Archives de catégorie : Spiritualités plurielles

Le mandala

   Le terme mandala a son origine dans les cultures orientales et l’on connaît bien, par exemple les célèbres mandalas tibétains, d’une richesse et d’une complexité symbolique exceptionnelles. Mais ces figures, organisées autour d’un point central, et inscrites dans un périmètre défini, sont présentes dans toutes les civilisations et c’est seulement par extension et simplification qu’elles sont nommées ici MANDALA. Elles sont abondamment utilisées dans les arts populaires pour embellir, voire magnifier, les objets usuels et sont, dans toutes les traditions, des supports visuels pour l’apaisement psychique, l’équilibre mental et l’intériorisation.
L’expérience montre que le simple coloriage de l’une de ces images a un effet calmant et rééquilibrant. Cet outil, d’un genre nouveau dans notre environnement occidental, est expérimenté depuis quelques années dans les écoles. Il pénètre maintenant dans les hôpitaux, les centres sociaux, les maisons de retraite, tous les lieux où se trouvent des personnes en difficulté.
Un cercle, un point : sur ce schéma universel les hommes se sont exprimés de tous temps et sur tous les continents. Plan d’organisation du système solaire comme de la cellule, cette structure contient et exprime les deux pôles entre lesquels foisonne la vie : un périmètre qui maintient l’identité de l’ensemble, un point au centre, générateur de la force qui l’anime. Entre ces deux pôles, un mouvement permanent, un jeu de situations complexes, renouvelé à l’infini. Ainsi, les hommes de toutes les latitudes ont exprimé, sur cette même base de départ , leur sensibilité ethnique, leur style spécifique, leur vision du monde.
Représentations cosmiques et support de méditation, ces images ont frappé les occidentaux qui les ayant rapportées de leurs voyages, ont pu en « re-découvrir » la puissance. Mais elles sont aussi traditionnellement présentes dans toutes les cultures humaines et particulièrement chez nous sous la forme de rosaces des cathédrales toujours pour magnifier les objets et les monuments sur lesquels elles sont inscrites.
Les chercheurs en Sciences de l’Education se sont intéressés à ces structures, souvent géométriques, pour en remarquer les effets bénéfiques tant comme support organisateur de la pensée que comme outil de ré-harmonisation psychique.
A la suite deJung, pionner dans cette recherche en Occident, les thérapeutes, rééducateurs, enseignants, soignants, expérimentent actuellement les vertus étonnantes de ce travail qui consiste la plupart du temps en une simple mise en couleur de ces images.
Les hypothèses explicatives sont multiples : C’est l’expérience qui avant tout nous enseigne ici. Toutefois il apparaît clairement qu’il y a là une projection graphique des structures sous-jacentes qui nous fondent et nous entourent.
Ce travail amène spontanément au silence et à la concentration. Induisant le retrait momentané du monde extérieur, il permet, consciemment ou non, de recontacter en soi l’information essentielle d’être moteur d’une ouverture nouvelle au monde, nourrie d’énergie et de confiance.
Tout mandala est en même temps un univers .Comme le dit l’adage : Il est unité et diversité. Ou bien : De l’Un naît le multiple. Derrière le multiple on retrouve l’Un. Notre univers, c’est-à-dire notre système solaire est un mandala. La matière vivante (les règnes végétal, animal et humain) est constituée de cellules, or chaque cellule est un mandala. Toute cellule comporte un noyau qui est un mandala. En se divisant le noyau forme deux autres mandalas cellulaires. Ainsi se développe le monde vivant des mandalas.
Cellules et cristaux, à vrai dire tout sur notre planète est constitué d’atomes ; or chaque atome est un mandala. Il est pratiquement impossible de construire un mandala sans que quelque chose se mette en mouvement à l’intérieur de nous.
Le mandala est mouvement, est roue de la vie, image de l’univers naissant à tout instant du centre unique, s’étendant vers la périphérie et , en même temps , ramenant la multiplicité vers le centre unique. Ce modèle chacun le porte en soi et peut donc le reconnaître sans mal.

Hélène

Ombres et lumières

Ombres et lumières m’entourent, m’habitent, inséparables.
Dès la première lueur du jour qui m’éveille, je peux cependant choisir d’être un « allumeur de réverbères » ou un « éteignoir ».
Choisir d’être un éveilleur, debout, libre, orienté vers les cimes et non un ténébreux, courbé, enfermé, attiré vers l’abîme.
Je choisis la Vie et non la mort.
J’accueille le lumineux en moi, autour de moi, au-dessus de moi, et, au cœur de Tout, le Divin.
J’éloigne les éteignoirs intimes ou étrangers à moi.
Au plus épais de l’obscurité une lumière peut se lever ; parfois muette, parfois timide, très souvent intérieure.
Elle m’appelle à prendre la route.
Je choisis de la laisser entrer, même dans mes brèches et mes vitraux brisés, où elle s’engouffrera et se diffusera de plus belle.
Le solstice est en moi !
J’arrête de maudire l’obscurité en bénissant l’aube en allumant ma minuscule flamme qui, à côté des vôtres, illuminera le monde.
La nuit promet toujours le jour contrairement à ce que les ombres nous murmurent sans cesse !

Sophie

« Les fondamentaux de la foi chrétienne » de Marie -Christine Bernard

    Je vis en compagnonnage joyeux avec le Christ. Aucune épreuve, aucune question, rien ni personne n’a réussi à me ravir la joie de le connaître et de l’aimer.
Lorsque j’ai identifié mon homosexualité, j’ai aussi pris conscience que les enseignements religieux reçus n’étaient pas tous vrais et que le visage qui m’avait été présenté du Christ n’était pas toujours libérateur… Cette découverte n’a en rien perturbé dans ma relation avec Dieu, dont Jésus me montre le visage. Cependant, j’ai dû me réapproprier ma foi, me réapproprier les mots justes de ma foi, leur sens véritable, afin de continuer ma route spirituelle, toujours dans l’Eglise. L’Eglise : c’est nous les baptisés et je suis baptisée. C’est ma place, mon appartenance. Mais je n’accepte plus d’avancer avec d’autre certitude que celle de savoir que :

« Dieu nous a créé pour le bonheur

   Cette phrase est extraite d’un livre où, dés la première page, les mots invitent à avancer, à comprendre, à découvrir la beauté et la grandeur du Don de Dieu, la raison d’être de la théologie. A sa lecture, j’ai reçu toutes mes réponses à ces questions que je me suis posées de plus belle avec ma conversion : le salut, le péché, la peur, le sacrifice, le mal. Marie-Christine Bernard est une vraie libératrice de mots et d’idées qui recadre et réoriente à la fois !

« Avoir la foi signifie faire confiance. Une foi en bonne santé accueille la vie avec gratitude, la cultive avec soin, affermit les pas du croyant sur une terre qu’il reçoit et transforme avec reconnaissance, respect et inventivité. »

   A vous tous et toutes qui ressentez le besoin de vous réapproprier ou de vous approprier votre foi, votre propre route spirituelle, ce livre peut vous montrer une direction, une porte à ouvrir et vous permettre des découvertes fabuleuses après ouverture…
Alors, que son titre « sérieusement théorique » ne vous fasse pas peur, ouvrez le, lisez le et bonne route spirituelle !

Sophie

Partage d’un moment de célébration oecuménique aux JARS

Remplacer les barrières par la rencontre

   Un des moments les plus forts de ces Jar fût la célébration œcuménique. En effet, pour la première fois aux Jar, les co-célébrants (Emeline et Jacques pour l’édition 2014) nous ont invités pour commencer cette célébration à nous orienter vers les quatre points cardinaux puis le ciel et la terre en invoquant à chaque fois les éléments. A l’est : l’énergie du levant. Au nord : la neige et le froid qui stimulent la vie. Vers l’ouest : la pluie qui irrigue la terre et fait croître la semence. Puis au sud : la chaleur qui fait mûrir. C’est ainsi que nous nous sommes mis en harmonie avec l’univers et les peuples.
Sur la table d’autel, une flamme, une bible et une icône du Christ furent posées sur le rainbow flag. Quel symbole ! Quel symbole d’effacement des barrières, d’abolition des frontières en ce jour de Pentecôte ! Dans sa prédication, Emeline a mis en lumière que toute l’œuvre de Dieu et le message du Christ révélé dans l’Ecriture étaient justement d’ôter ces barrières qui isolent les peuples et les êtres les uns des autres.
Remplacer les barrières par la rencontre. Voilà le message qui retentit avec force au cœur de notre histoire aujourd’hui.
Laudate dominum omnes gente alleluia !

Hélène, Marie-Hélène et Isabelle

Petite initiation au bouddhisme

   J‘entends souvent beaucoup de personnes s’interroger sur la pratique bouddhiste. Est-ce qu’il s’agit simplement de s’asseoir en lotus sur un coussin chaque jour dix, vingt minutes, une heure selon sa disponibilité ? A quoi peut-il bien servir de rester ainsi immobile et en silence face à un mur ? Une première réponse s’impose : faire face au mur c’est aussi faire face à soi-même. Se concentrer sur l’ici et maintenant de sa respiration consciente, c’est « laisser passer les pensées comme les nuages dans le ciel ». Laisser ses préoccupations et autres ressentis apparaître et les laisser passer sans s’y accrocher. Ainsi, peu à peu, prendre conscience de ce qui nous habite, la souffrance comme la joie, ainsi apprendre à s’observer et se connaître. En quelques mots, c’est le vécu de chaque méditation assise qui peut nous faire prendre conscience que notre mental est très encombré et qu’il n’y a plus de place pour l’ouverture, l’accueil. La méditation c’est comme faire le ménage dans une maison trop encombrée dans laquelle plus rien ne peut entrer !
Bouddha   Cette pratique est bien sûr soutenue par un enseignement inspiré par le Bouddha, « celui qui nous montre la voie dans cette vie. » Cet enseignement est donné par un maître spirituel qui est choisi selon la tradition qu’il représente. J’ai « pris refuge » (c’est notre jargon !) auprès du moine zen vietnamien Thich Nhat Hanh qui réside au Village des Pruniers en Dordogne. J’ai reçu les « cinq entraînements à la pleine conscience » lors d’une cérémonie formelle : je me suis engagée à les lire régulièrement pour les approfondir et évidemment tenter de les mettre en pratique.
Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience expriment la vision bouddhiste d’une spiritualité et d’une éthique pour le monde. Ils sont la pratique concrète des Quatre Nobles Vérités et du Chemin Octuple enseignés par le Bouddha. Ils montrent le chemin de la compréhension et de l’amour véritables, menant à la transformation, à la guérison et au bonheur de l’individu et du monde. Ils permettent d’approfondir la Vue Juste, qui est la vision de l’inter-être, et de dissoudre le fanatisme, la discrimination, la peur et le désespoir. Pratiquer les Cinq Entraînements dans notre vie quotidienne, c’est déjà être sur le chemin des bodhisattvas. Conscients de la chance que nous avons d’être sur ce chemin, nous pouvons cesser de nous faire du souci pour le présent et d’avoir peur de l’avenir.
Une remarque importante : le mot « entraînement » est préféré à « engagement » car, sur ce chemin de vérité sur soi-même et d’ouverture aux autres, il n’y a aucune culpabilité à éprouver en cas d’échec. Nos actes, nos pensées, nos paroles sont les fruits de notre état mental du moment : simplement, sincèrement, constatons ce qui est en pleine conscience. Se connaître soi-même et avancer pas à pas pour s’améliorer…

Le premier entraînement s’intitule « protection de la vie » :

   Conscient(e) de la souffrance provoquée par la destruction de la vie, je suis déterminé(e) à cultiver ma compréhension de l’inter-être et ma compassion, afin d’apprendre comment protéger la vie des personnes, des animaux, des plantes et des minéraux. Je m’engage à ne pas tuer, à ne pas laisser tuer, et à ne soutenir aucun acte meurtrier dans le monde, dans mes pensées ou dans ma façon de vivre. Je comprends que toute violence causée notamment par le fanatisme, la haine, l’avidité, la peur, a son origine dans une vue dualiste et discriminante. Je m’entraînerai à tout regarder avec ouverture, sans discrimination ni attachement à aucune vue, ni à aucune idéologie, pour œuvrer à transformer la violence et le dogmatisme qui demeurent en moi et dans le monde.

   La notion d’inter-être est fondamentale dans l’enseignement du Bouddha : non seulement nous sommes tous interdépendants mais nous sommes liés aussi à tous les êtres sensibles. Notre qualité d’être pensant nous donne une responsabilité sur l’ensemble du monde vivant : l’arbre nous donne l’oxygène dont nous avons besoin pour vivre, respectons-le pour ne prendre qu’une seule illustration. Cette philosophie nous engage non seulement au respect mais à la gratitude : nous appartenons à l’univers tout entier, nous en dépendons et il dépend de notre vigilance car aucune séparation n’existe. La compassion découle de cette attitude face à la vie dans toutes ses composantes. On ne peut plus rester insensible face à tout ce qui se passe autour de nous et ce, dans l’ouverture de l’esprit.

Martine

Un parcours spirituel

   Il m’est très difficile d’employer le terme universel pour quelque chose de désagréable mais je suis sûre que vous êtes d’accord avec moi « le racisme est universel »!
    De part son histoire, de sa religion avant l’islam, le zoroastrisme, l’Iran a subi l’invasion des arabes qui ont imposé la religion musulmane au peuple perse. A cette époque ces arabes musulmans ont imposé la langue arabe aux perses, et ont brûlé quantité de livres écrits en persan. Désolée si je ne peux pas vous donner la date ou le siècle exacts. Depuis que j’ai quitté l’Iran (1984), j’ai malheureusement oublié une grande partie de l’histoire de mon pays d’origine.
La république islamique avec les musulmans radicaux n’a pas arrangé les choses. Tout ce passé lourd et le régime totalitaire, poussent hélas une partie du peuple perse au racisme contre les arabes, malgré leur appartenance à la religion musulmane.
Depuis cette république islamique, beaucoup d’afghans sont venus s’installer en Iran. Il y a eu, beaucoup de cambriolages, viols des femmes commis par certains immigrés afghans. Ce qui a créé et développé du racisme envers le peuple afghan.
Il a fallu que j’arrive en France pour rencontrer des afghans et me lier d’amitié avec ce peuple si riche et en grande souffrance des injustices qu’il subit.
J’ai quitté l’Iran pour des raisons politiques et aussi parce que le régime oblige les femmes à porter le voile.
Je sais très bien que les maghrébins ou les turques ne sont pas arabes. Mais pour nous les iraniens, les maghrébins représentent le monde arabe (erreur), mais bien évidemment ils font partie du monde musulman…
De part mon métier, je rencontre des femmes turques/maghrébines, voilées, qui ne peuvent pas trop communiquer en français avec moi ou mes collègues. Alors par des gestes et des regards je communique avec elles. Je vous promets qu’elles sont très généreuses et à la fin, puisqu’elles ne peuvent pas me communiquer leur gratitude, en français, elles font tomber les barrières humaines en Occident et se penchent vers moi pour m’embrasser. Et moi, avec joie, j’accueille leur embrassade…
Il a fallu que j’arrive en France pour me réconcilier avec le monde arabe, le monde musulman et les femmes voilées… (même si je suis contre le voile lorsqu’il est imposé ou choisi sans consentement de la femme).
Aux JAR (Journées Annuelles de Rencontres) 2015 les ateliers très riches et intéressants, une nouvelle fois nous ont permis d’apprendre/découvrir de nouvelles choses et de rencontrer de nouvelles personnes.
Parmi les ateliers proposés aux JAR 2015 auxquelles j’ai participé à Merville en cette, je souhaite parler de l’atelier interreligieux avec des associations LGBT chrétienne (D&J), juive (Betaverim) et musulmane (H2M). C’est épatant le travail que font ces 3 associations ensembles pour les personnes LGBT. C’est aussi un travail considérable dans l’écoute, le soutien de chaque personne lgbt et croyante.
Le déracinement n’est pas facile à vivre et fait souffrir. Mais, avec du recul, je regarde tout ce cheminement et je constate la richesse de ces rencontres interculturelles, interreligieuses.
Vive la spiritualité plurielle !!!

Maryam

Portes ouvertes à la mosquée

   Lors du week-end des 19 et 20 décembre 2015, le Conseil français du culte musulman organisait deux journées portes ouvertes dans les mosquées : il m’a paru important de répondre à cette invitation et d’aller boire le thé de la fraternité. D’abord pour affirmer, avec celles et ceux qui répondraient aussi à cet appel, que je ne fais pas l’amalgame entre une bande d’assassins se réclamant d’un islam dévoyé et l’ensemble des pratiquants de cette religion ; que je refuse de suspecter d’un quelconque soutien l’ensemble des émigrés de culture musulmane qui, ni pratiquants ni même croyants, vivent avec nous sur ce morceau de terre que l’on nomme la France.
Palais du Golestan, ThranEt puis, j’ai tant de souvenirs de l’accueil qui m’a été fait au Maroc, des rencontres chaleureuses, des séparations difficiles quand il me fallait partir… Ma vie a fait que j’ai pu partager des moments simples avec une famille habitant au coeur de la médina de Fès : une balade au marché avec Suad, une matinée à l’aider à pétrir le pain à la maison, et toujours en tentant d’apprendre quelques mots dans nos langues si éloignées l’une de l’autre ! Les souvenirs de nos rires et de la galette encore chaude offerte le jour de mon départ, enveloppée dans un linge brodé gardé depuis comme un bien précieux, sont inscrits en moi… Aussi, lorsque je suis entrée dans la vaste salle de prière nantaise, j’ai refoulé mes larmes avec peine : la conscience de la violence du coup porté se mêlait à ces souvenirs émus…
Les tables étaient garnies de gâteaux au miel et le thé nous était servi avec un sourire de bienvenue et de remerciement. En cette fin de matinée de ce samedi un peu particulier, nous étions une cinquantaine de personnes aux cheveux très majoritairement poivre et sel… Des personnes qui, comme moi sans doute, avait eu le temps de voyager, de connaître et de s’interroger sur le pourquoi de la montée de la haine de notre culture et de notre façon de vivre, la montée de l’incompréhension et de la peur. Les jeunes se comptaient sur les doigts d’une seule main qu’ils soient musulmans ou d’une autre religion quelle qu’elle soit. C’était l’occasion d’échanger avec l’iman et le président de l’association culturelle gérant du lieu en me joignant aux petits groupes formés spontanément. Je retiendrai des propos de l’iman, l’assurance de l’accueil au sein même de la mosquée de chacune et de chacun, croyant ou non croyant en Dieu : celui du Livre commun aux deux autres religions chrétienne et juive.
Un message de paix et de douceur tel que l’on souhaiterait toujours l’entendre sortir de la bouche de personnes en charge de prêcher l’essence de leur religion. En condamnant les terroristes comme des délinquants ignorants de la foi musulmane, le président rappelle que l’islam s’ancre sur la reconnaissance de la lignée de tous les prophètes cités dans la Bible, dont le Christ, qui ont précédé Mohamed. Un discours éclairé et intelligent qui n’a pas fait l’impasse sur le fait que peu nombreux sont les pratiquants fréquentant la mosquée qui comprennent la parole de l’iman prêchant en arabe classique puis en français… Comme le latin dans nos églises n’était compris que par les initiés, l’arabe classique n’est pas compris par les personnes qui s’expriment dans les dialectes marocain, algérien etc et ne maîtrisent pas suffisamment sans doute la langue française… Alors la question est venue, sachant l’absence de clergé musulman, de l’importance du rôle d’instances véritablement représentatives de l’islam en France et de l’identification d’une autorité gardienne de la transmission de la bonne parole des imans afin de s’assurer que tous soient aussi paisibles que celui que j’ai rencontré…

Martine