Archives de catégorie : TEMOIGNAGES ET EXPERIENCES PERSONNELLES DIVERS

Il y a un an, la tuerie LGBTophobe d’Orlando (USA)

Beaucoup de stars ont rendu hommage aux victimes de cette fusillade mais Frank Ocean est l’un des rares artistes Hip Hop / R&B qui assume son appartenance à la communauté LGBT. Il était fondamental pour lui de s’exprimer sur ce sujet.
Le 21 juin 2016, il avait écrit cette lettre  :

«  J’ai lu dans les journaux qu’on jette mes frères du haut d’immeubles, les mains attachées dans le dos parce qu’ils ont enfreint la charia. J’ai entendu dire que ceux qui sont tombés sont lapidés par la foule s’ils bougent encore après leur chute. J’ai entendu dire que tout ça se fait au nom de Dieu. Je me souviens que mon pasteur parlait au nom de Dieu lui aussi, lorsqu’il citait les Écritures saintes. Lorsqu’il décrivait l’énorme étang de feu dans lequel Dieu souhaitait me plonger, le mot abomination s’échappait par tous les pores de ma peau.J’ai entendu qu’une tuerie homophobe avait laissé derrière elle des corps entassés les uns sur les autres, sur une piste de danse. J’ai entendu dire que l’assassin s’était fait passer pour mort au milieu de tous ceux qu’il avait tués. J’ai entendu aux infos qu’il était l’un des nôtres. Quand j’avais six ans, j’ai entendu mon père traiter une serveuse transgenre de ‘pédé’ avant de me tirer hors de ce petit resto de quartier, parce qu’on ne pouvait pas être servi par quelqu’un d’aussi dégoûtant. C’était le dernier après-midi où j’ai vu mon père, c’était la première fois que j’entendais ce mot, je crois, même si ça ne serait pas surprenant si je l’avais entendu avant.
Beaucoup nous détestent et préféreraient qu’on n’existe pas. Beaucoup sont dérangés parce qu’on veut se marier comme tout le monde, ou utiliser les toilettes adéquates, comme tout le monde. Beaucoup n’ont aucun problème à transmettre les mêmes bonnes vieilles valeurs qui chaque année rendent des milliers d’enfants suicidaires ou dépressifs. Donc, on dit qu’on est fiers et on exprime notre amour pour qui on est, et ce qu’on est. Parce que sinon, qui va le faire ? Je fais un rêve éveillé : et si cette barbarie et toutes ces transgressions à notre égard étaient en fait la contrepartie de quelque chose de meilleur qui se produit dans le monde, d’une grande vague d’ouverture des esprits et de réveil des consciences.Mais la réalité l’emporte, et elle est grise. Ni noire, ni blanche, mais morne. J’ai entendu qu’on était tous les enfants de Dieu. J’ai laissé mes frères et sœurs en dehors de ça et je me suis adressé directement à mon Créateur, j’ai l’impression qu’on dit la même chose. Si mon moi était plus fort en étant déconnecté de sa propre histoire, alors, je ne pourrais pas être moi. Je veux savoir ce que les autres entendent. J’ai peur des réponses, mais je veux savoir ce que chacun entend quand il s’adresse à Dieu. Les fous entendent-ils la même voix, mais distordue ? Est-ce une autre voix que les endoctrinés entendent ? »

Le journaliste Philippe Corbé, correspondant aux Etats-Unis pour la radio RTL a publié cette année le livre « J’irai dansé à Orlando » suite à cet événement.

La 4ème de couverture du livre :

Pulse, 12 juin 2016. Quarante-neuf morts sur la piste d’un night-club de Floride. Quarante-neuf garçons et filles qui voulaient seulement danser, abattus pour avoir commis le crime d’être homosexuels. Tous ne l’étaient pas, d’ailleurs, mais tous étaient coupables selon le meurtrier, qui a cette nuit-là perpétré le premier assassinat homophobe de masse de l’histoire. Quelques heures plus tard, Philippe Corbé est allé à Orlando. Mélangeant à son récit des souvenirs de jeunesse, il rappelle les prêches criminels, les tyrans de cours de récré, les ferme ta grosse gueule pédale, les hargneux, tous ceux qui veulent écraser les espoirs de bonheur, à commencer par ces lieux tranquilles, d’Orlando à Paris, de Sydney à Beyrouth, des abris pour retrouver ses semblables, se retrouver chez soi. Et c’est bien pour cela qu’ils sont menacés, les battements de cœur dérangent. Sous les pulsations de la musique couvent les pulsations de la haine.

Ce journaliste a participé le 14 août 2017 à l’émission  sur France Inter.

⇒ Cliquez ici pour écouter l’émission

Rencontre spiritualité plurielle du 16 avril 2017 par Annette

 

   Il faisait beau , un vrai temps magnifique de printemps et de plus, par la fenêtre, les arbres du Cens nous invitaient à faire un tour mais nous avons resisté permettant au félin, en fait la minette de Pierre-Hughes, de venir nous renifler, de passer de l’un à l’autre, haute sur pattes la queue en l’air ; chez elle, quoi !!! Puis, disparition ; elle nous avait assez vu et préférait rejoindre un coin caché pour un bon gros dodo ? J’ai voulu croire qu’elle était l’incarnation de l’esprit du lieu et de ce jour là. Elle était notre messagère passant de l’un à l’autre.
Quand mon tour fut arrivé , j’ai parlé une fois de plus des migrants de Nantes, trop longtemps aux dires de Yves , d’accord !
J’avais apporté un article du journal Ouest France avec une photo. En effet, à l’occasion de l’évacuation d’un squatt occupé par des mineurs, j’avais reconnu sur la photo de Ouest France, en couleur, une valise de couleur verte que je connaissais bien car quelques semaines avant je l’avais donnée pour eux.
Ma valise !!
Sa couleur verte me permettait de la repérer de loin sur les tapis roulants réservés aux bagages de soute dans les aéroports. Ma brave valise toujours vaillante mais sans roulettes, dépassée par le progrès. Téo, avec son oeil d’artiste a retenu « couleur  » et, il est vrai que sur cette photo ces pauvres ballots étaient de couleurs variées.
Moi, je connais bien ces expulsés, jetés à la rue par une décision de notre nouvelle préfète , une femme pressée de faire du zèle. Je m’imaginais, comme eux, obligée de dormir dans la rue, dans la solitude avec ma valise verte, sans argent, sans connaissances, sans projets pour m’en sortir. Quel cauchemar !!!
C’est la réalité ici, à Nantes et ailleurs. L’Etat a portant l’obligation d’héberger ces mineurs et de les scolariser jusqu’à leur majorité qui peut aller jusqu’à 21 ans mais, notre brave préfète préfère les expulser pour « occupation illégale de propriété « . Nous voilà de retour au temps de Proudhon, alors que c’est l’Etat qui a créé cette situation par la défaillance de ses services ne respectant pas la loi ! Un comble !! Un Etat qui se garde bien de réquisitionner ou de prévoir des structures d’accueil et de logement !!
Mieux, les assos chargées officiellement de l’accueil et payées pour ça ont récemment refusé des mineurs juste arrivés, leur disant d’aller dans d’autres villes, car ici à Nantes les structures sont saturées pour ces mineurs rejetés. Un bénévole du Gasprom qui passait par là est entré en contact avec ces jeunes, alertant « Médecins du Monde » car l’un d’eux avait un pied fracturé, un autre dans le cirage avait en fait un traumatisme crânien.
Mais DEGAGE c’est le seul discours officiel.
Alors, l’article de Téo sur notre rencontre spiritualités plurielles m’a fait voir rouge à moins que ces couleurs dont tu parles Téo ne préfigurent ce qui attend ces migrants. Oui, ils en ont vu de toutes les couleurs et, ce n’est pas fini ! Ils vivent le noir du désespoir et des idées noires, le rouge des yeux en pleurs et de la fievre, le grisâtre , le blanchâtre, le vert de la peau des visages fatigués et malades. Oui, le voilà l’ARC EN CIEL de la Misère ici, dans nos rues, mais trop long comme dit Yves et je vous plombe l’ambiance à mon grand regret.

Annette

Des déjistes nantais témoignent dans « Garçon magazine »

Des déjistes nantais ont été interviewés par la revue
« 
Garçon magazine » dans le cadre d’un reportage
sur les associations LGBT dans l’ouest de la France

1er témoignage :

« Un nouveau membre de notre groupe nantais me disait récemment : « En arrivant à David & Jonathan, j’ai tout de suite apprécié la présence des femmes (autant que d’hommes !). La mixité dans le monde gay c’est une chance et une ouverture sur la différence », et une adhérente ajoutait : « moi, j’aime qu’on puisse parler de ce qui nous touche en profondeur, ce que nous faisons chaque mois lors des rencontres ‘’Spiritualités plurielles’’ où chacun-e parle de ce qui est important pour lui/pour elle, dans un climat de confiance et de convivialité ».
 L’association D&J a bien évolué en 45 ans d’existence, après avoir été fondée par un petit groupe de catholiques parisiens. Avec ses 200 adhérents, répartis sur une vingtaine de groupes en province et à Paris, D&J se veut une force d’interrogation, autant envers les Eglises qu’envers les autres associations gays.
   C’est certainement ce que le groupe de Nantes a réussi à faire avec d’une part, des adhérent-e-s reconnu-e-s et sollicité-e-s par leurs Eglises, et d’autre part, une fréquentation (encore un peu timide) des autres lieux associatifs lgbt. »

Y.

2ème témoignage :

 » A partir du moment où j’ai découvert mon homosexualité, et j’ai rencontré des chrétiens qui m’ont acceptée comme je suis, qui m’ont dit qui sommes nous pour te juger, J’ai fait tomber le voile de la honte et de la culpabilité devant Dieu.
   Oui à partir de là, je me suis réconciliée avec le Seigneur, avec l’Eglise. Bien qu’au sein de celle-ci, des propos homophobes soient prononcés, je sais et suis convaincue de la certitude de son Amour pour moi. Un Amour inébranlable, inconditionnel et sans jugement.
Depuis, je pratique ma religion catholique, et je me sens à ma place, dans l’Eglise qui est la maison de Dieu. Elle rassemble mes frères et sœurs hétéros, dont certains sont contre ma communauté homosexuelle. Ces frères et sœurs, je les aime comme Le Seigneur me le demande. Même s’ils nous blessent, nous rejettent. Car ce qui reste d’une vie sur terre, c’est le bien et le mal. J’ai choisi le bien. C’est comme ça que je me sens vivante. Dans la haine, la tristesse, je meurs, alors je choisis la vie. Je garde la tête haute d’être lesbienne et enfant de Dieu, sans aucune honte devant un Père aimant. »

M.

3ème témoignage :

« J’ai découvert assez récemment, à travers David & Jonathan, la réalité LGBT nantaise. Ayant toujours vécu hors ghetto, je n’avais qu’une idée lointaine de ce que peuvent vivre certaines et certains adhérents des associations formant ce groupe. La nature m’a fait gay, mais un gay « transparent », « passe-partout », aussi n’ai-je jamais eu à subir les coups de boutoir de l’infamie, connaître la haine et souffrir du rejet des autres car mon corps n’affiche pas visuellement les souffrances trop longtemps intériorisées d’un état mal accepté. Parallèlement, la famille dont je suis issu a témoigné, tout au long de ma vie, protection, compréhension et sens de la charité chrétienne.
   Autant dire que je me sens infiniment privilégié et rends grâce à Dieu lorsque, dans ce nouveau contexte relationnel, je découvre les difficultés quotidiennes de mes compagnons. Je dirais que, de tous ces rejetés, ce sont les Trans qui m’émeuvent le plus car leur parcours d’acceptation a dû passer par la modification des apparences, et on ne peut que se sentir infiniment touché par ce que représente de combats intérieurs autant que de luttes sociales et humaines, un tel Himalaya à franchir. Aujourd’hui, je trouve en D&J le cadre fraternel qui me convient pour porter, lentement mais surement, contre vents et marées, les notions de respect, d’acceptation et de tolérance auxquelles tout humain peut prétendre. Et peu importe le nombre de lames (larmes ?) formant l’éventail arc en ciel de nos sensibilités. »

HB.

Bienvenue au gîte de l’Escargot

Bonjour à toutes et tous,
Bonjour à toi ami pèlerin ou randonneur,

   Comme l’Escargot, le pèlerin ou randonneur marche lentement, porte sa maison sur son dos…
Par mon accueil au gîte de l’Escargot, je lui permet de se reposer, se sustenter après une étape plus ou moins longue dépendant de son point de départ.
Le pèlerin passe le midi pour une pause bien méritée avant d’atteindre Ostabat, 6 kms plus loin. Ou bien il arrive l’après-midi pour une soirée et nuit de repos, avant de repartir pour St Jean Pied de Port, 27 kms plus loin. Le voilà déjà reparti… Des rencontres brèves qui peuvent être fortes pour certaines.
J’ai choisi de reprendre un gîte après avoir fait moi-même le Chemin entre 2011 et 2013… Un chemin riche de rencontres, avec soi-même mais aussi avec les autres pèlerins.
Reprendre un gîte c’est faire aussi ce chemin : accueillir l’autre dans sa différence, dans ses souhaits, tout en essayant de ne pas se perdre soi-même. C’est exigeant au quotidien.
Bienvenue au gîte de l’Escargot pour cette nouvelle saison. Et si par bonheur, tu veux t’y arrêter plusieurs jours, je t’y accueille volontiers.

Isabelle

Gîte de l’Escargot,
Le Bourg
64120 UHART MIXE

Tél : 06 16 33 72 13

Le Facebook de l’Escargot :
https://www.facebook.com/Gîte-de-lEscargot-585805791581719/?fref=ts

Le site internet de l’Escargot :
https://www.gitedelescargot.fr

Hypnose et Auto-Hypnose (Boîte à outils – Perspectives et limites)

   L‘hypnose se présente comme une thérapie brève orientée vers une solution (il ne s’agit pas de l’hypnose-spectacle : « Dormez, je le veux » agissant sur un sujet contre sa volonté.)

   L’état d’hypnose est en fait un état naturel que nous expérimentons sans le savoir dans notre vie de tous les jours, par exemple lors d’une conduite machinale sur autoroute, permettant l’évasion mentale, ou bien le temps d’une immersion dans une autre réalité, celle d’un livre , d’un film, dans une parenthèse coupée du présent.

   Ces états intermédiaires qui nous permettent d’être à la fois ici et ailleurs, relèvent de la « transe hypnotique » ou « état de conscience modifié ».


Le but de l’hypnose (ou de l’auto-hypnose) est de recréer cet état en l’amplifiant pour permettre d’avoir accès à l’inconscient qui gère, à sa façon, la situation ; l’inconscient étant cette mémoire interne qui a tout enregistré depuis le début de notre existence : émotions, pensées, apprentissages, en dehors du conscient.
L’hypnose intervient lorsque ces comportements deviennent inappropriés et lorsque la volonté ne suffit pas pour les changer.
L’état d’hypnose va permettre d’accéder à cet espace où tout peut se jouer.

Prenons l’exemple de la douleur physique. On sait sans doute depuis longtemps, mais on expérimente scientifiquement depuis peu, que le cerveau (le « mental ») peut être utilisé pour agir sur le corps (Cf. les sportifs qui améliorent ainsi leurs performances).

   L’imagerie médicale a permis d’observer que l’état cérébral hypnotique active spécifiquement des zones impliquées dans la douleur et certaines perceptions sensorielles. Le ressenti désagréable peut être ainsi modifié en dissociant ses composants sensoriels et affectifs. Tout le monde a fait l’expérience d’une douleur physique majorée par le stress ou minorée dans un contexte stimulant ou bienveillant.
Ainsi et à l’extrême, on peut opérer sans douleur et sous hypnose des personnes coupées mentalement de l’acte opératoire, par un accompagnement de paroles apaisantes et de représentations positives (et dans le confort moral d’une anesthésie classique possible à tout moment).

   La technique, par les mots et la visualisation, induit du bien-être et fait intervenir dans ce cas, les canaux sensoriels du plaisir, en brouillant , annulant le message de la douleur. Elle tire son efficacité du fait que le cerveau ne fait pas la différence entre le vécu et l’imaginaire. Ainsi, en utilisant la bonne clé, il va être possible de déprogrammer et reprogrammer des enregistrements négatifs, perturbés ou inadaptés.

   L’auto-hypnose, utilisation par soi-même des états modifiés de conscience, va être cette clé, capable d’accéder à la source des sensations, émotions, à la mémoire, à la zone de stockage des compétences et des habitudes ainsi qu’à celle des problèmes et des symptômes. Leur ré-accès va permettre de les traiter différemment en exploitant les ressources indisponibles dans la conscience ordinaire.

   Mais utiliser la boîte à outils se travaille aussi. Comment procéder ?

Se mettre dans un état de relaxation et de méditation propice à rendre disponible le cerveau inconscient.
Identifier la problématique ou la dualité (le conscient qui veut une chose/ l’inconscient qui en veut une autre. A noter que l’inconscient n’est pas là pour nous pourrir la vie, mais que dans une intention positive, il maintient le problème pour préserver tant bien que mal, une forme d’équilibre)

   Déterminer alors le vrai besoin, l’objectif.

Dialoguer avec cette partie de l’inconscient (qui nous veut du bien tout en faisant mal) pour trouver de nouvelles stratégies.

   En quels termes?

   1La suggestion verbale

   En étant précis et positif dans les formulations . Un seul problème à la fois et jamais sous la forme négative (l’inconscient qui, paraît-il, a la compréhension d’un enfant de 7 ans) ne peut entendre la négation. Ne dites pas: « Je ne veux plus fumer » mais : « Je veux me débarrasser du tabac »., le tout au présent permanent et en utilisant des mots liés aux émotions positives: plaisir, joie, sérénité, harmonie, équilibre, et ce, dans une dynamique de progrès : « de plus en plus », de « jour en jour ».

   2La visualisation créatrice

   Cette technique s’utilise surtout quand on veut avoir un impact sur le corps et les émotions: guérir d’une maladie, affronter une situation complexe. Elle porte sur tous nos sens, c’est pourquoi dans toute représentation, l’aspect visuel doit être complété par l’auditif, l’olfactif et le sens du toucher jusqu’à faire ressentir les manifestations physiques de la visualisation.

   Le cerveau ne doit pas faire de différence entre le réel et l’exercice. Ainsi conditionné par cet ancrage positif, il devient plus à même de se conformer au scénario prévu (la réussite), s’il est vrai que par un effet d’aimant, on attire à soi tout ce à quoi on dédie son attention ( « L »univers ne répond pas à ce que nous disons, mais à ce que nous ressentons » ou plus simplement: « Souriez, la vie vous sourira »)

   Doux rêve ? utopie ?

   C’est ce que pensent les détracteurs de la pensée positive, lui reprochant d’être inefficace, voire contre-productive: le fait de s’exposer constamment à un monde idéal diminuerait la résistance à la réalité brute. Mieux vaudrait imaginer, en toute conscience, le pire scénario, soit une visualisation négative préparant aux difficultés potentielles.

   Alors que faire?

   Raison garder en trouvant la voie moyenne, celle du bon sens pouvant combiner les deux stratégies. A partir d’un objectif positif (1) mais raisonnable (2), prendre en compte tous les obstacles possibles (2) en anticipant les manières optimales (1) de réagir.
   Optimisme non pas naïf, mais lucide et actif.
La belle phrase d’Oscar Wilde: « Visez toujours la lune, si vous la manquez, vous atterrirez dans les étoiles » se comprend dans une vision d’artiste mais ne doit pas faire oublier le principe de réalité (qui, lui, l’a bien rattrapé…)

Madeleine (collecte et synthèse)