Archives de catégorie : RENCONTRES REGIONALES

Repas de Noël de l’Ouest 2017

Pour fêter Noël, le samedi 16 décembre 2017, des déjistes des groupes de l’ouest (Nantes, Rennes, Finistère, Vendée et Poitiers-Tours) et leurs amis se sont réunis pour partager un repas agrémenté d’interludes animés (chansons, danses, poèmes, scénettes,…). Le partage s’est poursuivi le dimanche pour ceux qui étaient restés sur Nantes.
Voici quelques articles et poèmes pour vous conter ce week-end :

De beaux moments de rencontres ce week-end DJ Ouest…

D‘abord quelques coups de fil et messages pour se mettre d’accord sur l’organisation et l’accueil. Avec les deux inconnues deux-sévriennes, dès 17h30 : déposer les sacs, faire connaissance, échanger nos souvenirs « dj esques » autour d’un verre.
Au restaurant il y avait de quoi se restaurer, se rencontrer, retrouver d’anciens amis, et même de nouveaux visages de nantais pas encore bien connus.
TouTEs au lit, la nuit fut courte. Dimanche matin gâche vendéenne, thé et café pimenté de nouveaux échanges plus personnels : nos engagements, nos professions, nos convictions, nos choix de vie, sans oublier les recettes de confitures et les conseils horticoles. Toute la recette de l’amitié est là.
Notre temps ce dimanche matin était limité : nous allions au culte. Mais c’était sans compter sur la demande de temps spirituel de nos deux deux-sévriennes qui souhaitaient participer à ce culte protestant de la Frat. Mission Populaire de Nantes. Nous y avons retrouver un djiste nantais. Nous avons écouté et partagé : les mages paiens, étrangers lointains, venant reconnaître le nouveau roi d’Israël, mais aujourd’hui qui sont ces migrants qui frappent à nos portes ?
Ce beau week-end s’est arrêté là pour nous avec échange d’adresses et promesses de retrouvailles.

Pierre et Christophe (groupe de Nantes) 

Les poèmes de Piero (groupe de Nantes)
Autant d’oiseaux libres

Il venait de loin chercher du vent
Ses mains ourlées de rêves
Sur le coeur posées souvent
Ses yeux mangeaient des horizons
Il marchait inlassablement
Vers les bleus délavés du ciel
Et les sables si émouvants
Pour gommer des hivers
En faire l’ivraie des printemps
À courir le miel
Que les dunes font sous la lune
Il laissait des traces
Légères comme des ailes
Semelles d’oiseau à l’âme élevée
Dans nos yeux tu noyais le monde
En une friction de secondes
Que le temps faisait tournoyer
A force d’aimer
Sans jamais dire un « je t’aime »
Il ouvrait les bras
Sur tout ce qui respire
Tout ce qui inspire
Une fois dans le vent
Comme en un souffle nouveau
Il libérait enfin les mots
Dans l’air un livre vivant
Autant d’oiseaux libres
D’encres vives sur le blanc de l’aube
Il venait de loin chercher du vent…

Piero de la Luna Quimper le 31 07 2015

Doux petit chat

Doux petit chat
Noir sous tâches blanches
Lové au creux du mâle
Genoux remontés
De bleu si vêtu
Caresses délicates
Doigts nus des sonates
Sur le velours court
Du tendre velu
Il passe aussi sa main
Dans ses châtains cheveux
Et joue de sa langue
Sur l’intime des lèvres
Sitôt la cigarette
Chatoiement des fumées
Il lui parle
Comme à un enfant
Doucement
Et sa tête menue
Si noire
Aux petites billes franches
Frissonne
De contentement
À petits pas menus
De plumes
Instants de vie volés
Où mon âme
D’aise ronronne

Piero de la Luna

On partirait de rien

On partirait de rien
Pour aller n’importe où
N’importe comment
Un peu partout
Sans se soucier de rien
On aurait l’air de fou
Avec nos allures de chien
Sur le bord du chemin
Rien que du vent
Autour de nous
On partirait c’est tout
Avec presque rien
Très loin de tout
Tout en parlant de rien
A force de parler
Pour ne dire rien
On finit par s’en aller
Juste partir pour rien
Et puis après tout
Tout le monde s’en fou
De nous et tout
Juste à mettre les bouts
Allez mon ami viens
On partirait de rien
Pour aller n’importe où

Piero de la Luna Mai 2011

Noël de l’ouest, du bonheur partagé

Venir après une semaine de travail avec ses soucis ses emmerdes et tout ce qui fait son histoire. Un pas difficile car c’est le premier. On aimerait tant rester chez soi où l’on s’embête comme des fous à garder ce temps précieux qui donne des états d’âme. Alors au début on force un peu la porte en maltraitant l’agenda, en se disant qu’on fond on oubliera. Les rappels s’allument, le rendez vous pris indispose, on voudrait tant raturer ce qu’on avait engagé. On fait la moue, on s’ébroue et on secoue cette carcasse mal disposée, puis vient l’heure qui ne recule devant rien, même pas devant l’éternité. Nous sommes bien moins que ça alors on y va.
Un, puis deux, puis trois, puis on cesse de compter. Ils sont venus ils sont tous là. Venus des quatre horizons de l’ouest ou de ce qui n’en est pas, on s’en fout, la soirée prend ses aises. Un brin timide, un rien à l’écart, on connaît celui-là ou non mais on trinque et puis on verra. Pas facile de s’asseoir sans disparaître, de rompre avec l’inconnu son assiette. Un verre à la main, la chanson sous le bras, l’amour du texte… Les talents défilent sans prétention et s’égrènent au piano sans appréhension. Les mots en appellent d’autres, les idées s’entrechoquent comme les verres, je reçois, tu donnes, il prend, nous recevons, vous persuadez, ils se comprennent. Un verbe sans conjugaison qui passe les temps et les prénoms. On se raconte des morceaux de vie que la vie a brisée, on se reprend une coupe pour accompagner les éclats. Discours sans jugement mais plaisir de s’apprécier. Fêter avec un peu d’avance ce noël qui approche en mettant ses idées reçues dans sa poche.
La musique prend des airs de fête où la danse vous enivre aussi sûrement que l’alcool, qui crée des liens au-delà des pas saccadés parfois mal ajustés, mais tellement bons à partager. Au tempo d’un madison que je ne sais toujours pas accorder, ma vieille peau de renard bien trop rusé a offert à son petit prince son cadeau de Noël, le surprendre en sortant de sa tanière pour demander sa rose en tremblant d’être refusé.
Il y aurait tant à dire tant à partager dans ce Noël d’avant-garde qui laisse dans les yeux des cadeaux du bonheur d’être là, thème de cette soirée. Il faut peu de chose pour qu’un partage puisse se réunir et s’assembler et un rien pour le faire disparaître, le faire partir en fumée.
La fumée n’était pas là ou alors c’était celle du calumet de la paix et du bonheur. Du bonheur il y en avait dans les yeux et dans les cœurs. Un grand merci chaleureux d’avoir été là pour entendre parler de bien-être par un homme heureux de son art d’apaiser les corps blessés, les cœurs usés et tout le reste. Le bonheur est un souffle que l’amitié insuffle et fait vivre. Continuons de faire vivre et de répandre ce souffle et que vive D&J dans sa diversité merveilleuse d’un Christ qui hier soir était né.

Jean-Louis (groupe de Rennes)

Un moment de bonheur au Zénith

Preuve qu’à DJ on peut être rock n’roll, c’est devant les obsèques de Johnny à la télé que nous avons mis la dernière patte aux préparatifs du repas de Noël de l’Ouest. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre qu’une de ses chansons ouvre la play list de notre soirée histoire d’allumer le feu… Rassurez vous, cette compilation musicale contiendra aussi la valse viennoise réglementaire, les non moins réglementaires pas de madison (dans lesquels mon cerveau s’est toujours emmêlé les pinceaux), une poignée de gymnopédies de Satie de notre pianiste Frédéric, des chansons remplies de bonheur et même un chant de Noël (bien) chrétien de Bertrand notre ténor vendéen.
Cette année, nous sommes nombreux et même encore plus nombreux que l’an dernier, dixit Bernard notre monsieur Loyal, à partager cette soirée de Noël. Si chacun a pu trouver son bonheur dans son assiette, comme l’indique le nom du resto, le bonheur, il était assurément dans cette salle parsemée de tables rondes autour desquelles le sort nous avait attablé. Que l’on se connaisse un peu, beaucoup ou pas du tout, paroles, rires et anecdotes s’échangèrent rapidement entre convives.
Entre 2 plats on valse, on madissonne,…
Entre deux anecdotes les rimes accompagnées au piano s’envolent.
Il venait de loin chercher du vent
Ses mains ourlées de rêves
Sur le cœur posées souvent
Ses yeux mangeaient des horizons
Pas de crèche ni de sapin à l’horizon mais l’annonce de la naissance le jour même d’un petit Hugo fera office de divin enfant.
Entre 2 verres, nous changeons même un moment de planète pour s’en aller apprivoiser un petit prince, un renard et une rose venus d’une lointaine étoile rennaise avec leurs vœux d’union prochaine chargés de promesses de bonheurs à venir.
Mais chut ! « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. »
Le temps d’annoncer un futur week-end bien-être breton prometteur et une prochaine expo multiartistique vendéenne que déjà les desserts guidés par les gommettes ad hoc s’avancent à notre place.
Encore quelques pas de danses digestives, quelques rires d’ici de là et déjà l’heure de la distribution des cadeaux arrive sans mère ni père Noël mais avec chocolats et photophores ornés de bébés galets glanés un dimanche d’automne sur une plage de l’ouest.
Minuit va bientôt sonner. Avant que notre carrosse ne se transforme en citrouille il nous faut nous quitter non sans se promettre le bonheur de se revoir le lendemain même, bientôt ou au prochain Noël.

Téo (groupe de Nantes)

Des ronds dans l’eau à Pouzauges avec Annette

C‘est à Annette de vous conter la deuxième partie de l’après-midi promenade autour de Pouzauges et de la soirée au restaurant.

Rivières, ponts, arches , moulin entre Vendee et Deux Sèvres :

Qu’elle est magique la France de la verdure et des rivières telle que je la rêve ! Ma France idéale mais bien réelle. Je ne peux que vous donner les premières lignes de la chanson de Pierre Barouh qui lui aussi tomba sous son charme lorsqu’il fut recueilli en Vendée dans les années de guerre car, enfant juif, il devait se cacher.

Tu commences ta vie
Tout un bord d’ un ruisseau
Tu vécus de ces bruits qui courent dans les roseaux
Qui montent des chemins
Que filtrent les taillis
Les ailes du moulin
Les cloches de midi
D’un sourire tu prenais du plaisir à faire
Des ronds dans l’eau ….

Les fresques de l’église de Pommeraie-sur-Sèvres :

Encore une belle église aux pierres blanches dans la lumière revenue de l’après-midi. A l’intérieur, une fresque redécouverte lors d’une restauration sur le thème des sept péchés capitaux. Mais, il n’y a que des hommes pour illustrer ces péchés ; je ne peux m’empêcher de le faire remarquer ! Tiens, une question idéale pour le jeu des Mille euros : quels sont ces 7 péchés capitaux ?

Le cimetière de Montravers :

Steve tenait beaucoup à nous amener dans ce tout petit village voir le cimetière où se déroula un jour de juin de l’année 1944 un drame à l’échelle locale : la rencontre des allemands venant de l’île de Ré fuyant en remontant vers l’est et de deux voitures de FFI (Forces Françaises de l’Intérieur). Ce furent des innocents qui faisaient les foins par cette belle journée qui furent abattus, victimes de la peur des soldats. Il ne fallait pas être là ce jour là. L’absurdité de la guerre frappa de plein fouet un homme qui perdit sa femme et ses deux filles dans la même journée. Steve nous dit que beaucoup d’anglais haissent encore les allemands qui faillirent envahir leur île sanctuaire sacré tandis que France et Allemagne décidèrent de s’unir pour que plus jamais de telles guerres n’arrivent …

Dîner au restaurant la Loge :

Ce restaurant tenu par Anne (épouse d’Olivier qui tient le bistrot où nous avons pris apéritif et café quelques heures plus tôt) aidée par son fils Mathis. Un restaurant digne de Gargantua qui, d’ailleurs, si l’on en croit Rabelais, ne passa pas très loin de là.  Nous fîmes honneur aux viandes à la plancha et aux frites maison faites avec des pommes de terre si douces dont jamais nous ne pourrons connaître le nom. Un vrai régal !

De retour à la nuit tombée, alourdis par les mets engloutis,nous dormimes comme des bébés sauf notre conducteur, bien entendu, condamné à rester éveillé.
Pour conclure, ce fut une belle jounée si riche en visites et si bonne en boissons et nourritures diverses.
Vive Pouzauges et notre hôte Steve !

Annette

Balade au pays des lampadaires à pédales par Téo

   « Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille… » chante la comptine.
Ce matin, 1er juillet, Pouzauges semble voué à « la malédiction de la grenouille » car, comme l’an dernier, il pleut. Mais heureusement pas assez à seau pour annuler notre escapade au pays de Steve. Sans doute, la chorégraphie réchauffante de la balade de Reichshoffen dansée avant notre départ a-t-elle contribué à conjurer le mauvais augure climatique.
Arrivés à Pouzauges, nous retrouvons Steve notre hôte d’un jour, les vendéens et la néo-vendéenne. Armés de nos fidèles parapluies déji-arc-en-cielisés, nous partons à l’assaut de la forteresse du XIIème siècle surplombant la ville pour, rapidement, redescendre vers le centre de la cité au fil de venelles étroites et pentues. Au coin de l’une d’elle, une plaque nous dévoile que cette ville fût pionnière en matière d’éclairage public grâce à l’invention du Dr Babonneau. En ce premier jour du Tour de France, nous tenons à saluer l’agile coup de pédale de ces éclaireurs de réverbères qui les actionnaient à la force de leurs mollets. Les vélocyclopédaires, tels étaient le nom de ces lampadaires à pédales, parsemaient alors la cité vendéenne.
Il est l’heure de rejoindre Olivier déjà au courant de notre venue dans son bar de l’hôtel de Ville, accessoirement quartier général de Steve où nous avons pu constaté sa popularité. Un apéritif troussepinetthéiné nous a est servi. Un interlude cafetier qui se termine sur une note chorale à l’accent franco-britannique florilège de Brassens, de Rina Ketty et d’une english song so british. Un concert improvisé comme ce bar n’en avait sans doute jamais connu auparavant !
Nos estomacs criant famine, nous partons déjeuner dans la salle St Jacques de la maison paroissiale. Au cours du repas, Steve nous a conté ses multiples activités et actions sociales qu’elles soient associatives ou spirituelles. Seul bémol culinaire, pas de fion * au dessert au grand désespoir de certains convives… Damned !
Escale à l’église voisine accompagnée par les gammes de l’organiste. Steve nous guide dans la découverte des vitraux chargés d’histoires vendéennes et religieuses. Un crochet par le café précédemment visité pour un expresso digestif avant d’entamer notre promenade vers le lac de l’Espérance à deux pas du bois de la Folie. Tout un programme ! Un tour du lac parcouru à bon pas avant de se séparer. Certains repartent à l’assaut de la citadelle pouzaugienne pour regagner le nord à bord de leur machine mobile d’acier. Les autres restent randonner dans les environs  et chasser les moulins à vent. Après avoir dîner au restaurant, ils repartent après une journée riche de partages.
L’article d’Annette sur la fin d’après-midi et le dîner

* Le fion est une spécialité vendéenne, principalement dans le marais du Nord-Ouest où on l’appelle aussi flan maraîchin. Le mot fion vient du patois vendéen où le flan se disait fllun, fiun… de là à ce que ça finisse en fion il n’y avait qu’un pas très rabelaisien ! Ce flan aux œufs était confectionné lors des fêtes de Pâques, des communions, et des repas de fêtes familiales.

Téo

« Filiation et parentalité » Réunion des responsables de l’ouest du 1er avril 2017

    Ce bel après-midi a été riche en discussions, et les participant-e-s ont beaucoup apprécié de se retrouver une fois encore pour cette journée thématique et hautement conviviale.
   Après un rappel humoristique de Jean-Louis sur les exemples de GPA, d’adoption, de coparentalité et de PSA (procréation spirituellement assistée !) qu’on peut trouver dans la Bible, nous avons fait un tour d’horizon des positions (politiques) des principaux candidats à l’élection présidentielle sur le mariage pour tous et la filiation :

  • Emmanuel Macron ne remet pas en question le mariage pour tous, mais il a affirmé que ses opposants « ont été humiliés » (comme ça, tout le monde est content, ndlr).

  • François Fillon est contre l’adoption plénière, et affirme que l’adoption simple est quasi identique à la plénière (ce qui est faux).

  • Benoît Hamon est pour la PMA et contre la GPA.

  • Marine Le Pen veut abolir le mariage entre personnes de même sexe (sans démarier ceux et celles qui le sont déjà), et le remplacer par un PACS amélioré.

  • Quant à Jean-Luc Mélenchon, il est pour la PMA et contre la GPA.

    Tous nos échanges ont été accompagnés par un support sous forme de montage de diapos, préparé par Denis et Jean-Louis : nous les remercions pour tout ce travail !

    1) TOUR DE TABLE

       Un tour de table du vécu de chacun-e concernant son expérience de vie – avec ou sans enfants, par rapport à ses désirs ou non d’enfants –, fait ressortir que pour les plus âgé-e-s d’entre nous (plus de 60 ans), être homosexuel-le et parent était inconcevable (quelqu’un remarque que ce mot est en lien avec le verbe « concevoir » : intéressant !) ; à 50 ans, si cela était concevable, ça restait théorique et difficilement envisageable dans la réalité ; sauf à s’enfermer dans une relation hétérosexuelle qui a conduit à une parentalité vécue difficilement ; ou bien à vivre une forme de paternité heureuse avec ses neveux ; mais dans tous les cas à mettre à sa vie d’homo entre parenthèses.
    Nous avons parmi nous un exemple de personne plus jeune (33 ans), pour qui ce projet longuement réfléchi est devenu réalité, dans le cadre d’une coparentalité à quatre (2 papas, 2 mamans, c’est très bien pour un enfant, ndlr) : désir que l’enfant connaisse son père ; rédaction d’une charte de coparentalité pour baliser pas mal de choses (valeurs, organisations, mode de garde, place des parents non biologiques) ; objectif que tout le monde partage la filiation avec l’envie des quatre ; une même charte pour les quatre parents pour tous les enfants à venir ; la parentalité paraît moins difficile par rapport aux futurs grands-parents, car on amène un « gendre ».
    Certains parmi nous évoquent le non désir d’enfant à cause d’une histoire personnelle qui ne pouvait pas laisser envisager de devenir parent, mais pas forcément en lien avec leur homosexualité.
    Il apparaît clairement que les homosexuel-le-s se posent plus de questions que les couples hétéros en ce qui concerne les enfants. Et que le cas de figure le plus difficile pour le parent est celui de se retrouver seul-e à s’occuper de ses enfants – mais ceci vaut pour tout le monde.

    En résumé : Concernant le désir de parentalité chez les homos, nous sommes passés d’un « ce n’était pas concevable » à un « c’était concevable mais pas réalisable » à un « c’est réalisable et toujours le fruit d’une réflexion » pour celles et ceux qui en ont le désir.
    Lorsqu’il est question de parentalité, d’adoption, de PMA et de GPA, cela suscite toujours plus de suspicion envers les couples homosexuels, alors que les problématiques sous-jacentes concernent tout le monde. Par exemple, on reproche aux personnes homosexuelles de méconnaître la notion d’altérité, dimension indispensable à la construction de l’enfant mais qui peut se décliner ailleurs qu’à travers la différence anatomique des sexes des parents : « Il faut tout un village pour que grandisse un enfant ».

    2) LA PMA

       Notre avis sur la PMA : il ne devrait pas y avoir de discrimination entre les couples, mais un questionnement demeure quant au bien-fondé d’autoriser la PMA pour qui que ce soit.
    Pour ce qui concerne les personnes trans, la PMA est très rarement accordée aux couples hétéros dont le compagnon est trans.

    En résumé : La PMA avec donneur ou donneuse tiers est autorisée pour les couples hétéros, mais pas pour les couples de femmes, ni dans le cadre d’une coparentalité avec un couple de femmes et un couple d’hommes. Elle est très rarement accordée pour les couples hétéros dont l’un est transgenre*. La loi ou son application est donc clairement discriminante.

    * transgenre FtM (Female-to-Male)

    3) LA GPA

       Les mots qui viennent à l’esprit, en rapport avec la GPA, sont surtout négatifs : mercantilisation, exploitation, utilisation, ligne jaune, éthique (GPA éthique si aucune rémunération), déchirement (la question de l’attachement entre la mère porteuse et l’enfant), ligne rouge, inacceptable, machine.
    Pas de position officielle à D&J. On pourrait juste dire : si la GPA se fait, quels garde-fous voulons-nous ? Il existe actuellement trois « modèles économiques » :

    1. La mère porteuse ne reçoit pas un centime, pour rien,

    2. Les soins médicaux sont payés,

    3. Les soins médicaux sont payés et elle reçoit une rémunération.

       Il faut savoir qu’il y a toujours un traitement lourd pendant toute la gestation (traitement hormonal anti-rejet, comme pour les greffes).
       Notre avis sur la GPA : globalement contre la GPA (il est des désirs impossibles à réaliser, il faut l’accepter). Par contre, il serait nécessaire de faciliter l’adoption, qui reste difficile pour tout le monde.
    « La manif pour tous » était contre le mariage des homosexuels car elle affirmait que cela mènerait automatiquement à la PMA et à la GPA, or il n’y a pas de consensus parmi les homos sur la GPA ; certains couples homos masculins s’opposent même à la GPA car ils sont contre l’utilisation du corps des femmes.

    En résumé : La GPA ne nous paraît pas être la solution idéale en particulier par rapport aux mères porteuses. Comme pour tout désir, il faut interroger si sa réalisation est vraiment judicieuse pour tous. Si la GPA était envisagée en France, quels garde-fous voulons-nous ?

    4) L’ADOPTION

       Remarque : l’adoption est possible pour les célibataires sans qu’on leur pose de question sur leur orientation sexuelle, et il n’y a pas eu de manif contre cette loi scandant « un papa, une maman, y’a rien d’mieux pour un enfant ! ».
    Précision : Contrairement à l’adoption plénière, l’adoption simple n’accorde pas nécessairement l’autorité parentale, ni la nationalité, et elle peut être révoquée. À l’inverse, dans l’adoption plénière, la trace de la famille d’origine est effacée.
    Pourquoi donc cantonner les homosexuel-le-s à l’adoption simple ? Question à creuser : serait-il possible de garder l’adoption plénière pour tous et toutes, tout en gardant la possibilité de connaître ses origines ?

    En résumé : Juridiquement, l’adoption simple ne donne pas la même force de lien entre parent et enfant que l’adoption plénière. Il serait donc discriminatoire de refuser l’adoption plénière aux couples homosexuels. Nous constatons que l’adoption reste trop difficile pour les couples qu’ils soient homos ou hétéros.

    5) LA COPARENTALITÉ :

       Suit un tour de table sur les avantages et inconvénients de la coparentalité :

    Inconvénients :

    • Insémination artisanale interdite (bien qu’elle soit interdite à cause d’une possible reconnaissance de paternité a posteriori par le père biologique, ce qui n’est pas le cas dans la coparentalité)

    • Le mode de garde alternée questionne

    • Le parent social n’a pas encore suffisamment de droits y compris en cas de décès

    Avantages :

    • L’enfant connaît ses parents (contrairement à l’adoption plénière)

    • Les conflits inévitables se trouvent dilués

    • Répartition des responsabilités

    • Renforce et assure plus le projet de l’enfant

    • Notion de tribu

       Pour les enfants, il semble important de connaître ses origines (parents d’origine dans le cas d’une adoption, donneurs ou donneuses de gamètes dans le cas d’une PMA, lien avec la mère porteuse dans le cas d’une GPA).

    En résumé : Quelle que soit la configuration familiale, nous sommes favorables à ce que tout enfant puisse connaître l’histoire la plus complète de ses origines afin qu’il puisse se représenter ses racines. Nous sommes également favorables à ce que les parents sociaux (non biologiques) aient un lien juridique renforcé pour le bien des enfants qu’ils élèvent que cela soit dans le cadre d’une coparentalité ou d’une famille recomposée.

    6) TEMPS SPIRITUEL

      Pour terminer cette rencontre, les membres du Finistère nous avaient préparé un très beau temps spirituel, en musique, pour ceux et celles qui souhaitaient y participer. Ce fut un moment très fort.
     le texte de Khalil Gibran (extrait du recueil Le prophète

       Nous avons pu ensuite rejoindre  d’autres déjistes nantais pour partager le dîner dans un délicieux restaurant indien, où nous avons pu continuer à discuter, et rire, avant de nous dire à bientôt !
       Un grand merci à toutes et tous pour cette journée dense, riche en émotion et en convivialité.

    Isabelle (DJ Rennes)

Temps spi de la rencontre de l’Ouest du 1er avril 2017

Pour terminer la rencontre de l’Ouest du 1er avril 2017 chez Annette , Etienne et Gabriel du groupe du  Finistère nous avait préparé un très beau temps spirituel, en musique, pour ceux et celles qui souhaitaient y participer .

Ci-dessous le texte de Khalil Gibran (extrait du recueil Le prophète) :

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit :
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

Les mots ne peuvent pas tout dire…

   En principe, une journée « femmes de l’Ouest » ça ne se raconte pas ; ça se vit. Dans l’instant présent. Mais tout principe a ses exceptions. L’instant présent ce sont d’abord les retrouvailles : tous les visages souriants, déjà connus ou tout nouveaux, les embrassades et, on prend le temps de se parler.
   Les rituels de ce jour-là sont par ordre d’arrivée en scène : l’apéritif avec une bouteille « faite maison » qui fait presque l’unanimité. Les buveuses de jus de tomate ne sont pas en reste. Ce temps apéritif s’étire jusqu’à une heure tardive. Puis, vient l’heure du pique-nique. Restaurées, un groupe part en promenade tandis que l’autre, sur la plage de Riez, choisit tantôt le repos sur le sable chaud, tantôt le bain dans les remous vivifiants de belles vagues chargées de sable qui remontent vite sur les baigneuses et repartent avec force vers le large. Amusement, fraîcheur de l’eau : quel bonheur !
On se retrouve ensuite toutes ensemble et l’après midi s’étire paresseusement tandis que les échanges de parole se font plus faciles. Les conversations au bord de l’eau ou sur la dune, les ramasseuses de coquillages sur la grève et le cerf-volant dans le ciel : tout dit la quiétude de cet instant présent.
Cet avant goût de vacances se termine.
Bientôt, il est temps de rentrer pour nous deux, et comme chaque année nous nous disons : « nous reviendrons l’année prochaine ». Dans nos regards, le brillant dit plus de choses que ces mots ici écrits.

Anne et Christine

Une retraite à l’abbaye de Timadeuc

   Plusieurs personnes de DJ Nantes sont parties le temps d’un week-end à l’abbaye de Timadeuc, une abbaye cistercienne située dans le Morbihan, près de Ploërmel.
Nous étions 7 personnes de DJ Nantes, et un brestois est venu nous rejoindre.
Notre week-end a été rythmé par les offices des moines, les repas en silence avec les autres retraitants. Les moines sont très sympathiques, notamment le
Frère Louis-Marie.
Nous avons aussi pris des temps de randonnée, agréables avec un temps magnifique, longeant le Canal de Nantes à Brest.
Une rencontre musicale avec une musicienne, jouant de la cithare.
Et puis, le samedi soir, nous avons veillé, chantant des chants de Taizé, et une chanson celtique traditionnelle, « Green sleeves », avec Yvan et Françoise à la guitare. Nous avons même chanté en polyphonie.
L’homélie de l’évêque le dimanche a été remarquable, prêchant sur le thème de l’amour. Il nous disait que le mot « amour » est bien galvaudé aujourd’hui, et il revêt beaucoup de significations diverses. Il a prêché sur l’amour du prochain.
Enfin, au retour, Stéphane a eu la bonne idée de nous faire découvrir Josselin, cité historique magnifique. Nous avons apprécié la belle basilique, et puis un
pot d’au revoir s’est imposé.
Ce week-end de ressourcement a été apprécié, nous reproposerons à l’ensemble du groupe un nouveau week-end l’année prochaine.

Moïse

Rencontres Femmes de l’Ouest

La météo nous l’avait annoncée ; pas de soleil ce week-end. Tant pis, c’est avec joie que je vais vivre ma première journée femmes de l’ouest !
Rainbow 2Nous sommes 7 nanas de Nantes à nous y rendre et, météo oblige, Clothilde et Geneviève nous ouvrent leur charmante maison de Notre Dame de Riez car un pique nique dehors est compromis. Chacune des 17 convives arrivera avec apéritif et pique nique à partager. Tout le monde  s’active pour préparer tables, chaises afin que chacune trouve sa place. Après un toast à nos hôtes, un beau partage de repas rassasie tout le monde. Au dessert, quelques petites chansons animent la troupe et pour digestif, Clothilde et Geneviève nous miment un sketch de Michèle Bernier ! A mourir de rire ! L’ambiance est gaie et amicale.
Je fais la connaissance de deux infirmières puéricultrices sympathiques ainsi qu’une infirmière ; papotage, partage, échange de mails….
Puis nous partons faire une grande promenade entre mer et forêt. Belle promenade dans la nature ; peu de monde par ce temps maussade. Certaines écourtent la balade, les autres reprennent le chemin pour une bonne heure de marche en plus.
Notre mascotte, nommé Virus, ne nous quitte pas et nous essaierons de lui trouver un autre prénom terminé par US !!! Uranus, Cubitus, Radius, Rhésus, Titus, … je vous laisse chercher le reste …
Retour à Nantes pour certaines où l’on retrouve la pluie.
Le vent et l’air marin nous ont fait du bien.
Une bonne nuit bien méritée après cette belle journée !

Françoise