Archives de catégorie : RENCONTRES REGIONALES

Week-end des femmes de l’Ouest millésime 2019 (Isabelle)

Après une semaine caniculaire, quelle joie d’aller à Saint Hilaire de Riez en Vendée en ce samedi 29 juin.
Nous nous retrouvons à 3 du groupe de Nantes pour ce rendez-vous annuel. Forte chaleur et soleil au départ de Nantes, présage d’une belle journée en bord de mer !
Au fil du trajet le soleil s’éclipse, la chaleur diminue… Et c’est avec un petit 22 degrés que nous allons nous baigner Hélène et moi-même à notre arrivée sur la plage de Saint Hilaire. On se réchauffe à la sortie du bain en créant un mandala à 4 mains.
Puis nous retrouvons quelques amies vendéennes, nantaises et même grenobloises pour un pique nique au coeur de la forêt. Au menu : punch, pastèque, salades et cakes sont partagés. Puis des groupes sont constitués : balade pour les unes, pétanque pour les autres… Et même une sieste pour certaines.
C’est décidé, nous sommes à la mer, alors à quelques unes on se donne du courage pour retourner dans la grande bleue malgré quelques méduses qui se sont permises de s’inviter.
La journée se termine et on se dit à l’an prochain sous le soleil…exactement !…

Isabelle

Nice sunny sunday (Téo)

Que faire pour se remettre d’une 14ème place de la France à l’Eurovision la veille au soir ? Une seule solution : s’en aller loin, loin, vers les monts vendéens, se balader et célébrer la mémoire de Clémenceau ! Et c’est ainsi qu’une poignée de nantodéjistes sommes partis à l’appel de Steve pour une journée à Mouilleron-en- Pareds. Les prévisions météo annonçaient qu’il allait pleuvoir des chats et des chiens (« raining cats and dogs » as the english people use to say). Il n’en fut heureusement rien ; sacrés farceurs ces prévisionnistes ! Le soleil s’est même pour une partie de cache-cache avec les nuages.
D&J oblige, nous sommes arrivés au lieu de rendez-vous au moment même où les cloches sonnaient la messe dominicale ! Mais il nous a tout de même fallut attendre a piece of time pour voir apparaître notre guide du jour. Une courte nuit festive et endiablée fut l’excuse avancée. Salutations faites, inspirés par un certain Don Quichotte, nous voilà partis par monts et par vaux vendéens à la chasse aux moulins à vents. Jusqu’à présent nous pensions, aux dires d’un déjiste local, qu’ici ils ne chassaient que les lumas… En cette matinée, point de lumas dans nos besaces mais au détour d’un chemin creux, nous croisons trois géants. Plantés là-haut ils attendaient le vent qui jadis faisait tourner leurs ailes. L’occasion d’un p’tit hommage musical à Michel Legrand et ces « moulins de mon cœur ». Dans le lointain, en haut de ce belvédère, nous cherchons du regard le Mont des Alouettes, l’archange doré de St Michel Mont Mercure,… Pour accompagner ces moulins et peut-être, qui sait, les protéger eux et leurs meuniers d’une possible foudre divine, nous découvrons non loin de ce trio une chapelle en forme… de moulin !
Cette escapade bucolique parsemée de fleurs roses, jaunes, blanches ou bleues s’achève : it’s time for lunch. La météo nous ayant à tort dissuadés d’apporter nos victuailles pour un pique-nique champêtre, Steve nous guide vers un english pub dans lequel il a ses entrées. « Le Clémenceau » : drôle de nom pour un pub anglais ! Mais l’humour anglais est parfois indécodable ; isn’t it ? Nos hôtes nous accueillent avec un petit accent exquis. Aux tables voisines comme au comptoir se mêlent joyeusement les langues anglaises et françaises. Il ne manquait plus que le breton mais Dominique du groupe de Rennes avait oublié de le mettre dans sa valise. Au mur, une cible pour jeux de fléchettes nous suggère une partie de darts. Dans la sono, des chansons pop bercent les conversations. Un vrai voyage immobile en perfide Albion. Notre sunday lunch sera very british avec son rôti accompagné de vegetables nappés ou pas d’une sauce brune. En dessert il était possible de se délecter d’un cheese cake au citron ou d’un ice cream sundae aux parfums de vanille, banane, caramel et chantilly. Au menu de nos conversations : les coutumes de la vie outre-manche, nos vies LGBT, la vie du groupe et bien d’autres sujets encore… Nous nous pausons parfois un instant pour une explication linguistique afin de ne pas perdre Ramin dans le flot de nos échanges.
Les cafés bus, il est déjà temps pour un groupe de partir non loin de là au musée se cultiver sur la vie d’un des héros local et national : Georges Clémenceau. (L’autre héros étant le maréchal de Lattre). Un Georges qui plut tant à Annette, qu’elle rentra du musée avec une biographie dépassant les 1000 pages ! Good luck lady Annette !
L’autre groupe, dissident, désireux d’aller se dégourdir les gambettes, s’en est allé au fil des chemins avoisinants saluant vaches, moutons et cruciata laevipes. Cette dernière étant, comme chacun sait (et surtout comme l’application mobile de Pierre-Hugues nous l’a expliqué) une jolie fleur jaune au parfum de miel et hermaphrodite. Appelée aussi croisette velue ; c’était la fleur à rencontrer en pleine période de festival cannois !
Five o’clock sonnant au clocher de l’église, nous voilà de retour au pub pour partager, tradition dominicale anglaise oblige, un cream cake (scone aux raisins nappé de confiture aux fraises et de crème fouettée) accompagné d’une cup of tea or coffee. Après avoir encore conversé a piece of minutes, nos estomacs anglicisés à souhait, chacun rentra at home avec, aux lèvres, le goût d’une jolie journée printanière vendéenne made in england. La pluie ne nous rattrapera que sur le chemin du retour sans qu’aucun chat ou chien ne tombent du ciel.
What a nice sunny Sunday !

Téo

Impressions de week-end régional de Noël 2018

Samedi et dimanche dernier avait lieu le Noël déjistes de l’ouest. Un événementdésormais acté et qui nous permet de « bouger » géographiquement et de transmettre aux uns et aux autres le flambeau de l’organisation de la rencontre. Un bravo aux rennais pour ce travail qui a sûrement du prendre de longs mois à organiser. Et qu’ils ont su mener de main de maître.
Pour ce qui me concerne, je n’ai pas le sens de la fête comme chacun sait, et n’ai guère participé aux réjouissances collectives, je m’en excuse. On ne corrige pas sur le tard les défaillances d’un formatage d’origine ! J’ai toutefois trouvé que les jeux, les danses, les chants étaient tous de bonne tenue et même plaisants. Merci à Gaëtan pour son apport vocal, comme chaque année attendu. La météo de l’ouest a apporté des éclats de rires auxquels nous ne sommes plus habitués en ces périodes sombres. Une soirée réussie, donc, à l’exception évidente de notre intervention nantaise qui, « Vie en Rose » exceptée, manquait de préparation et a fini en capotage un peu grotesque, avouons-le. Heureusement que le ridicule ne tue pas ! La table, aussi, a été appréciée autant que j’ai pu l’entendre dire autour de moi.
Cela dit, contrepartie « sérieuse » aux réjouissances qui nous avaient rapprochées la veille, ce sont les deux heures spirituelles du lendemain que j’ai particulièrement goûtées. Deux heures allant profondément dans le sens de l’engagement de spiritualité de David & Jonathan. J’ai aimé la possibilité à ceux qui le souhaitaient de s’exprimer sur un petit bout de papier autocollant pour dire en mots leur ressenti intime -ceux qui ne souhaitaient pas le faire n’y étaient pas obligés, Liberté chérie !- et certains témoignages ont été riches de vibrations et d’émotions. Ces deux derniers mots concernaient aussi le temps consacré aux disparus de Strasbourg… ou bien Téo allumant sa petit lampe du souvenir … ou encore ce partage de bretzels, pain germanique immédiatement compris comme en rapport avec ces morts, avant la prise de parole de notre frère strasbourgeois, dont les phrases hésitantes et presque bégayées disaient l’évident bouleversement intérieur. Pareil pour ce témoignage de longue amitié de Jean-Louis à Michel.
Et comme en tout moment fort, brusquement, surgit questionnement : alors que nous concluons cette matinée spi par une ronde, debout, en coeur, main dans la main, je réalise que deux d’entre nous s’éloignent. Cette constatation m’attriste car je ne saisis pas ce qui peut rebuter nos amis. Il me semble que cette « ronde » est une façon de marquer notre fraternité à l’égard de tous, ici présents. Au-delà de l’expression chrétienne du Notre Père,c’est la reconnaissance d’une transcendance, de quelque chose qu’on ne maitrise pas, mais dont on pressent qu’elle existe, une force, une énergie, qu’on peut nommer Amour Universel. Je m’en ouvre à mes voisines qui m’apaisent de quelques mots, constatant dans David & Jonathan et l’éventail de croyances et d’aspirations qui nous composent, que chacun à sa liberté de s’exprimer, ou pas, selon ses propres aspirations. C’est vrai, c’est juste et c’est beau ainsi.
C’est alors qu’à cette même seconde me revient en tête, du fond des âges, cette toute première récitation apprise en maternelle, alors que je ne devais pas avoir plus de cinq ans, et que je n’ai jamais oubliée – moi qui perd désormais mes mots à tout instant !- :
« Si tous les gars du monde voulaient s’donner la main, ils pourraient faire une ronde autour du monde, Si tous les gars du monde décidaient d’être copains et marchaient main dans la main le bonheur, serait pour demain, si tous les gars du monde… etc… etc… »
Je vous souhaite à toutes et tous un Noël baigné de Lumière, une heureuse année 2019 réalisant pleinement vos désirs et vos aspirations, et aussi…. « Une ronde autour du Monde…..

B.

Wend déjinoëlique…ça vaut bien une ligne pour dire le bonheur de vous rejoindre et de partager cette ambiance fraternelle et festive. DJ c’est magique ! De nos amitiés nouvelles ou retrouvées, de chants essayés ou de danses endiablées, de nuit écourtée pour mieux partager avant de nous quitter cette intensité de moments au temps spiritualité.
DJ c’est magnifique !
Joyeux Noël.

Nadine.

Voici le poème de notre poète Piero de la Luna dédié à D&J Noël.

« Un peu de Noël »

Un rien du jour gris qu’il fait
Du temps qui lasse au plus court
Un peu de nos ciels
Que la nuit grignote à petit
Un peu de toi, d’elle ou de lui
Qui avance dans la neige
Marche sous la pluie

Un peu de nos cœurs pour « nos ailes »
Un rien des rêves de nos îles
Un bout de toi pour ton abri
Un peu d’elle, un peu de lui

Un jour pour naître
Un jour te connaître
Qu’enfin la lumière nous relie
Ce serait Noël chaque jour

Un peu de Noël ensemble
Quelque chose de toi qui me ressemble
Le jour se lève
Il faut recommencer

Quelque soit ton pays
Lire dans tes rêves
Et t’ouvrir un lit

Un peu de nos ailes
Un peu de ton île
Un peu de Noël
Un peu de nos ciels
Un peu de toi

Un peu de nos toits
D’elle ou de lui
Qui avance dans la neige
Marche sous la pluie

Piero de la Luna, samedi 15 décembre 2018.

Sur le blog du groupe de D&J Rennes on parle aussi du week-end :
article de Noêl rennais

Weekend à Port-Blanc de DJ Ouest les 25 et 26 août 2018 (Jean-Louis DJ Rennes)

Port-Blanc ou l’histoire d’un week-end de déjistes venus des groupes du Finistère, de Nantes, de Rennes et de Vendée. Un petit moment de bonheur partagé sous un soleil imprévu, placé sous le signe de rencontres heureuses au hasard de nos pérégrinations d’un Tro Gwen un peu loufoque. Du plaisir de la table à celui de la mer parfois chaude parfois fraîche, mais toujours délicieuse comme ces mots et ces ballades accompagnées à la guitare, qui se disent sans se dévoiler et vous environnent d’un halo de douceur, de bienveillance qui recharge les batteries avant la rentrée. Des images plein la tête gravées sur nos écrans de portables et d’ordinateurs.

Un air de madeleine qui ne dit pas son nom, celui d’une fin de vacances où le maître d’école Denis nous a fait vibré au son et aux cordes du psalmiste… Il en reste encore un écho dans l’air, un air de rengaine qui s’est écrit avec toutes et tous et dont voici le fruit :

PSAUME

composé par les participant-e-s, façon “cadavre exquis”

Heureux l’homme et la femme
Qui bénira Dieu en tout temps
Le temps s’efface mais Dieu dans ton amour demeure
Nous restons tous unis autour de Dieu
Pour être en Dieu et Dieu en nous ; tout est un
Ce qui a été séparé a été réuni
Ceux qui se sont querellés ont jeté leurs armes
Ainsi tout est consommé
De l’obscurité que surgisse la lumière. Enfin !
De là, la Parole de Yavhé dans vos cœurs par amour
Généreuse est cette journée
Tant la nuit d’avant fut féconde
Que neuf mois plus tard elle enfanta un fils
Cette enfant qui est-il aujourd’hui
Il est toi, il est moi, il est nous
Il est ce que nous voudrons construire en ce monde
Partagé, aimer, donner, par toi, pour toi, pour nous
Mon âme se repose en paix, en Ta Parole
Sois loué pour chacun, chacune

Jean-Louis et toute la troupe du week-end de Port-Blanc

Escapade du 1er juillet à Pouzauges, à trois voix. (Philippe, Yves et Gaëtan)

Du lac au meunier en folie

Avec Steve, nous retrouvons tous les autres membres DJ au parking du vieux château.
Il fait un temps magnifique, il est 11h30, le soleil est radieux.
Nous nous rendons à pied au café de l’hôtel de ville pour l’apéritif, on apprécie cette douceur (ou chaleur ?) de vivre dans cette petite Cité de Caractère. Après une petite visite dans l’église St Jacques magnifique avec ses vitraux représentant des scènes des Guerres de Vendée, nous reprenons le volant pour une pause pique-nique au lac de l’Espérance.
L’endroit est vraiment agréable, ce paysage du bocage vendéen verdoyant est propice à la détente et au délassement, nous nous sentons déjà en vacances. Tant pis pour la baignade, nous penserons à apporter notre maillot de bain la prochaine fois pour profiter de ce plan d’eau improvisé. Certains se prélassent sur l’herbe, d’autres font la promenade autour du lac.
Ensuite nous partons en direction du château St Mesmin où des animations nous seront proposées. Sur le chemin, nous faisons halte aux Moulins jumeaux (encore en activité) sur les hauteurs de Pouzauges. Nous profitons du panorama, remarquable à cet endroit. Nous avons la chance de rencontrer le meunier qui nous fait découvrir la vie des moulins.

Lac de l’Espérance

Nous avons le temps de faire une halte au Bois de la Folie qui surplombe la ville pour prendre quelques photos souvenirs et  déguster la brioche vendéenne gentiment proposée par Bernard.
Merci Steve pour cette journée qui nous a permis de nous ressourcer au grand air tout en nous faisant découvrir un patrimoine naturel et architectural étonnant.

Philippe

Oyez gentes dames et damoiseaux

Oyez ! Oyez ! Gentes dames et damoiseaux, le récit de notre visite au castel de Saint Mesmin.
Après bonne pitance et bière gouleyante, sise au lac de Pouzauges, nous convoyâmes prestement sous les ardeurs du jour vers ce lieu retiré des Deux-Sèvres profondes. Tout d’abord nous nous régalâmes de musiques médiévales. Puis, après avoir écouté un guide à la belle jactance nous conter l’histoire du château et de la rude famille Montfaucon (herses, mâchicoulis, coursives et autres systèmes de défense n’ont plus de secrets pour nous !), nous déambulâmes à travers moult pièces d’un donjon fort bien remis à neuf, avec de jolies couches (J-Marc s’esclaffa de les voir si courtes jusqu’à ce qu’on lui dise qu’en ces temps lacrimables les preux chevaliers dormaient presque assis… et tout habillés !).Enfin, nous nous mimes à danser la giguedouille. On alla me quérir pour faire quelques pas avec dame Annette. Un perfide escuyer osa dire qu’on allait s’épousailler. 

Tudieu ! j’ai bien cru qu’elle allait m’occire.Après avoir essayé casques, cottes et autres affublements, on nous bouta dehors et c’est à regret qu’il nous fallut quitter cette noble bâtisse, digne des meilleurs décors médiévaux !

Yves

Loges et éloges

Après avoir fait la ballade a l’ombre  au bois de la folie, sans folies bien sûr ! Ce qui nous était agréable vu la chaleur, Steve nous a guidés au point de vue remarquable sur le bocage vendéen, bien sûr nous avons été très sollicités par les très nombreux matraquages photographiques d’Yves. Lol !
Ensuite Steve nous dirige vers ce fameux restaurant  » la loge » et nombre d’entre nous font l’éloge des pommes de terre très appréciées d’Annette. Dès notre arrivée, nous étions heureux de nous désaltérer avec des boissons fraîches (eau, bière, etc.) Parmi nous quelques-uns ont pris des entrées (salade ardéchoise ou nordique), plat (plancha, gratin savoyard) et desserts (dont le fameux Irish coffee que Yves attendait impatiemment). Rires et bonne humeur partagés au cours de ce repas.
Merci à Steve  pour cette journée et soirée agréables.

Gaëtan

Petite galerie des paysages

Premier mariage arc-en-ciel (Téo)

Parcourant depuis Nantes de longues routes bordées de forêts et de prés, un vert de mille nuances est la première couleur de ce week-end au goût d’arc en ciel.
Au cœur de la Mayenne, nous arrivons à Fontaine Couverte, écrin de campagne où les deux cœurs rouge garance de Denis et Jean-Louis vont sceller leur union dans la minuscule salle de la mairie. Soleil jaune au dehors, chemises bleues et souliers vernis assortis, les amoureux se disent « Oui ! » sous les ors de la République entourés de leurs familles, amis ou déjistes (nantais , rennais et bretons) simplement heureux de partager ce moment de bonheur. Et n’en déplaise à la old english lady voisine qui a choisi de fermer portes, fenêtres, persiennes et cœur « so » offusquée d’apprendre qu’aucun voile de mariée saupoudré de grains de riz ne viendrait franchir le porche de l’Hôtel de ville. Ô my god….
Mais qu’importe les grincheux, c’est joyeux que nous quittons la mairie pour nous rassembler dans la salle voisine autour d’une cérémonie protestante. La croix confectionnée par Hélène prend place sur l’autel. Un moment spirituel riche en émotions mêlé de chants, textes, prières, poème, alliances et colombes1.

Quelques explications des mariés s’imposent sur la symbolique qu’ils souhaitaient apporter aux échanges des alliances et colombes dans leur union :

« Les alliances sont un symbole du mariage auxquelles nous avons voulu y ajouter tout d’abord deux colombes. Deux colombes comme trait d’union d’une alliance première avec Dieu, celle de la paix dans les coeurs et dans les vies.
Pourquoi ces colombes symbole de paix ? Quand le regard sur la différence que nous portons a généré tant de souffrance, parfois de mal de vivre, souvent de mal-être et de détresse d’un genre que certains n’ont pas voulu voir humain !
Parfois rejetés par les siens, encore trop souvent par les Églises, exclus par les autres, au banc d’une société qui se plaît à rire en sous main. Mais les choses évoluent par le courage d’une poignée, par l’amour et la compréhension de beaucoup, dont vous êtes ici nos témoins.
Pour nous ces colombes sont également symbole de l’Esprit Saint. Vivre au souffle de l’Esprit de Dieu, c’est être comme ce vent dont on ne sait ni d’où il vient ni où il va, comme le Christ qui a bousculé les nombreuses frontières que les hommes se mettent entre eux.
Alors, nous nous sommes dit que cet oiseau méritait bien de symboliser l’élan de la paix et de la fraternité que nous voulons porter dans notre amour. Il est capable, si nous y croyons suffisamment fort, de nous faire décoller de nos idées poussiéreuses et bien arrêtées. Il est capable, comme d’un battement d’ailes, de nous élever au-dessus de la mêlée des bêtises et des conneries humaines.
Il porte la paix, non dans une blancheur qui se voudrait immaculée et qui finalement renie la diversité de notre humanité, mais dans les mille couleurs de l’arc-en-ciel, que l’on ne peut capturer dans nos mains, mais qui ne se saisit bien qu’avec les yeux du coeur. »  Denis & Jean-Louis

Le poème de Denis :

Bien-aimé

Bien avant que je ne le connaisse lui mon roi
Déjà il m’embrasait des bienfaits de son amour
Je ne veux avoir de cesse de l’adorer en retour
Lui qui aime dès que je crie ou chante ma foi
Il s’est fait nourriture se livrant sur une croix
Corps et sang dans une vie donnée sans retour
J’ai dit oui à l’alliance nouvelle pour toujours
Car telle une sève sa fidélité m’irrigue de joie
Christ ton Père me convie pour les noces d’or
L’Esprit me met à nu pour être vrai devant toi
Je ne puis rêver ne puis imaginer meilleur sort
Jamais tu ne brises ma liberté mais tu accrois
Ma charité pour ceux blessés d’âme de corps
Que tu chéris toi qui de leur salut est la voie

Le chant « Evenou shalom alerhem ! » clôt la célébration.
Nous vous annonçons la paix
Nous vous annonçons la joie
Nous vous annonçons l’amour

Une pincée de bulles de poiré jaunes, roses ou bleues plus tard, nous voici chacun-e paré-e d’un bracelet de couleur qui, dans un espace verdoyant à quelques pas de là, va nous transporter petits, grands, familles, amis et déjistes mélangés dans une farandole ludique. Ensemble, dans une bonne humeur communicative, nous avons grimpé, pêché à la ligne, joué à chat perché ou à saute mouton, dansé sur un pont d’Avignon mayennais d’adoption. Le soleil printanier déclinant à l’horizon, il est temps de reprendre la route jusqu’aux portes de Laval pour la soirée.
Accueillis par un arc en ciel de ballons, une petite colombe arc en ciel en guise de marque-place et des jolies compositions florales sur les tables nous voilà partis pour un repas ponctué d’intermèdes ludiques et musicaux. Le champagne sabré, le dessert dégusté, la piste de danse s’ouvre à nous pour une nuit musicale aux notes de disco, de rock et de madison entremêlés. Les plus courageux, à une heure très matinale et avant de sombrer dans les bras de Morphée, s’accordent une pause soupe à l’oignon de coutume.
Nous quitterons nos hôtes néo-mariés après un petit-déjeuner prétexte à prolonger un week-end riche en échanges.
Un voyage retour gris et pluvieux mais un cerveau encore ensoleillé par mon premier mariage arc en ciel ! 😉

Téo

1 colombes et alliances qui, drôle de coincidence, se retrouvent sur les carte, mugs et photophores offerts par les déjistes nantais 😉

 

 

Week-end « bien-être » du côté de Morlaix (Jean-Louis groupe de Rennes)

Le week-end des 24 et 25 mars 2018, 4 déjistes nantais sont allés rejoindre à Morlaix dans le Finistère d’autres déjistes bretons (et peut être même d’ailleurs) pour un week-end bien -être. maritime.
Mais laissons la plume de Jean-Louis, déjiste rennais, vous conter tous les plaisir de cette escapade.

Samedi dernier, je suis parti le cœur léger mais avec tous les soucis du jour accumulés et une bonne overdose d’ennuis du quotidien dans ma besace, mais je suis parti en laissant tout sur place. J’étais tout seul dans ma coquille, ayant bien du mal à partager avec les autres la chambre à air de cet œuf qui tardait à choir. On a pris la route et on parlé pour occuper le temps, mais pas seulement. On a récité nos envies, nos doutes et on a pris tout l’espace de l’attente que l’on redoute à l’idée de la rencontre, du mystère d’un temps que l’on ne maîtrise pas et d’une part de nous même que l’on confie aux autres. On fait la bise, on se sert les coudes, on s’isole derrière un livre, un mur, derrière les écrans de téléphone et l’on peine à laisser tomber le masque. On se sent perdu comme en plein vol au milieu de l’Atlantique Nord et sans boussole. La peur vous fait des rides qui vous coincent le cœur, mais n’empêche pas la parole des sourires, des mains tendues, des rires qui fusent en plein soupir et le jaune se sépare enfin de sa coquille.
Se laisser aller dans l’eau avec le bain et sans effort prendre les bulles pour des geysers, les palmes pour des radeaux et se laisser couler au fond du grand bassin comme on se laisse aller au milieu de ce qui n’est même pas une rivière. Mais qu’importe, on passe du chaud au froid et on s’embrasse du regard de l’enfance. On saute du toboggan dans la bassine, on éclabousse, on rie et on revient tout droit vers la case départ d’une vie, qui en ce jour, ne faisait que commencer.
Le groupe avait pris ses marques, prêt à bondir comme un vieux canard, prêt pour la minute de vie qui nous vaudra une étincelle d’humanité. Nous étions devenus vingt et cent à l’abordage de la cité corsaire, de ces trésors en forme de galettes, de ces histoires endormies dans un verre que l’on prend au coin du feu. Il en faut toujours un pour dire une bêtise, dix pour l’écouter et les apprendre par cœur. Délice des âneries susurrées à dix heures du soir, à dessiner des élucubrations sorties d’une tête pas comme les autres. Ne rien comprendre et raconter des sornettes, mais heureux d’être là, heureux d’en être.
Nuit courte et petit matin pris à griller les vieilles histoires qui reviennent sans cesse, les plans que l’on dresse sur la comète de cette bonne terre déjà bien malade. Instantanés de nos vies en marmelade de grenouille qui font rire le pauvre monde. Puis vient le moment magique l’instant attendu. Ces moments sont difficiles à entreprendre, difficiles à garder et encore plus difficiles à quitter. Toucher couler, toucher toucher jusqu’au tréfonds de l’âme, toucher la peau qui recouvre nos os jusqu’à la mort. Toucher ce qui fait notre lien entre le devenir et l’être. Toucher de loin d’abord, se laisser surprendre puis reprendre. Reprendre le fil de ce sens perdu parmi les grands de la vue de l’ouïe et du parlé. Toucher et se taire, ne plus rien dire que ressentir et enfin refaire. Refaire le chemin à l’envers de nos sens éteints. L’homme qui parle touche juste, là où ça fait mal, là où l’on craint, là où l’on se dit enfin… Homme bonheur qui fait rire de son mal être, homme bonheur que l’on est heureux de voir et de toucher, homme à fleur de peau.
Se quitter en plein ressort qui vous envoie entre six ou sept ciels dans un paradis que les solitaires et les importuns ignorent, car pour ressentir ce moment d’ivresse et partager ces instants de douceur, il faut être fêlé comme un œuf. Fragilité retrouvée qui vous livre à l’attention et l’intention de tout un chacun, pour ne pas finir brouillés dans une poêle à frire. La délicatesse et les silences sont des baumes qui calment les blessures enfouies et les blessures cachées. Ce n’était pas ce que nous étions venus chercher mais c’est ce que j’ai trouvé, comme un élixir sorti d’on ne sait où, qui se boit comme du petit lait et se sirote au feu de bois.

Jean-Louis (groupe de Rennes)

Repas de Noël de l’Ouest 2017

Pour fêter Noël, le samedi 16 décembre 2017, des déjistes des groupes de l’ouest (Nantes, Rennes, Finistère, Vendée et Poitiers-Tours) et leurs amis se sont réunis pour partager un repas agrémenté d’interludes animés (chansons, danses, poèmes, scénettes,…). Le partage s’est poursuivi le dimanche pour ceux qui étaient restés sur Nantes.
Voici quelques articles et poèmes pour vous conter ce week-end :

De beaux moments de rencontres ce week-end DJ Ouest…

D‘abord quelques coups de fil et messages pour se mettre d’accord sur l’organisation et l’accueil. Avec les deux inconnues deux-sévriennes, dès 17h30 : déposer les sacs, faire connaissance, échanger nos souvenirs « dj esques » autour d’un verre.
Au restaurant il y avait de quoi se restaurer, se rencontrer, retrouver d’anciens amis, et même de nouveaux visages de nantais pas encore bien connus.
TouTEs au lit, la nuit fut courte. Dimanche matin gâche vendéenne, thé et café pimenté de nouveaux échanges plus personnels : nos engagements, nos professions, nos convictions, nos choix de vie, sans oublier les recettes de confitures et les conseils horticoles. Toute la recette de l’amitié est là.
Notre temps ce dimanche matin était limité : nous allions au culte. Mais c’était sans compter sur la demande de temps spirituel de nos deux deux-sévriennes qui souhaitaient participer à ce culte protestant de la Frat. Mission Populaire de Nantes. Nous y avons retrouver un djiste nantais. Nous avons écouté et partagé : les mages paiens, étrangers lointains, venant reconnaître le nouveau roi d’Israël, mais aujourd’hui qui sont ces migrants qui frappent à nos portes ?
Ce beau week-end s’est arrêté là pour nous avec échange d’adresses et promesses de retrouvailles.

Pierre et Christophe (groupe de Nantes) 

Les poèmes de Piero (groupe de Nantes)
Autant d’oiseaux libres

Il venait de loin chercher du vent
Ses mains ourlées de rêves
Sur le coeur posées souvent
Ses yeux mangeaient des horizons
Il marchait inlassablement
Vers les bleus délavés du ciel
Et les sables si émouvants
Pour gommer des hivers
En faire l’ivraie des printemps
À courir le miel
Que les dunes font sous la lune
Il laissait des traces
Légères comme des ailes
Semelles d’oiseau à l’âme élevée
Dans nos yeux tu noyais le monde
En une friction de secondes
Que le temps faisait tournoyer
A force d’aimer
Sans jamais dire un « je t’aime »
Il ouvrait les bras
Sur tout ce qui respire
Tout ce qui inspire
Une fois dans le vent
Comme en un souffle nouveau
Il libérait enfin les mots
Dans l’air un livre vivant
Autant d’oiseaux libres
D’encres vives sur le blanc de l’aube
Il venait de loin chercher du vent…

Piero de la Luna Quimper le 31 07 2015

Doux petit chat

Doux petit chat
Noir sous tâches blanches
Lové au creux du mâle
Genoux remontés
De bleu si vêtu
Caresses délicates
Doigts nus des sonates
Sur le velours court
Du tendre velu
Il passe aussi sa main
Dans ses châtains cheveux
Et joue de sa langue
Sur l’intime des lèvres
Sitôt la cigarette
Chatoiement des fumées
Il lui parle
Comme à un enfant
Doucement
Et sa tête menue
Si noire
Aux petites billes franches
Frissonne
De contentement
À petits pas menus
De plumes
Instants de vie volés
Où mon âme
D’aise ronronne

Piero de la Luna

On partirait de rien

On partirait de rien
Pour aller n’importe où
N’importe comment
Un peu partout
Sans se soucier de rien
On aurait l’air de fou
Avec nos allures de chien
Sur le bord du chemin
Rien que du vent
Autour de nous
On partirait c’est tout
Avec presque rien
Très loin de tout
Tout en parlant de rien
A force de parler
Pour ne dire rien
On finit par s’en aller
Juste partir pour rien
Et puis après tout
Tout le monde s’en fou
De nous et tout
Juste à mettre les bouts
Allez mon ami viens
On partirait de rien
Pour aller n’importe où

Piero de la Luna Mai 2011

Noël de l’ouest, du bonheur partagé

Venir après une semaine de travail avec ses soucis ses emmerdes et tout ce qui fait son histoire. Un pas difficile car c’est le premier. On aimerait tant rester chez soi où l’on s’embête comme des fous à garder ce temps précieux qui donne des états d’âme. Alors au début on force un peu la porte en maltraitant l’agenda, en se disant qu’on fond on oubliera. Les rappels s’allument, le rendez vous pris indispose, on voudrait tant raturer ce qu’on avait engagé. On fait la moue, on s’ébroue et on secoue cette carcasse mal disposée, puis vient l’heure qui ne recule devant rien, même pas devant l’éternité. Nous sommes bien moins que ça alors on y va.
Un, puis deux, puis trois, puis on cesse de compter. Ils sont venus ils sont tous là. Venus des quatre horizons de l’ouest ou de ce qui n’en est pas, on s’en fout, la soirée prend ses aises. Un brin timide, un rien à l’écart, on connaît celui-là ou non mais on trinque et puis on verra. Pas facile de s’asseoir sans disparaître, de rompre avec l’inconnu son assiette. Un verre à la main, la chanson sous le bras, l’amour du texte… Les talents défilent sans prétention et s’égrènent au piano sans appréhension. Les mots en appellent d’autres, les idées s’entrechoquent comme les verres, je reçois, tu donnes, il prend, nous recevons, vous persuadez, ils se comprennent. Un verbe sans conjugaison qui passe les temps et les prénoms. On se raconte des morceaux de vie que la vie a brisée, on se reprend une coupe pour accompagner les éclats. Discours sans jugement mais plaisir de s’apprécier. Fêter avec un peu d’avance ce noël qui approche en mettant ses idées reçues dans sa poche.
La musique prend des airs de fête où la danse vous enivre aussi sûrement que l’alcool, qui crée des liens au-delà des pas saccadés parfois mal ajustés, mais tellement bons à partager. Au tempo d’un madison que je ne sais toujours pas accorder, ma vieille peau de renard bien trop rusé a offert à son petit prince son cadeau de Noël, le surprendre en sortant de sa tanière pour demander sa rose en tremblant d’être refusé.
Il y aurait tant à dire tant à partager dans ce Noël d’avant-garde qui laisse dans les yeux des cadeaux du bonheur d’être là, thème de cette soirée. Il faut peu de chose pour qu’un partage puisse se réunir et s’assembler et un rien pour le faire disparaître, le faire partir en fumée.
La fumée n’était pas là ou alors c’était celle du calumet de la paix et du bonheur. Du bonheur il y en avait dans les yeux et dans les cœurs. Un grand merci chaleureux d’avoir été là pour entendre parler de bien-être par un homme heureux de son art d’apaiser les corps blessés, les cœurs usés et tout le reste. Le bonheur est un souffle que l’amitié insuffle et fait vivre. Continuons de faire vivre et de répandre ce souffle et que vive D&J dans sa diversité merveilleuse d’un Christ qui hier soir était né.

Jean-Louis (groupe de Rennes)

Un moment de bonheur au Zénith

Preuve qu’à DJ on peut être rock n’roll, c’est devant les obsèques de Johnny à la télé que nous avons mis la dernière patte aux préparatifs du repas de Noël de l’Ouest. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre qu’une de ses chansons ouvre la play list de notre soirée histoire d’allumer le feu… Rassurez vous, cette compilation musicale contiendra aussi la valse viennoise réglementaire, les non moins réglementaires pas de madison (dans lesquels mon cerveau s’est toujours emmêlé les pinceaux), une poignée de gymnopédies de Satie de notre pianiste Frédéric, des chansons remplies de bonheur et même un chant de Noël (bien) chrétien de Bertrand notre ténor vendéen.
Cette année, nous sommes nombreux et même encore plus nombreux que l’an dernier, dixit Bernard notre monsieur Loyal, à partager cette soirée de Noël. Si chacun a pu trouver son bonheur dans son assiette, comme l’indique le nom du resto, le bonheur, il était assurément dans cette salle parsemée de tables rondes autour desquelles le sort nous avait attablé. Que l’on se connaisse un peu, beaucoup ou pas du tout, paroles, rires et anecdotes s’échangèrent rapidement entre convives.
Entre 2 plats on valse, on madissonne,…
Entre deux anecdotes les rimes accompagnées au piano s’envolent.
Il venait de loin chercher du vent
Ses mains ourlées de rêves
Sur le cœur posées souvent
Ses yeux mangeaient des horizons
Pas de crèche ni de sapin à l’horizon mais l’annonce de la naissance le jour même d’un petit Hugo fera office de divin enfant.
Entre 2 verres, nous changeons même un moment de planète pour s’en aller apprivoiser un petit prince, un renard et une rose venus d’une lointaine étoile rennaise avec leurs vœux d’union prochaine chargés de promesses de bonheurs à venir.
Mais chut ! « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. »
Le temps d’annoncer un futur week-end bien-être breton prometteur et une prochaine expo multiartistique vendéenne que déjà les desserts guidés par les gommettes ad hoc s’avancent à notre place.
Encore quelques pas de danses digestives, quelques rires d’ici de là et déjà l’heure de la distribution des cadeaux arrive sans mère ni père Noël mais avec chocolats et photophores ornés de bébés galets glanés un dimanche d’automne sur une plage de l’ouest.
Minuit va bientôt sonner. Avant que notre carrosse ne se transforme en citrouille il nous faut nous quitter non sans se promettre le bonheur de se revoir le lendemain même, bientôt ou au prochain Noël.

Téo (groupe de Nantes)

Des ronds dans l’eau à Pouzauges avec Annette

C‘est à Annette de vous conter la deuxième partie de l’après-midi promenade autour de Pouzauges et de la soirée au restaurant.

Rivières, ponts, arches , moulin entre Vendee et Deux Sèvres :

Qu’elle est magique la France de la verdure et des rivières telle que je la rêve ! Ma France idéale mais bien réelle. Je ne peux que vous donner les premières lignes de la chanson de Pierre Barouh qui lui aussi tomba sous son charme lorsqu’il fut recueilli en Vendée dans les années de guerre car, enfant juif, il devait se cacher.

Tu commences ta vie
Tout un bord d’ un ruisseau
Tu vécus de ces bruits qui courent dans les roseaux
Qui montent des chemins
Que filtrent les taillis
Les ailes du moulin
Les cloches de midi
D’un sourire tu prenais du plaisir à faire
Des ronds dans l’eau ….

Les fresques de l’église de Pommeraie-sur-Sèvres :

Encore une belle église aux pierres blanches dans la lumière revenue de l’après-midi. A l’intérieur, une fresque redécouverte lors d’une restauration sur le thème des sept péchés capitaux. Mais, il n’y a que des hommes pour illustrer ces péchés ; je ne peux m’empêcher de le faire remarquer ! Tiens, une question idéale pour le jeu des Mille euros : quels sont ces 7 péchés capitaux ?

Le cimetière de Montravers :

Steve tenait beaucoup à nous amener dans ce tout petit village voir le cimetière où se déroula un jour de juin de l’année 1944 un drame à l’échelle locale : la rencontre des allemands venant de l’île de Ré fuyant en remontant vers l’est et de deux voitures de FFI (Forces Françaises de l’Intérieur). Ce furent des innocents qui faisaient les foins par cette belle journée qui furent abattus, victimes de la peur des soldats. Il ne fallait pas être là ce jour là. L’absurdité de la guerre frappa de plein fouet un homme qui perdit sa femme et ses deux filles dans la même journée. Steve nous dit que beaucoup d’anglais haissent encore les allemands qui faillirent envahir leur île sanctuaire sacré tandis que France et Allemagne décidèrent de s’unir pour que plus jamais de telles guerres n’arrivent …

Dîner au restaurant la Loge :

Ce restaurant tenu par Anne (épouse d’Olivier qui tient le bistrot où nous avons pris apéritif et café quelques heures plus tôt) aidée par son fils Mathis. Un restaurant digne de Gargantua qui, d’ailleurs, si l’on en croit Rabelais, ne passa pas très loin de là.  Nous fîmes honneur aux viandes à la plancha et aux frites maison faites avec des pommes de terre si douces dont jamais nous ne pourrons connaître le nom. Un vrai régal !

De retour à la nuit tombée, alourdis par les mets engloutis,nous dormimes comme des bébés sauf notre conducteur, bien entendu, condamné à rester éveillé.
Pour conclure, ce fut une belle jounée si riche en visites et si bonne en boissons et nourritures diverses.
Vive Pouzauges et notre hôte Steve !

Annette

Balade au pays des lampadaires à pédales par Téo

   « Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille… » chante la comptine.
Ce matin, 1er juillet, Pouzauges semble voué à « la malédiction de la grenouille » car, comme l’an dernier, il pleut. Mais heureusement pas assez à seau pour annuler notre escapade au pays de Steve. Sans doute, la chorégraphie réchauffante de la balade de Reichshoffen dansée avant notre départ a-t-elle contribué à conjurer le mauvais augure climatique.
Arrivés à Pouzauges, nous retrouvons Steve notre hôte d’un jour, les vendéens et la néo-vendéenne. Armés de nos fidèles parapluies déji-arc-en-cielisés, nous partons à l’assaut de la forteresse du XIIème siècle surplombant la ville pour, rapidement, redescendre vers le centre de la cité au fil de venelles étroites et pentues. Au coin de l’une d’elle, une plaque nous dévoile que cette ville fût pionnière en matière d’éclairage public grâce à l’invention du Dr Babonneau. En ce premier jour du Tour de France, nous tenons à saluer l’agile coup de pédale de ces éclaireurs de réverbères qui les actionnaient à la force de leurs mollets. Les vélocyclopédaires, tels étaient le nom de ces lampadaires à pédales, parsemaient alors la cité vendéenne.
Il est l’heure de rejoindre Olivier déjà au courant de notre venue dans son bar de l’hôtel de Ville, accessoirement quartier général de Steve où nous avons pu constaté sa popularité. Un apéritif troussepinetthéiné nous a est servi. Un interlude cafetier qui se termine sur une note chorale à l’accent franco-britannique florilège de Brassens, de Rina Ketty et d’une english song so british. Un concert improvisé comme ce bar n’en avait sans doute jamais connu auparavant !
Nos estomacs criant famine, nous partons déjeuner dans la salle St Jacques de la maison paroissiale. Au cours du repas, Steve nous a conté ses multiples activités et actions sociales qu’elles soient associatives ou spirituelles. Seul bémol culinaire, pas de fion * au dessert au grand désespoir de certains convives… Damned !
Escale à l’église voisine accompagnée par les gammes de l’organiste. Steve nous guide dans la découverte des vitraux chargés d’histoires vendéennes et religieuses. Un crochet par le café précédemment visité pour un expresso digestif avant d’entamer notre promenade vers le lac de l’Espérance à deux pas du bois de la Folie. Tout un programme ! Un tour du lac parcouru à bon pas avant de se séparer. Certains repartent à l’assaut de la citadelle pouzaugienne pour regagner le nord à bord de leur machine mobile d’acier. Les autres restent randonner dans les environs  et chasser les moulins à vent. Après avoir dîner au restaurant, ils repartent après une journée riche de partages.
L’article d’Annette sur la fin d’après-midi et le dîner

* Le fion est une spécialité vendéenne, principalement dans le marais du Nord-Ouest où on l’appelle aussi flan maraîchin. Le mot fion vient du patois vendéen où le flan se disait fllun, fiun… de là à ce que ça finisse en fion il n’y avait qu’un pas très rabelaisien ! Ce flan aux œufs était confectionné lors des fêtes de Pâques, des communions, et des repas de fêtes familiales.

Téo