) «  Le père Noël a de gros nichons ! » c’est affligeant !… mais au moins, on voit bien qu’on n’est pas sur Arte…
Poursuivons…
Mais pourquoi donc en avoir rajouté dans l’hyper-féminité de Louise, dans ses vêtements, dans sa démarche,… Etait-ce vraiment si nécessaire ??? Même si exagérer sur son hyper-féminité, sur son hyper- masculinité rassure parfois sur leur genre certains trans surtout en début de parcours. Sauf que la plupart des téléspectateurs ne vont pas comprendre cette subtilité de parcours et le risque est que leur cerveau ne voit dans Louise qu’une caricature de femme voire même…un travelo !
Que la foire aux clichés continue… Continuer la lecture de Mes impressions sur « Louise » série TV

« Moonlight » de Barry Jenkins

  moonlight

Voici 2 critiques du film Moonlight (Oscar du meilleur film 2017)
par Annette et Madeleine

   Le film Moonlight de l’américain Barry Jenkins aborde le thème de l’homosexualité des personne afro-américaines dans les états du sud des Etats-Unis. Le réalisateur suit le destin de Chiron un jeune noir à trois stades de sa vie.
Une enfance pauvre, l’absence du père, une mère toxico dont il gardera des cauchemars même adulte. Pourchasssé par les gamins de sa classe, le héros fait la connaissance de Juan un caïd local de la drogue. Ce dernier se conduit comme un père avec lui ce qui donne de beaux moments lors de la leçon d’apprentissage de la natation. Sans ce trafic dont il vit, Juan est un homme respectable et l’enfant le prend comme modèle parental.
A l’adolescence, Chiron découvre l’amour homosexuel ; passage qui est traité de façon très pudique mais, le milieu scolaire le fait plonger.
A l’âge adulte, il est devenu un très bel homme tout en muscle muscle, qui à l’image de Juan règne comme un caïd de la drogue.
Mais c’est un homme qui se mure dans la solitude. Les rencontres avec sa mère qui a réalisé la ruine de sa vie et la sienne en se droguant sont poignantes avec de très beaux dialogues entre mère et fils qui pleurent.
Un jour, un appel téléphonique de celui qu’il a aimé et qu’il a considéré comme un père mais qui l’a trahi donne lieu à une très belle rencontre entre ces deux hommes qui refont connaissance malgré les années passées et les échecs jusqu’à l’aveu ce caïd qui lui déclare qu’il n’a jamais connu d’autres amours que lui et qu’il lui est resté fidèle.
Outre la beauté de cet acteur noir, ce qui surprend dans ce film, c’est le traitement très humain des rapports humains et de l’amour homosexuel

Annette

   Il semble depuis un certain temps que le « politiquement correct » dans le domaine de la création, pousse à survaloriser systématiquement tout ce qui relève de l’ambiguité ou de la marginalité sexuelle, en saluant surtout la démarche, en confondant le mérite et le talent, le propos et son traitement.    Il me paraît que c’est encore le cas ici : intention louable (montrer  la difficulté pour un jeune noir et gay de se construire dans un milieu défavorisé et hypervirilisé) mais réalisation médiocre, dans le style et la mise en scène.    Le scénario réaliste est tout à fait crédible mais traîne en longueur en dépit de la division simpliste en 3 volets didactiques. Dans cette platitude narrative, on va de clichés en lieux communs avec des personnages stéréotypés ou trop rapidement ébauchés (la mère camée irresponsable, le dealer protecteur).
La trajectoire de l’ex-enfant victime devenu – en passant par la case prison – un gros (et faux) dur, n’a rien de surprenant. La situation tout à fait convenue est poussée jusqu’à la caricature avec la mutation du gringalet taiseux en balaise bodybuildé cousu d’or. Et tout aussi mutique…
Mais le non-dit finit par lasser et tourne au procédé facile, dans une impression d’inabouti (et ce n’est pas au spectateur de refaire le film dans sa tête !).
Tout aussi cousues de fil blanc apparaissent  les retrouvailles  entre les deux anciens camarades de classe qui se rejoignent finalement dans la même ambiguité, mais ça, on l’avait déjà compris.
Le dénouement qui ne surprend guère, n’a pas de quoi susciter l’émotion  au terme de cette indigente et pesante démonstration.
Le seul moment  fort et juste  me paraît celui où l’adolescent humilié se déploie enfin , pour fracasser, en pleine salle de cours, une chaise sur la tête de son persécuteur  (improbable fantasme qui au moins, pourra venger  par procuration, des milliers de harcelés, toutes situations confondues !)
Au final, tous ces éloges dithyrambiques amènent la déconvenue (« C’est tout? »). Moins de battage aurait tout simplement ramené le film à sa juste dimension: une histoire sympa.

Madeleine

Eglise et sexualité. La revanche d’Eros (Conférence et livre d’André Paul)

Eglise et sexualité. La revanche de l’Eros

A propos de la conférence d’André Paul

   Saluons tout d’abord la modernité de ce jeune vieux monsieur (83 printemps), historien et théologien émérite, qui, prenant acte du légitime besoin d’affranchissement et d’épanouissement de nos sociétés modernes, s’emploie à remettre en cause, démonter le mécanisme d’une oppression, celle d’une morale dite « catholique » en perpétuel contrôle de nos sexualités., et de ce fait à réhabiliter l’Eros (amour charnel) injustement disqualifié.
    C’est donc sur l’histoire que ce spécialiste des textes anciens va s’appuyer pour déconstruire ce qui paraissait fondé de droit divin. Il nous rappelle sur quels mythes repose ce qui deviendra doctrine et code moral.
Il faut savoir que la pensée chrétienne se situe d’abord dans le prolongement de la pensée antique. Platon et les philosophes de son époque cherchant à réguler les puissances brutes de l’Eros (en vue de la Cité Idéale) avait proposé dans le Banquet, une vision humaniste de la Genèse avec l’origine simultanée des couples, du sexe et de l’Eros, où les partenaires (homme et femme, homme et homme, femme et femme) pouvaient fonctionner sur la base d’une égalité radicale, sans la moindre disparité ni dépendance.
Ce n’est pas ce qu’ont retenu les héritiers (Philon en tête) de la pensée platonicienne. Ignorant le mythe originel de l’hermaphrodite, ils ont privilégié la vision créationniste , c’est-à-dire successive et hiérachisée : homme/femme/animal, impliquant de ce fait, la nature inférieure de la femme et son rôle secondaire.
Dans ce rapport biaisé à l’Eros et au couple, la pensée philosophique est devenue argument théologique (la « nature » et le « plan de Dieu ») que les Pères de l’Eglise vont encore radicaliser en assignant au genre, un destin :
Au masculin, le pouvoir et la suprématie, l’accès à « l’âme ».
Au féminin, l’infériorisation, la soumission et la diabolisation.
Sa seule finalité est la procréation qui devient parallèlement le seul but de l’union charnelle, ainsi sauvée de la « pornéia » c’est-à-dire la débauche. L’Eros n’a plus qu’une fonction restrictive et procréative. C’est dans cette perspective que se sont situés les papes jusqu’à nos jours, instituant cet irréaliste paradoxe de « l’union chaste » entre les époux, renvoyant au néant et au péché tout ce qui ne s’inscrit pas dans le but de la procréation (en particulier l’homosexualité).
Voilà pour le constat, éminemment calamiteux pour la femme, et finalement préjudiciable aux deux sexes, tous deux prisonniers du même carcan.

   Ceci démonté, démontré, place à l’annonce, la Bonne Nouvelle.
Dans nos sociétés de plus en plus laïcisées, voici que se manifeste un irrésistible besoin d’affirmation de soi, au-delà de la pression des clercs, de la peur et des interdits.
Voici que se fait jour, dans le meilleur des cas, un nouvel humanisme qui réalise et valorise l’union charnelle entre les personnes, dans un retour à l’unité originelle.
Et voici encore qu’à l’opposé du « tout sexuel » qui ont longtemps disqualifié les couples de même sexe, on reconnaît, on légalise la dimension amoureuse de leur union.
Voilà ce qu’André Paul appelle « la revanche de l’Eros ».
   Et pour tous ceux qui ont souffert dans leur chair et dans leur foi, la Bonne Nouvelle est qu’entre Dieu et le sexe, il n’y a pas à « choisir. » Pourquoi ne pas se réclamer d’une « conception chrétienne de l’hédonisme » et réclamer en même temps du Magistère, une « doctrine évangélique de l’Eros »?
Voilà qui serait au moins dans la logique d’un Dieu qu’on a voulu « incarné »!

Reprise et synthèse par Madeleine

Documentation :
1- Le texte de la conférence tenue à Nantes le 10 février 2017 à Nantes
2 –  » Eros enchaîné – Les chrétiens, la famille et le genre »
par André PAUL (Albin Michel)

Des journées toujours aussi Folles !

   Evènement phare de la vie nantaise, une fois de plus en 2017, nous avons vécu une Folle Journée ou plutôt des Folles Journées (450 concerts et 210 000 spectateurs en 2016 !). Chaque année, dans toute la région (et même de plus loin encore ), on guette et se rue sur les places si convoitées. Ce succès est dû à une politique intelligente des organisateurs qui veulent faire découvrir la musique à tous, hors des classes élitistes, quelques soient leurs âges, leurs classes sociales et leurs connaissances musicales.
   Le prix des places, de la gratuite à 28 € pour les places les plus chères, a pour objectif de permettre à chacun de pouvoir venir. De plus,cette précieuse place vous offre l’accès gratuit à la grande Halle du palais des Congrès de Nantes où, de 9 H à 21 H, se succèdent au cours de la journée des ensembles musicaux divers. Une journée entière de musique pour une place payée, mieux que les promotions commerciales les plus intéressantes !
   Les Folles Journées ne se déroulent pas seulement à Nantes mais les artistes vont aussi se produire dans une douzaine de villes de la Région des Pays de la Loire.
Toute l’année, les écoles de musique régionales s’exercent sur les oeuvres et le thème retenu (la danse en 2017).
Les enfants sont aussi conviés : 8 000 enfants cette année dont des petits de la maternelle. Et pourtant, pas toujours facile pour ces petits de faire silence pendant les concerts. Cette année le thème a même pu les encourager à danser !
   Même, la chorale « L‘école de la rue », constituée de SDF a sa place aux Folles Journées. Cette année, elle s’est produite dans la grande Halle et fut écoutée avec beaucoup d’émotions par le public présent.
Alors, pari gagné ? Un nouveau public pour la musique apparaît-il ? Sans doute, vu le succès de ces journées auprès d’un public si nombreux et varié.
   Pendant ces Folles Journées, il s’agit de fêter la musique, toute la musique, classique ou non, française ou non, orchestrale ou non. Ainsi, j’ai pu entendre une musique d’orchestre jouer avec une rigueur toute militaire puis, goûter l’ambiance participative des petits ensembles mais aussi, apprécier l’accordéoniste Richard Galliano, spécialiste de jazz, interprétant du classique à ma grande stupéfaction. J’ai aussi découvert Julien Martineau un mandoliniste rivalisant sur son instrument avec les notes les plus tenues du violon.
E
n cette période de l’année parsemée de carnavals, pour clore cet article sur ces Folles Journées 2017 et en attendant celles de 2018, quoi de mieux qu’un air de trompette de Romain Leleu interprétant un air de samba » Manha de carnaval » du film Orpheo Negro (palme d’or à cannes en 1956).

Annette

La galerie de Madeleine

Les talents de cette déjiste sont multiples. Elle joue du pinceau, du collage, du modelage, du burin,…
D’un bloc d’argile, elle cherche à « tirer le meilleur possible avec le désir forcené d’y créer la beauté. »
Il paraîtrait même que ses crayons ont fait des bulles…de BD… il y a quelques années…
D’ailleurs, dans le groupe de Nantes, quand nous allons chez Madeleine, nous montons (oui car elle habite en altitude 🙂 ) dans son appartusée car son appartement est un vrai musée !

La galerie de Téo

    Dans la galerie de Téo règne un grand désordre !
On y trouve des tableaux très colorés, aux dessins d’acrylique souvent étranges… A leurs côtés viennent se glisser des objets en céramiques (mugs, tasses, numéros de maisons,…). Avec des bouts de photos glanées au fil de ses déambulages, des damiers bizarres prennent naissance… Le solstice d’hiver approchant ses lutins viennent lui donner de l’aide pour bidouiller des photophores pailletés qui sont, dit on, dans les oubliettes du château d’Anne de Bretagne, appréciés des déjistes invités au repas de Noël de l’Ouest. Parfois ses crayons énervés, agacés, ronchons,  gribouillent des dessins d’humour et d’humeur pour tenter de se rezenifier…
Bref c’est un drôle de bazar !

La galerie des tableaux : 

Encore plus de tableaux et dessins en cliquant ici

La galerie des photos :

Encore plus de bidouillages photographiques en cliquant ici

La galerie de verre et de céramique :

Encore plus de verre et de céramique en cliquant ici

Le mandala

   Le terme mandala a son origine dans les cultures orientales et l’on connaît bien, par exemple les célèbres mandalas tibétains, d’une richesse et d’une complexité symbolique exceptionnelles. Mais ces figures, organisées autour d’un point central, et inscrites dans un périmètre défini, sont présentes dans toutes les civilisations et c’est seulement par extension et simplification qu’elles sont nommées ici MANDALA. Elles sont abondamment utilisées dans les arts populaires pour embellir, voire magnifier, les objets usuels et sont, dans toutes les traditions, des supports visuels pour l’apaisement psychique, l’équilibre mental et l’intériorisation.
L’expérience montre que le simple coloriage de l’une de ces images a un effet calmant et rééquilibrant. Cet outil, d’un genre nouveau dans notre environnement occidental, est expérimenté depuis quelques années dans les écoles. Il pénètre maintenant dans les hôpitaux, les centres sociaux, les maisons de retraite, tous les lieux où se trouvent des personnes en difficulté.
Un cercle, un point : sur ce schéma universel les hommes se sont exprimés de tous temps et sur tous les continents. Plan d’organisation du système solaire comme de la cellule, cette structure contient et exprime les deux pôles entre lesquels foisonne la vie : un périmètre qui maintient l’identité de l’ensemble, un point au centre, générateur de la force qui l’anime. Entre ces deux pôles, un mouvement permanent, un jeu de situations complexes, renouvelé à l’infini. Ainsi, les hommes de toutes les latitudes ont exprimé, sur cette même base de départ , leur sensibilité ethnique, leur style spécifique, leur vision du monde.
Représentations cosmiques et support de méditation, ces images ont frappé les occidentaux qui les ayant rapportées de leurs voyages, ont pu en « re-découvrir » la puissance. Mais elles sont aussi traditionnellement présentes dans toutes les cultures humaines et particulièrement chez nous sous la forme de rosaces des cathédrales toujours pour magnifier les objets et les monuments sur lesquels elles sont inscrites.
Les chercheurs en Sciences de l’Education se sont intéressés à ces structures, souvent géométriques, pour en remarquer les effets bénéfiques tant comme support organisateur de la pensée que comme outil de ré-harmonisation psychique.
A la suite deJung, pionner dans cette recherche en Occident, les thérapeutes, rééducateurs, enseignants, soignants, expérimentent actuellement les vertus étonnantes de ce travail qui consiste la plupart du temps en une simple mise en couleur de ces images.
Les hypothèses explicatives sont multiples : C’est l’expérience qui avant tout nous enseigne ici. Toutefois il apparaît clairement qu’il y a là une projection graphique des structures sous-jacentes qui nous fondent et nous entourent.
Ce travail amène spontanément au silence et à la concentration. Induisant le retrait momentané du monde extérieur, il permet, consciemment ou non, de recontacter en soi l’information essentielle d’être moteur d’une ouverture nouvelle au monde, nourrie d’énergie et de confiance.
Tout mandala est en même temps un univers .Comme le dit l’adage : Il est unité et diversité. Ou bien : De l’Un naît le multiple. Derrière le multiple on retrouve l’Un. Notre univers, c’est-à-dire notre système solaire est un mandala. La matière vivante (les règnes végétal, animal et humain) est constituée de cellules, or chaque cellule est un mandala. Toute cellule comporte un noyau qui est un mandala. En se divisant le noyau forme deux autres mandalas cellulaires. Ainsi se développe le monde vivant des mandalas.
Cellules et cristaux, à vrai dire tout sur notre planète est constitué d’atomes ; or chaque atome est un mandala. Il est pratiquement impossible de construire un mandala sans que quelque chose se mette en mouvement à l’intérieur de nous.
Le mandala est mouvement, est roue de la vie, image de l’univers naissant à tout instant du centre unique, s’étendant vers la périphérie et , en même temps , ramenant la multiplicité vers le centre unique. Ce modèle chacun le porte en soi et peut donc le reconnaître sans mal.

Hélène

Le poème de Piero

Deux âmes en peine

Comme deux amants peinent
D’être tenus au silence, au secret

Comment être soi-même vraiment
Lorsque l’on aime le même que soi

Comme deux amants peinent
D’être tenus à l’écart, au rencart

Comment faire pour qu’on s’aime
Sans créer de problème autour de soi

Comme deux amants peinent
Pour se tenir la main simplement
Devant les gens
Les bien-pensants
Comment faire pour qu’on nous aime

Deux amants peinent
C’est déchirant
Au bout de leur peine
Un cri alarmant :

Nous sommes vos Frères, vos Soeurs, vos Enfants
Quel amour mérite la peine
Que toujours on le malmène ?

Piero de la Luna.