Archives de catégorie : RENCONTRES NATIONALES ET INTERNATIONALES

Être gay aux USA (une expérience personnelle) (Yves)

Après avoir vu « The Matthew Shepard Story » (Au nom de la haine) je m’attendais à tout en arrivant à Glencoe, ensemble de belles résidences perdues dans les bois, de la banlieue de Chicago. Mais le film raconte l’histoire d’un passage à tabac mortel en 1998 et dans le Wyoming (un des états du Midwest les plus arriérés). Vingt ans plus tard et dans le nord-est des USA je pouvais m’attendre à mieux, beaucoup mieux !
Nous sommes 12 nantais-es, dont le curé de ma paroisse, arrivés deux jours plus tôt dans la communauté épiscopale de Ste Elisabeth et nous assistons à un topo sur l’importance de la religion aux USA. D’entrée de jeu, Mark l’américain se présente :
« I’m gay and my husband is Jewish » (Je suis gay et mon mari est juif)
« Je suis gay et voici mon fiancé » (‘fiancé’ en français dans le texte)
« Et qui s’occupe des moutons ? Mon mari ! »
Mark est prof de science politique à l’université et chante à l’Église épiscopale (la version américaine de l’Eglise anglicane qui ne diffère que très peu du catholicisme à part la rupture avec Rome).
Dillan est séminariste et joue du piano et de l’orgue dans cette même communauté. Il achève ses études et devrait bénéficier du titre de pasteur épiscopalien l’an prochain.
Scott est pasteur dans une autre Eglise épiscopale que nous avons visité.
Et Daphne, qui a un délicieux mari, est pasteure de cette communauté très gay friendly.
J’avais d’ailleurs remarqué (sur Internet) qu’il y avait un drapeau arc-en-ciel flottant près du porche de l’église (remplacé par le drapeau tricolore pour notre arrivée). Mais en voyant le panneau « love wins » (l’amour gagne) le doute n’était plus possible : j’étais dans une paroisse inclusive.
D’ailleurs, Bernard me montre rapidement un autre panneau aussi explicite avec même un encart sur le « gender » avec ce sous-titre merveilleux : « The best thing about being a girl is now I don’t have to pretend to be a boy » (Ce que je préfère dans le fait d’être une fille c’est que maintenant je n’ai plus besoin de faire semblant d’être un garçon). On croit rêver !
Du coup, lors d’une rencontre à 12 (les 12 participants de ce voyage paroissial outre-Atlantique) et en présence de notre curé, de Daphne et de son mari, alors que nous parlions de nos impressions de la journée, j’ai lâché le morceau : « Vous savez tous que je suis homo et que je suis heureux d’être dans une paroisse où je suis apprécié pour ce que je fais et ce que je suis. Mais vous savez aussi que j’en parle très peu. Pudeur ou timidité – ou simplement parce qu’en France, on ne parle pas de ces choses-là, surtout au sein d’une paroisse. Alors il faut que je vous dise combien le coming-out spontané et devant nous tous, de trois de nos amis américains m’a ému et réchauffé le cœur. Je remercie Dapĥne d’être aussi accueillante à la diversité et bien sûr je vous remercie tous de me soutenir et de me garder votre amitié ».
Bon, je n’ai pas eu de grandes démonstrations d’affection, ni de confidence ce soir-là, ni plus tard d’ailleurs (ça ne se fait pas chez nous !). Seule Daphne est venue me serrer dans ses bras pour me dire combien elle était heureuse pour moi.
« I have a dream » je fais un rêve qu’un jour il sera aussi simple et banal de dire « Je suis gay », « Je suis lesbienne », « Je suis trans » que cette semaine où j’ai vu Mark, Dillon et Scott, bien dans leurs baskets, nous parler de leur identité sexuelle sans détour et sans gêne.

Yves

Week-end Spiritualités Plurielles 2018 dans le Forez (Hélène et Marie-Hélène)

Long fut ce voyage mais vraie fut notre joie de vivre cette rencontre en  « haut et beau lieu » !
A peine le temps de découvrir St Etienne ville du Desing et nous voilà en route pour le Forez cet imposant massif (posé entre l’Auvergne et la Loire) sous la conduite d’Emmanuel déjiste du tout jeune groupe de Montbrison. Trois-quart d’heure et plein de virages plus tard, arrivée dans ce curieux gîte décoré à une fenêtre d’un drap aux couleurs arc en ciel (mais si mais si) histoire qu’on ne se perde pas et composé à l’intérieur de multiples espaces, petits, grands et tous chaleureux .
Plaisir de revoir nos ami-e-s déjistes de Paris, de Lyon, de Vendée, de Rennes, de Strasbourg, d’ailleurs… et même de Belgique ! Émerveillement de goûter à ce paysage de douces montagnes, de prairies, de forets le tout baigné dans la lumière et l’agréable chaleur .
Plaisir de se retrouver (à 28) pour le repas en dégustant l’excellente soupe de légumes préparée avec amour par Pascal notre chef-artiste-cuisinier si talentueux et soucieux de nos papilles et de nos santés !
Durant ces deux jours des ateliers très divers proposés par les participants nous ont permis d’échanger en profondeur et de nous ressourcer corps et esprits dans un climat de confiance, d’écoute, d’ouverture, de respect, de bonne humeur !
Petit florilège des ateliers : relaxation, massages des mains, balade en montagne, spiritualité et écologie, soustraire plutôt que ajouter dans notre démarche spirituelle, chanter un très ancien « Kyrie » puis l‘hymne Européen , écouter en silence et conscience des sons de différentes traditions, vivre un temps de « Pleine Présence », préparer le repas du soir…
La veillée nous a offert d’entendre les voix harmonieuses de Martine et d’Oscar interprétant Mozart, celle de Geneviève dans une chanson pleine d’humour, comme un clin d’œil aux marcheurs de l’après midi…quelques beaux textes lus par François, Xavier… Puis une musique très paisible suivie d’un moment de silence nous ont reliés intérieurement les uns aux autres.
N’hésitez pas, venez l’an prochain découvrir une heureuse aventure, je vous assure c’est bon pour tout !!!

Hélène et Marie-Hélène

Le poème de Pierre-Hugues (Jar 2018)

Qui sème ?

C’est ainsi que le vent sème
Que l’abeille abandonne sa part du pollen

Le chant de la source
Comme celui de l’oiseau
Peut-il s’arrêter
Lors même que demeure l’été ?

C’est ainsi que l’ombre du chêne
Sur le sol autour de moi domine

Et le soleil lui-même
Emprunte à l’univers
Sa puissance de feu

Il n’est qu’une étincelle pourtant
Au milieu du tout et du temps

C’est ainsi que le vent sème
Mille escarbilles de graines
Que la terre s’enorgueillit
D’être nourricière
Que s’ouvre une fleur
Au bonheur d’un papillon

C’est ainsi que tourne le monde
Pour faire les jours en la ronde
L’un après l’autre toujours

C’est ainsi que les gens s’aiment
Comme le vent fait son métier
Le blé son épi
L’abeille notre miel
Et le printemps prépare l’été

C’est ainsi que le vent sème
Et nous
Nous qui sommes
Des femmes et des hommes
Qu’avons-nous vraiment semé?

Piero de la Luna
Bonneuil-Matours 19 mai 2018

Le poème de Jean-Marc (Jar 2018)

Je suis parti en vacance à Lannion..
Avec ma copine Marion.
Séjour choisi dans le catalogue Evasion.
Qui organise des voyages
C’est une association.
On paye chaque année une cotisation.
Nous avons choisi une résidence en location.
Tous près de beaux pavillons.
Pour le voyage nous avons pris l’avion.
Nous avons terminé le voyage en camion.
Durant les vacances nous avons fait des excursions.
A la plage nous avons vu quelques scorpions.
Au bar nous avons pris une collation.
D’autre on bu des grandes tasses d’infusions.
Nous avons visité d’admirables expositions.
On pouvait voir de jolis champignons.
Trouvés dans la région d’Avignon
.Et aussi des fleurs de la passion.
Qui provenaient de la région du Roussillon.
J’ai regardé un reportage sur les arbres en floraison.
Puis des images de volcans en fusion.
A la tombée de la nuit de belle et jolies illuminations
Qui m’on procuré beaucoup d’émotion.

Jean-Marc

 

Impressions des Jar 2018 (Téo)

En ce week-end ensoleillé de mai 68 + 50 années, la concurrence s’annonçait rude : mariage princier en Angleterre, palme d’or à Cannes, Jar dans le Poitou ! Ne sachant trop que choisir, notre pilote-poète pianota au hasard sur son GPS et c’est ainsi que nous avons atterri dans ce lieu verdoyant entouré de forêts jadis couvent de religieuses augustines. Bref, un lieu destiné à rencontrer un jour David et Jonathan !
Mais, nous n’avons rien perdu au change car la reine Elizabeth en personne s’éclipsera de Windsor pour venir nous saluer pendant le défilé du samedi accompagnée d’un certain Tudor et d’une libellule bretonne. Et, en guise de palmes, les grenouilles de la mare voisine chanteront pour nous tout au long de notre séjour !
Le décor posé, il me sera impossible en cet article de vous narrer toutes les Jar tellement ces journées sont riches et variées. Mon cerveau va vous conter quelques bribes de ses impressions non exhaustives et totalement subjectives.
Sans doute attirées par l’histoire du lieu, sœur Kékette et ses copines du couvent de la Perpétuelle Indulgence¹ sont passées nous partager leurs vies monastiques sans pour autant être monacales si l’on se réfère à leur devise : « Aimez-vous les uns sur les autres ! » Tout un programme…
Puis, escale outre Rhin avec Mickaël sur la piste d’une « pastorale arc-en-ciel » avec une interrogation de circonstance sur un éventuel « complexe catholique de D&J »…
Tiens, des feutres et une grande fresque blanche à disposition dans un couloir ?! Impossible d’y résister ! Je m’y suis d’ailleurs arrêté trois fois pendant le séjour pour y dessiner à ma façon le côté T de DJ : les interrogations qu’il suscite et les envies de bien-être qu’il espère. D’ailleurs, cette année, il y a eu une bonne dose de T. (Ce qui, aux dernières nouvelles, n’a rendu aucune personne cis malade 🙂 ) Merci à Cyrille fraîchement élu au bureau national. J’essaierai d’y apporter ma participation au mieux de mes capacités de communication… Les deux ateliers des Jar sur la transidentité ont surtout permis de clarifier le vocabulaire, de mettre à plat les interrogations, les craintes, les clichés ; prélable nécessaire pour faire mieux vivre le T d’LGBTI à D&J.

Un bouquet de fleurs et 6 silex du Loiret peints par Clara.

Les heures filent que déjà  voici la première soirée avec un défilé éclectique et en musique qui verra défiler sous l’oeil expert d’un jury incorruptible une reine, un dalmatien, des personnages des Mille et une nuits et bien d’autres olibrius … Puis, place aux sunlights et à la danse sous la baguette de DJ Zab. Ainsi valses, madissons, rocks, disco et slows nous emporteront jusqu’au bout de la nuit. Dehors, il y a longtemps que le choeur des grenouilles s’est tu ; il est grand temps d’aller retrouver Morphée.
Juste une pincée de sommeil, un p’tit dej’ et voici que klaxonne le pouet-pouet de Babeth pour que nous allions cogiter sur le projet associatif de D&J sous la forme d’un speed- dating chorégraphié et minuté au cordeau. Dommage que ce timing millimétré n’ait pas permis à tous de pouvoir s’exprimer sur tous les thèmes présents. Mais, re pouet-pouet car, résonnent déjà les trois coups signalant l’ouverture du rideau sur le théâtre-forum avec ses scénettes inédites et improvisées sur des moments de vie LGBTI à D&J ou ailleurs.
Pour la célébration, je laisserai aux autres déjistes nantais qui l’ont vécu le plaisir de vous écrire leurs impressions. Un caillou arc-en-cielisé accompagné de quelques mots et d’un micro bouquet de fleurs des champs auront été ma petite contribution. Il est important de signaler que, cette année, et pour la première fois aux Jar, l’autel a été paré de deux drapeaux : le rainbow flag et le drapeau trans ! On m’a raconté que le St Esprit se serait manifesté à mi-célébration sous la forme de l’alarme incendie ! (Une sorte de pouet- pouet mais encore plus strident). Rassurez-vous, les pompiers, au grand désespoir de certains, n’ont pas eu à intervenir…
Le soleil qui se couche sur le deuxième jour annonce la soirée cabaret animée par un trio de choc auvergnat-mayennais. Un zest de carnaval de Dunkerque aux parapluies très haut perchés, quelques notes de l’Internationale, une nichée de lumas vendéens, des poètes, quelques accords de guitare et bien d’autres numéros encore… A l’acmé de cette soirée, nous avons assisté à une mémorable vente aux enchères des reliques de Saint Sébastien (saint très prisé dans le milieu LGBT mais, pour en savoir plus, il faudra vous rapprocher des nombreux érudits en théologie de D&J). Qui n’a jamais rêvé d’afficher dans son salon les flèches, les os ou la tunique de ce saint ?! Surtout quand cette dernière est si élégamment portée par un célèbre mannequin lillois. C’est d’ailleurs à son apparition que flambèrent les enchères au profit de l’association Le Refuge qui récoltera 400 €.
Derniers pas de danses et déjà le lundi de Pentecôte s’éveille annonçant bientôt la fin de cet agréable week-end JARdinier.
Bien sûr, je ne vous ai pas tout raconté car il faut bien garder car chacun a son  JARdin secret mais, si les bribes de mon récit vous ont donné envie de venir JARdiner l’an prochain sachez que votre GPS n’aura aucunes excuses en cas de fausse route car, en 2019, nous irons à Corrèze en Corrèze sur les bords de la Corrèze !
Alors, à l’année prochaine ?!

Téo

¹ Les sœurs de la perpétuelles indulgence

Les sœurs sont nées en 1979 à San Francisco , quatre activistes Gays ont decide de créer un ordre pauvre agnostique de folles derisoires qui luttent contre l’ exclusion, le sida , le sexisme , et toutes les discriminations liees au genre ou à l’ orientation sexuelle.
1200 sœurs sont réparties à travers le monde. Glamours, Provoquantes, Démentes, Religieuses, elles ont 5 vœux : Amour, Joie et Fête, Droit à la différence, Paix et solidarité entre les communautés, Lutte et prévention IST.

⇒ https://www.lessoeurs.org

Les JARS sur le blog de Rennes

Sur les chemins de St Jacques de Compostelle

      A l’initiative de David & Jonathan Nantes, Annette, Yves & Bernard proposent en octobre 2017 un circuit à la fois marché et en autocar, depuis le Puy-en-Velay jusqu’à Santiago de Compostela, dans la plus pure tradition jacquaire.
10 26 chemin de Compostelle   Il n’est pas toujours possible de consacrer deux mois pleins à marcher sur les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, aussi ce voyage offre-t-il le choix de vivre ce thème en onze journées (+2 de transfert) d’un circuit en autocar et à pied, en marchant, à la carte, sur les Chemins jacquaires, à la fois côté français & espagnol : l’autocar dépose et reprend les randonneurs en fin de marche ; ceux ne souhaitant pas marcher restent dans le car ; ceux qui voudraient marcher un peu seulement viennent à la rencontre des autres. Vous pourrez le faire,quelques heures par jour, sur des sections très choisies des 1500 kilomètres des voies Podiensis & Tolosana.
   Le parcours ne présente pas de difficultés réelles au niveau physique et il n’est pas nécessaire d’être bon marcheur pour l’effectuer. Les marches proposées insistent sur la variété et la richesse des paysages, l’approche des sites majeurs, ou, au contraire, la solitude des lieux traversés.
   Aux marches organisées s’ajoute un riche programme touchant au monde des pèlerins de jadis ou d’aujourd’hui, leur vocation, leur vécu quotidien, comme aux royaumes traversés, malmenés par l’histoire, riches de vestiges artistiques, historiques ou monumentaux, souvent classés à l’Unesco. Hauts lieux de l’histoire européenne, points panoramiques célèbres, routes romaines et marche variées contribueront à faire revivre, au plus près du Chemin, un parcours millénaire où se croisent les histoires politiques, religieuses & légendaires de notre continent. Nous vous promettons que, touchant du doigt – que dis-je, du pied – les traces multiples qui imprègnent la voie lactée, vous ne rentrerez pas la/le même du « Chemin des étoiles »!
   Parlez-en autour de vous et n’hésitez pas à vous renseigner et à en savoir plus auprès de Bernard (06 29 53 74 76), Annette ou Yves.

Bulletin d’inscription au voyage

B.

Impressions des Jars 2017 par Annette

    Les Jars, on anticipe, on s’y prépare, on bat le rappel des connaissances, on se renseigne sur les modes de transports collectifs, on prend les billets trois mois avant, on repère sur la carte les curiosités de la région.
Arrive la veille, puis le jour J et pfouitt …. Fin !!!! Pas vu le temps passé !
Le week-end des Jars est un moment à part, un entracte ou tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !
Oui, ça existe : ce sont les Jars !!!
C’est un tourbillon de plaisirs, de rencontres nouvelles ou anciennes, une alternance de moments de réflexion, de spiritualité et de plaisirs.
Que retenir de ces Jars 2017 ?
En premier lieu l’intervention de Denise de Côte d’Ivoire. Elle nous a parlé de la difficulté de vivre son homosexualité dans son pays mais aussi dans beaucoup de pays africains avec parfois l’obligation de partir en exil pour sauver sa vie. Pour elle, vivre ces Jars va lui permettre de se poser un peu et sera source de force une fois retournée dans son pays. Elle pourra penser à nous et communier avec nous par la pensée. Je suis ravie d’apprendre que la section internationale de David et Jonathan est en contact avec les quelques organisations africaines qui luttent pour faire cesser l’homophobie sur le sol africain.
La table ronde sur le thème « Choisir l’avenir » a rassemblé beaucoup de déjistes. Je n’avais jamais pensé que certains homosexuels se réfugiaient dans l’Eglise ce qui leur évitaient d’avoir à justifier leur célibat Est-ce que pour autant cela fait d’eux de bons prêtres ? À voir Vu la misogynie de l’Eglise catholique, j’en doute fort J’ai bien aimé la réflexion de Jacques, un de nos doyens, disant que le Christ à son époque n’avait pas refusé de voir les problèmes et qu’il n’était pas resté dans des hauteurs intellectuelles comme parfois l’Eglise actuelle.
J’ai quand même l’impression que même ici les femmes ne sont pas prises en compte et que lorsqu’il est question d’homosexualité et d’homophobie, il faut entendre « masculines « .
Lors de l’assemblée générale, on nous a indiqué, que le budget de notre association, déficitaire, a été comblé par une partie des réserves et une manifestation annulée en 2017. Reste à savoir si la subvention attendue sera accordée et, pour le montant espéré. Sauf en province, le nombre d’adhérents est toujours en baisse. Le nombre de jeunes est en augmentation à Paris. Peut être le plus dur est-il enfin passé ?
La messe oecuménique est toujours un grand moment avec des accolades et des embrassades chaleureuses et sincères. On a même vu des membres du personnel du lieu qui nous hébergeait glisser une tête avec surprise.
Le forum rassemblant les différentes activités et actions de chacun des groupes n’a pas attiré grand monde. A part la Bretagne et nous, je n’ai pas vu grand-chose d’autres. Les bretons avec la présentation de nos réflexions sur la PMA , GPA et autres façon de faire famille occupaient en force les lieux. En plus, sur leur stand, ils offraient gâteaux, cidre et bière bretonne ! Dur pour nous de rivaliser parmi les stands présents et de parler de notre voyage d’octobre prochain vers Saint Jacques de Compostelle en octobre. Donc, nous avons vu peu de monde. Dispositif à revoir
Forte participation et beaucoup d’amusement à la soirée dansante du samedi soir. Moi, j’étais derrière le bar pour vous servir et j’y ai pris beaucoup de plaisir.
Belle soirée cabaret le dimanche soir. Que de numéros ! Que d’imagination ! ,Quel beau succès aussi. Une soirée qui s’est aussi terminée en danses et musiques.
Plus généralement, le lieu de ces Jars 2017, dans la Drôme des collines était splendide. Cela me donne envie de revenir pour découvrir cette région. Par contre, les logements (« lodges »), étaient plutôt étroits et mal aménagés. Mais, malgré tout, une douche et un WC pour 6, ce sera toujours du grand luxe comparé aux squats nantais ou s’entassent les migrants J’ai apprécié une nourriture bonne et copieuse
Pour l’année 2018, j’attends avec impatience de connaître les dates de la semaine organisée à Taizé par David et Jonathan. Les Jars auront lieu près de Poitiers. Chouette, nous n’aurons pas à jongler avec les horaires de train. Ce sera l’occasion à nombre d’entre nous de faire honneur à ces prochaines rencontres de Pentecôte.
Vivement 2018 et les nouvelles Jars !

Annette

Week-end national Spiritualités plurielles 2017

Cette année, le week-end spiritualités plurielles de David & Jonathan se tiendra dans la forêt de Sion, sur la commune de St Hilaire-de-Riez (Vendée), du 22 au 24 Septembre 2017.
Depuis 10 ans, nous vivons ce week-end annuel à partir des désirs et des propositions de chacun et chacune, croyant-e-s ou non, en recherche spirituelle, dans la diversité, sans intervenant-e-s ‘spécialistes‘ extérieur-e-s. Nous y sommes invité-e-s à partager ce qui compte pour nous en profondeur, à faire du commun, à créer des ouvertures. Invité-e-s à nous interroger mutuellement, marquant ainsi un véritable intérêt pour le chemin et le présent de l’autre, un soutien, bien au delà de la simple écoute d’un exposé.
Dans l’environnement de la forêt de Sion et de l’Océan qui porte au silence et à la méditation, c’est tout notre être qui pourra s’exprimer, à partir des propositions que chacun-e d’entre nous pourra faire -d’ordre sensoriel, ludique, manuel, poétique, artistique, intellectuel- sans aucune contrainte de participation.
« S’apparaître à l’occasion d’un autre « , vivre ensemble une expérience  qui ressource…

Bulletin d’inscription

Impressions JARdinières 2017 par Téo

   Un jour, un imam ivoirien a déclaré du haut de ses délires religieux : « C’est par ce qu’il y a des gays en Côte d’Ivoire qu’il ne pleut plus ! » A St Donat sur Herbasse, il a plu pendant le week-end de Pentecôte, il a même tonné et pourtant, il n’y avait sans doute jamais eu autant de gays, de lesbiennes, de trans et peut être même des bi, d’intersexes dans ce petit village de la Drôme des collines.
Plantons le décor : des cabanes spartiates plus élegamment appelées lodges posées parmi des tapis de coquelicots semés ici ou là par le mistral, une piscine de bleu turquoise carrelée, vide mais qu’importe, et des déjistes accourus des 6 coins de l’Hexagone gambadant de ci de là entre 2 ateliers, 2 rencontres.
Dans ce décor, nous avons réfléchi, échangé, dansé, prié, chanté, méditer,…Certains se sont même promenés, se sont travestis, se sont sans doute aimés aussi…pour « Croire en l’avenir ? »
Du témoignage coups de poing de Denise Kolia sur les conditions de vie oui plutôt de non-vie des personnes LGBT en Côte d’Ivoire, au documentaire marié de solitude sur les pays et mamies homos au Québec, en passant par le reportage qui a suivi Françoise « De l’autre côté » sur les bords d’un golfe breton nous avons ainsi beaucoup voyagé.
Un voyage qui a pris parfois un parfum écologique aux senteurs de développement durable bien qu’il soit étrange à nos cerveaux de trouver souvent si peu d’accord entre spiritualité et écologie dans nos hautes sphères écclésiales….
Mais il est nous a été prouvé, bien que nous n’en n’ayons jamais douté, que célébration oecuménique et cabaret s’harmonisent à merveille et peuvent tout à fait cohabiter dans un même décor de velour rouge, jaune et doré agrémenté d’une parure arc-en-ciel. Juste manquait un zest de spiritualités plurielles pour vraiment rassembler toutes nos spiritualités.
Et p
arce que les Jar c’est aussi la fête, malgré tous les chaos du monde, Denise dansera au rythme d’une musqiue ivoirienne, accompagnée de Mohammed et Ferdinand bientôt rejointe sur la piste de danse par de nombreux autres déjistes.
Seule une telle ambiance festive et bienveillante permet à chacun d’oser des trucs que jamais il n’oserait se permettre ailleurs et tenter, l’espace d’une soirée, le lâcher prise : chanter seul-e sur scène, improviser un morceau de guitare, dire un poème et même se travestir… En cela, les Jars peuvent devenir « un jouet extraordinaire » pour être soi, devenir soi. C’est là aussi que vient se nicher l’esprit et la diversité de DJ.
Un lâcher prise impossible en Côte d’Ivoire, en Tchétchénie ou ailleurs où, être LGBT, être activiste LGBT vous met quotidiennement en danger dans la rue, dans votre famille, dans votre communauté religieuse, dans votre milieu professionnel,… Mais s’il faut se battre pour ses idées, pour être soi, il faut aussi savoir se protéger avant tout car comme nous l’a dit Denise « Après la mort, il n’y a plus d’activisme ! »
Il est parfois difficile de croire en l’avenir partout et tout le temps…
A DJ, nous continuerons de croire en l’avenir, de militer en France et ailleurs, nous continuerons à nous battre pour les droits de la communauté LGBT car comme l’a un jour dit Denise Kolia à un LGBTophobe qu’elle croisait : « Tu n’es pas obligé de m’aimer mais je vais t’obliger à me respecter. »
A DJ, nous continuerons aussi de croire en un avenir humain, écolo et spirituel au moins jusqu’aux Jars de l’an prochain qui porteront nos pas dans le domaine de Traversaie à la lisière d’une forêt poitevine.
A l’année prochaine.

Téo

Journées de Rencontres Annuelles (JAR) 2017

Chaque année, pendant le week-end de la Pentecôte, les déjistes des différents groupes de France se rassemblent dans un coin de l’Hexagone pour leurs Journées Annuelles de Rencontres (plus simplement appelées JAR).
Des journées privilégiées pour se retrouver, échanger, s’amuser, réfléchir, danser, prier, s’aimer, se promener, etc…
Bref, que du bonheur !
Cette année, direction Chantesse dans la campagne drômoise.
Le thème de cette année sera : « Croire en l’avenir ? » Tout un programme ! Nous sommes quelques déjistes nantais à y participer qui, n’en doutons pas viendront, Pentecôte passée, partager sur cette pages leurs impressions JARdinières !

En attendant les articles, voici quelques photos JARdinières 2017 :

Impressions des Jars de Téo

Impressions des Jars par Annette