Archives de catégorie : Retraites et Voyages

Retraite à Ste Anne d’Auray (Philippe)

Me voici tellement ravi de revoir ma bonne Mère Ste Anne , la patronne des Bretons (eh oui, étant natif de Rennes, je n’oublie pas mes racines) , et heureux de redécouvrir son sanctuaire à Sainte Anne d’Auray dans le Morbihan.
Pour y participer avec Yves et Pierre à un weekend spirituel organisé par le centre jésuite Penboc’h pour les personnes homos et leurs proches sur le thème “Comment s’accueillir dans son orientation sexuelle.”
Après un passage accueillant chez Pierre et Philippe dans leur petite (bientôt grande) maison “Au Jardin Fleuri” en pleine campagne non loin du Golfe du Morbihan, nous filons sur la route en direction de Ste Anne d’Auray pour arriver enfin à la Maison Ste Marie, le lieu de notre séjour spi, situé à environ 10 minutes du sanctuaire. Nous sommes accueillis par nos accompagnateurs M-Christine et Claude-Henri qui seront avec nous pendant tout le weekend.
Nous présentant succintement le programme, ils nous invitent à nous
« laisser s’accueillir comme don de Dieu et à se laisser aimer par Lui » selon la spiritualité de St Ignace.
Nous sommes 4 participants : Yves, Pierre, moi et Martine, une maman d’un garçon homo. Nous formons donc cette petite communauté fraternelle au sein de cette grande bâtisse, un peu vétuste (ancien EHPAD) à plusieurs étages aux longs couloirs au plancher grinçant. Nous cotoyons d’autres groupes qui y séjournent également pour des sessions (jeunes fiancés, personnes divorcées, remariées..) mais pour les repas, nous préférons les prendre en silence dans une salle attenante pour garder le recueillement. A noter les menus étaient plutôt bons, préparés par le cuisinier de la maison.
Il était possible de profiter du temps libre pour se rendre et visiter le sanctuaire ou se balader dans le parc de notre résidence malgré le temps maussade (eh oui toujours ce climat « breton »).
Au fil des temps de prière personnel et collectif et d’écoute de la Parole de Dieu ; grâce à la l’attention bienveillante de nos accompagnateurs, chacun de nous a pu faire son chemin pour entendre qu’il est aimé de Dieu.
Nous avons aussi assisté à
des temps de d’échange et de partage, parfois animés qui nous ont permis d’évoquer la crise actuelle de l’Eglise catholique (les scandales) et d’aborder son positionnement vis à vis des personnes LGBT. On a pu ainsi mentionner les différentes avancées et directives initiées à ce sujet car « chacun d’entre nous fait partie de la maison de Dieu ».
Ce fut une belle expérience spirituelle riche et dense pour tous. Chacun de nous est reparti plus joyeux et apaisé et dans une espérance raffermie.

Philippe

Timadeuc ! Un lieu où s’écoute le Silence ! (B.)

Retour de Timadeuc. Chacun écrira… !
Moi je me contenterais de rajouter que ces deux jours à Timedeuc m’ont plongé dans un profond questionnement sur ces hommes silencieux, qui consacrent leur vie et leur existence entière à Dieu. Ils émanent une fascinante beauté qui n’a rien à voir avec ce que l’on entend par ce mot dans notre monde à nous. Sortis du silence de la nuit, lentement, ils s’immobilisent devant leurs stalles.
Est-ce cela le chant des anges ?
Débute alors un hymne à la Gloire du Seigneur. Leurs voies s’harmonisent, s’élèvent, se mêlent et se démêlent, psalmodient, reprennent avant de mourir dans le même souffle. Puis synchronisés, ils s’inclinent vers le sol, infiniment, et rendent grâce. Alors, le silence gagne à nouveau, un silence si porteur qu’on voudrait qu’il dure et dure encore tant est intense ce « Plus près de toi, Mon Dieu… ». Il y a l’ancêtre, immobilisé contre la colonne de pierre par l’arthrose, et qu’on voudrait soutenir ; cet autre vieux, tout courbé par un dos en parfait angle droit, et qui marche avec hésitation ; ce troisième, plus jeune et en fauteuil roulant, puis celui qui claudique, pied-bot, les mains déformées ; il y a ce noir au regard baissé contrastant singulièrement avec sa bure si claire, et dont on se questionne inévitablement sur ce choix , et celui d’avoir quitté les rivages qui l’ont vu naître ; ou bien le plus jeune de tous, à barbe rousse qui, dans sa lecture du Livre, au coeur de la nef, dénoue lentement chaque syllabe pour que nous en comprenions bien le message. Il y a cette face souriante a très longue barbe blanche, tellement longue qu’on la croirait sortie d’un portrait à la plume de Dürer, qui célébrera l’office, et que transporte une évidente inspiration ; fermant fratrie, il y a enfin l’Abbé, que rien ne distinguerait des autres, sinon sa croix pectorale et son gros anneau d’or.
Il y a surtout ce lieu, un lieu d’évidence habité, avec ses longues colonnes de granit qui pointent vers le ciel, un lieu grandiose, strict et sévère comme le message de Bernard, un lieu qui prend tout son sens dans la nuit débutante où nous sommes plongés lorsque le Salve Regina monte de l’obscurité des voutes vers Marie à l’enfant, statufiée, polychromée et en aura, comme une assomption.
Timadeuc ! Un lieu où s’écoute le Silence !

B.

Retrouver la retraite à Timadeuc sur les autres blogs de l’Ouest :

L’article du blog de Rennes

L’article du blog du Finistère

Retraite ignatienne à Joigny (du 15 au 20 février 2019)

Depuis l’an dernier une retraite spirituelle ignatienne est proposée aux déjistes par les religieuses de Joigny. En 2018, les déjistes nantais Maryam et Philippe y étaient allés. En 2019, c’est au tour de Nadine de participer à cette expérience spirituelle.

Ci-dessous une petite présentation de soeur Michèle puis un témoignage d’un déjiste.

Une retraite spirituelle à l’initiative de
l’association « David et Jonathan

Cette retraite s’est déroulée à Joigny dans le Centre spirituel des Religieuses du Sacré-Cœur de Jésus du 15 au 20 février 2019. Cela faisait la deuxième fois que David et Jonathan demandait à ce Centre, une retraite spirituelle. Elles ont été animées par des religieuses ignatiennes : sœurs du Sacré-Cœur de Jésus et sœur du Cénacle.
Cinq jours pour vivre un temps-fort pour descendre dans son cœur profond et faire l’expérience d’une rencontre personnelle avec Dieu. Les thématiques de chaque jour en disaient bien l’enjeu : S’ouvrir à la rencontre ; se laisser aimer par Dieu ; entrer dans le projet de Dieu : vie et liberté ; accueillir sa tendresse qui nous sauve ; entendre son appel.
Chaque jour apportait une « nourriture » pour le cœur et l’esprit avec un topo introductif, 2 récits bibliques avec des pistes pour aider la méditation, un clip video comme un clin d’œil ludique, un enseignement de vie spirituelle, un temps d’accompagnement et un partage en groupe en fin d’après-midi.
Mais tout ceci, laissait de large temps pour la gratuité d’une marche, d’un modelage, d’un mandala, d’un dessin… Et bien sûr, du temps pour le plus important et l’essentiel de la démarche : 3 moments de méditation sur les récits bibliques proposés pour les laisser faire leur œuvre de vie, de bonheur, de liberté.
C’était la 2ème édition !
Il y en aura une 3ème.

Soeur M. (blog aubonheurdedieu*)

Contacter le Centre pour dates et inscription.
http://www.centre-sophie-barat.com/Le-centre-spirituel

Joigny, deux expériences de quatre ou cinq jours
ou l’apprentissage de la « douceur »

Laissez vous être aimés et aimez

Pourquoi retourner sur le même lieu avec les mêmes thèmes, initiation aux exercices spirituels. Pour être sincère, je n’ai même pas pensé au thème, je savais que pour avancer, la case Joigny était la bienvenue ; que dit cette case ? Elle dit que cette initiation aux exercices spirituels est une expérience très riche à titre individuel et collectif car même dans le silence, il se passe des choses aussi au niveau collectif.
Il y a trois types de moments ;
les moments où seul on va à la recherche (plutôt on fait l’apprentissage) de soi-même et de Dieu,
il y a les moments où, par des textes Michèle, Rachel et Odile guident notre regard et notre prière ; la démarche est progressive comme les premières pages de l’exode ; c’est une avancée en eau profonde ;
et il y a les moments où chaque soir on fait retour au collectif d’un ressenti.
Où on en est ?
Comment on le vit
Au-delà de ces moments chaque jour un accompagnement individuel permet de libérer la parole et les blocages. C’est énorme ; je pose mes valises et Rachel la première fois et Odile la seconde m’ont accompagné pour poser les choses ; j’avais l’impression de refaire mon sevrage d’alcool ; enfin j’arrivais à me poser…C’était donc vous (Dieu, l’amour).
Dans mon cas, le chemin était chaotique et plein d’émotions car j’ai quelques bonnes casseroles que je traîne depuis longtemps ; et là je ressens sur moi une transformation de l’image ; je ne me crois pas aimable, pas de chance, je suis aimé en premier ; et si je dérape, il y a quelqu’un qui en permanence me guette et qui, lorsqu’il me voit de loin, court vers moi. J’ai appris que l’amour et Dieu c’est pareil ; certes je le savais mais c’est devenu une expérience, une vibration et cet amour me précède.
Pourquoi revenir ?
Je crois qu’il y a des temps où on a besoin de revenir à l’essentiel non pas pour l’apprendre mais pour le ressentir. On vit quelque chose à Joigny et c’est tellement intense !
Comme je pars toujours avec un bouquin, je me suis fait accompagner par saint Augustin et ses confessions ; et cela résume bien l’expérience que j’ai vécu à Joigny

« Vous ne vous éloignez jamais de vos créatures
Et cependant nous avons tant de peine à
Vous retrouver et à retourner à vous
Seigneur, agissons en nous par votre grâce
Réveillez-nous
Rappelez-nous
Réchauffez-nous
Elevez-nous
Enflammez-nous
Et faites-nous sentir vos douceurs afin que sans différer davantage nous vous aimions et courions vers vous »
Saint Augustin

J’ai très envie de retourner à Joigny car les personnes rencontrées me parlent et je crois que sur d’autres thèmes que cette initiation, on peut y trouver de l’énergie renouvelable et pérenne pour une drôle de vie…
qu’il convient d’aimer

JL

* http://aubonheurdedieu-soeurmichele.over-blog.com/2019/03/une-retraite-spirituelle-a-l-initiative-de-l-association-david-et-jonathan.html

Retraite de déjistes à Joigny (mars 2018)

Maryam et Philippe du groupe de Nantes ont participé à une retraite d’organisée par D&J et DUEC (Devenir Un En Christ) chez les religieuses du Sacré-Coeur de Jésus à Joigny..
Voici le récit de cette retraite spirituelle rédigé en commun :

Des retraitant.e.s de « David et Jonathan »
au Centre spirituel Sophie Barat à Joigny…
… Ils et elles ont des gueules de ressuscité.e.s

« Nous étions neuf – lesbiennes, gays et hétéro – de D&J et de DUEC, en couple ou seul.e, jeunes et moins jeunes, d’Ile de France et de Nantes à nous retrouver pour 5 jours d’initiation aux exercices spirituels spécifiques à la spiritualité ignacienne autour du « discernement ».
La dimension LGBT de David et Jonathan a été clairement affichée et accueillie dans la bienveillance, et avec un absolu respect par les religieuses du Sacré-Cœur de Jésus qui animent le Centre Sophie Barat.
Ce centre spirituel qui a accueilli notre petit groupe de DJistes est une maison de famille, la maison de naissance de Sainte Madeleine-Sophie BARAT (1779-1865), fondatrice de la Communauté des Religieuses du Sacré-Coeur de Jésus.
Tout dans cette maison ancienne et ses jardins nous invite à la paix. Tout est fait pour que nous nous sentions chez nous dans cette demeure.
Les espaces de recueillement – oratoires, chapelle, jardins – ou de partage – salons, salles de réunion, salles à manger – nous ont été ouverts en permanence. Il a été très facile de trouver ses marques, de s’approprier ce lieu magnifique. Sans oublier les bons repas, simples et délicieux – comme les bons vins – qui participent également de la qualité de notre aventure spirituelle au centre Sophie Barat.
Ce fut un parcours dans le silence (avec parfois des loupés de « silence ») mais aussi d’échanges chargés d’émotions et de nos vies plus ou moins cabossées ; des émotions exprimées ou tues ou exprimées discrètement.
Ce furent aussi des moments collectifs d’enseignement nous préparant à la macération et au ruminement des textes bibliques lus et du cadre donné. Ces temps d’enseignement à la pratique de la prière ignacienne ont été menés conjointement par Sœur Rachel, religieuse du Sacré Cœur de Jésus, et Sœur Michèle, religieuse du Cénacle. Elles ont été des accompagnantes remarquables, et pleines d’humour. Elles ont su adapter en permanence leur enseignement à la dynamique de notre groupe. C’est ainsi que dès le premier jour elles nous ont proposé, le soir, un temps de partage en groupe, inhabituel lors de ces retraites mais tellement chers à notre tradition DJiste. Elles étaient AVEC nous, en parfaite communion avec notre groupe, en amitié.
Ces temps d’initiation en groupe ont été concis, ils allaient droit à l’essentiel afin de nous laisser le plus de temps possible à la lecture et à la prière personnelles. L’enseignement était avant tout une pratique en immersion. Les illustrations didactiques étaient choisies dans l’environnement immédiat telles que les vignes des coteaux de Joigny, et également dans la modernité avec, par exemple, la projection de clips vidéos extraits de pubs. Cela nous a aidé.e.s à inscrire cette pratique ignacienne dans notre réalité.
Les personnes qui le souhaitaient assistaient aux laudes et aux messes de la communauté. Notre groupe a partagé des moments de prières collectives à l’oratoire « la bourguignonne » (une ancienne écurie où le tabernacle est placé dans un four à pain !), prières silencieuses, chants partagés, moment intense où le baptême est revisité avec l’eau et l’écoute des grâces reçues. Chacune et chacun a fait son chemin pour entendre qu’il ou qu’elle est aimée de Dieu et que Dieu parle, non pas dans la tempête et dans le bruit, mais dans la brise légère. Brise légère ressentie quand nous avons gravi le chemin à la rencontre de la vigne, symbole de la vie en terre aride ; ses sarments chevillés au cep, symbole de notre lien au Seigneur, notre vigneron ; des vrilles qui accrochent la vigne aux tuteurs placés par le vigneron.
Chaque jour aussi, il était possible de ménager des moments pour profiter de la campagne environnante : balades à pied dans les vignes, balades à vélo le long de l’Yonne, footing dans les coteaux et les sous-bois, seul en silence ou à 2 ou 3 en échangeant…Des moments pour se remplir les poumons, s’émerveiller, faire du bien à son corps et le rendre ainsi plus disponible à l’écoute de Sa parole.
Nous avons enfin bénéficié quotidiennement de moments d’accompagnement individuel où, à partir de sa vie personnelle, on découvrait que Dieu nous aime et nous attend dans nos vies, là où nous sommes. La qualité d’écoute de Soeur Rachel et de Soeur Michèle, et leur accueil de nos peines, de nos doutes, de nos difficultés, mais bien sûr aussi de nos joies, de nos espoirs, de nos avancées spirituelles, a été exceptionnel.
Ces cinq jours nous ont aidé à discerner où nous en étions dans notre vie, dans notre foi, dans notre histoire. Nos bras étaient sans doute plus ou moins cassés, ce qui ne nous empêchait pas d’avoir des « gueules de ressuscité »!
Un moment unique pour faire le point et repartir avec son PPP, Petit Programme Personnel pour reprendre la route du quotidien, un quotidien éclairé par les lumières de ces jours et de ces nuits de discernement.
A l’issue de la retraite, Soeur Rachel et Soeur Michèle, convaincues et touchées par notre expérience collective, proposent que cette retraite de 5 jours d’initiation aux exercices spirituels à destination des personnes LGBT, de leurs proches et de leurs ami.e.s soit reconduite annuellement. »

Impressions de voyage à St Jacques de Compostelle à plusieurs voix

« Marcher c’est communiquer »  ¹

Un aperçu à plusieurs voix d’un voyage à St Jacques de Compostelle vécu par 14 déjistes, 16 non-déjistes et 8 de nos ami-e-s hétérosexuel-le-s mis en forme par Yves.

Ce fut un voyage réussi. La formule était parfaitement équilibrée. Elle a permis de faire le « Chemin » en partie en autocar, en partie à pied, chacun selon ses forces, jusqu’à Compostelle. Sans cela,  cet objectif rêvé depuis longtemps aurait été inaccessible. Personnellement je n’aurais pas eu la force physique de tout faire à pied.
Nous avons pu cheminer au milieu des paysages les plus beaux, les plus variés et les plus représentatifs choisis à bon escient par Bernard H.  grâce à sa grande expérience…. La grande plaine sans arbres de la Castille, sous un ciel bleu, nous a réellement marqués. C’était un endroit tout à fait propice à une marche silencieuse, qui nous ramène un peu aux bases fondamentales de ce qu’est notre vie… « Le chemin est au moins aussi important que la destination ». Ça on le savait, mais il fallait encore en faire l’expérience.
Les nuits en auberges étaient conformes à l’esprit du pèlerinage mais très fatigantes. Heureusement les nuits dans les hôtels ont permis de mieux récupérer.
Enfin, l’esprit du Pèlerinage a été respecté grâce aux lectures quotidiennes du  Père Jacques.
Le groupe a pu ainsi se découvrir et échanger pendant 10 jours en dépit de toutes nos différences et des motivations diverses de chacun….  « Au bout de 2 ou 3 jours, écrit un couple de parents, on ne pensait plus qu’on côtoyait des homosexuels ».
J’ai beaucoup apprécié la mixité, non seulement femmes et hommes, couples de longue date et célibataires, homo et hétéro, parents de gay, croyants et curieux de spiritualité, et bien d’autres différences encore… Ce fut un voyage vécu dans la joie et la bonne humeur, des  partages et des rencontres comme on les aime à DJ.
Pour finir en beauté nous avons participé à une messe dans la chapelle de Roncevaux, pour nous tous seuls, rassemblés autour de Jacques. « Pierre et moi ne sommes pas des férus du catholicisme, écrit Bernard P., mais avons apprécié la messe prodiguée par Jacques. Nous nous sommes sentis en communion »… Nous n’y vîmes pas le trésor, dit un autre, mais le vrai trésor était peut-être dans le car.
Enfin, j’ai apprécié le professionnalisme de Bernard H. et de Patrice notre conducteur (ce qui n’est pas si fréquent) ainsi que leur forte participation à notre projet commun.
Je remercie Bernard H., Yves et Annette pour leur audace et leur ténacité dans ce projet et François Maréchal pour son accompagnement et sa rigueur dans l’administration financière.
Je suis plus interrogatif sur le sens du pèlerinage (promesse faite, péché à se faire pardonner, efforts et pénibilité pour se dépasser et rejoindre son « Sauveur »…), mais c’est aussi la production d’une culture, d’une époque, d’une spiritualité et sans doute aujourd’hui encore une modalité qui a du sens.

Yves

Merci à Jean-Alain, Bernadette et Elie, Monique, Bernard P, Yves et André L. pour leurs contributions.

 ¹ Citation du pape François, rapportée par Jacques.

Sur les chemins de St Jacques de Compostelle

      A l’initiative de David & Jonathan Nantes, Annette, Yves & Bernard proposent en octobre 2017 un circuit à la fois marché et en autocar, depuis le Puy-en-Velay jusqu’à Santiago de Compostela, dans la plus pure tradition jacquaire.
10 26 chemin de Compostelle   Il n’est pas toujours possible de consacrer deux mois pleins à marcher sur les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, aussi ce voyage offre-t-il le choix de vivre ce thème en onze journées (+2 de transfert) d’un circuit en autocar et à pied, en marchant, à la carte, sur les Chemins jacquaires, à la fois côté français & espagnol : l’autocar dépose et reprend les randonneurs en fin de marche ; ceux ne souhaitant pas marcher restent dans le car ; ceux qui voudraient marcher un peu seulement viennent à la rencontre des autres. Vous pourrez le faire,quelques heures par jour, sur des sections très choisies des 1500 kilomètres des voies Podiensis & Tolosana.
   Le parcours ne présente pas de difficultés réelles au niveau physique et il n’est pas nécessaire d’être bon marcheur pour l’effectuer. Les marches proposées insistent sur la variété et la richesse des paysages, l’approche des sites majeurs, ou, au contraire, la solitude des lieux traversés.
   Aux marches organisées s’ajoute un riche programme touchant au monde des pèlerins de jadis ou d’aujourd’hui, leur vocation, leur vécu quotidien, comme aux royaumes traversés, malmenés par l’histoire, riches de vestiges artistiques, historiques ou monumentaux, souvent classés à l’Unesco. Hauts lieux de l’histoire européenne, points panoramiques célèbres, routes romaines et marche variées contribueront à faire revivre, au plus près du Chemin, un parcours millénaire où se croisent les histoires politiques, religieuses & légendaires de notre continent. Nous vous promettons que, touchant du doigt – que dis-je, du pied – les traces multiples qui imprègnent la voie lactée, vous ne rentrerez pas la/le même du « Chemin des étoiles »!
   Parlez-en autour de vous et n’hésitez pas à vous renseigner et à en savoir plus auprès de Bernard (06 29 53 74 76), Annette ou Yves.

Bulletin d’inscription au voyage

B.

Poésie  » Sur le mont des Oliviers « 

Le rabbi s’est retiré
Dans son jardin préféré
Et la ville est endormie

Un pressentiment l’étreint
Tant l’hostilité a grandi
Même ses amis sont endormis

Défile en lui sa vie
Ses rencontres sous l’Esprit
Son combat contre les endormis

Où sont les lépreux guéris
Le paralytique et la prostituée
Se sont-ils aussi endormis ?

Doit-il renoncer et s’enfuir
Oublier ce qu’il a annoncé
Pourrait-il aller dormir ?

Dans la confiance sa réponse
Comme toujours a surgi
Au milieu des endormis

L’appel vient me réveiller
Me mettre debout, me pousser
Pour que jamais je ne sois endormi

Yves (méditation à Gethsémani lors d’un voyage en Israël)

François à Nantes, un soutien au sommet pour le projet Compostelle

François à Nantes, un soutien au sommet pour le projet
de voyage à Compostelle proposé pour le groupe de Nantes.

   Le weekend du 12 et 13 février de l’an de grâce 2017, D&J Nantes accueillait avec faste, tapis rouge, assurément l’un des plus haut gradés de la hiérarchie déjiste, en la personne de François Maréchal, trésorier national, venu soutenir dans la lointaine province des états bretons : Maryam, elle-même notre trésorière, et Annette, grande argentière et responsable des finances du voyage programmé en octobre vers Saint Jacques de Compostelle.
   L’accueil fut des plus chaleureux et devait se prolonger samedi soir, le Gange remplaçant la Loire, en restaurant indien. C’est donc sur fond de danses langoureuses et autres trémolos de cithare qu’étaient développés les ultimes projets de notre association David & Jonathan locale, notamment le glissement du « P’tit Lu » papier vers sa version informatisée. Le nouveau blog de Nantes devrait voir le jour dans les semaines qui viennent.
   Fut également évoqué le projet de voyage d’octobre prochain « Sur les chemins de Compostelle » qui associe l’autocar à la possibilité de marches sélectionnées sur les plus beaux tronçons du chemin jacquaire français et espagnol. Un voyage dans la tradition des pèlerins d’autrefois, oscillant entre histoire politique, religieuse et légendaire. L’occasion d’une belle découverte pour celles et ceux ne pouvant consacrer deux mois pleins à ce thème.
   Pour en savoir plus sur ce projet original cliquez sur les liens en bas de cet article et en vous renseignant directement auprès de Bernard, déjiste nantais au 06 29 53 74 76.
Merci à François pour son soutien efficace et son temps investi.

B

vers l’article « Sur les chemins de St Jacques de Compostelle »
Bulletin Inscription au 3 fev. 2017

Souvenirs de mes séjours à Taizé

      Dans la vocation de la communauté de Taizé, il y a toujours eu deux aspirations : cheminer dans une vie intérieure à travers la prière, et prendre des responsabilités pour rendre la terre plus habitable. L’une ne va pas sans l’autre.
   La prière chantée en commun est un incomparable soutien de la vie intérieure. La toute première fois que j’ai pu assister à un temps de prière à Taizé, la beauté des chants m’a complètement saisi ; chants simples qui touchent jusqu’au tréfonds du cœur et de l’âme…
   Le grand nombre de nationalités représentées lors d’un séjour à Taizé l’été montre une diversité de cultures et de mentalités impressionnante. Quand j’y étais l’été dernier, nous venions de 75 pays différents et nous vivions en toute harmonie, habités par cette « paix du cœur »… Ma rencontre avec un jeune allemand d’âge mûr m’a fait comprendre à quel point son peuple vit encore mal le très douloureux passé nazi.
   J’ai donc compris, encore plus, que notre responsabilité est d’être porteurs, toutes et tous, de réconciliation. Comme l’écrit le frère Roger : « non seulement entre les chrétiens mais aussi dans les déchirures de la famille humaine. »
Ainsi, un séjour à Taizé ne peut jamais laisser indifférent et, j’irai toujours là-bas le plus souvent possible… 

Steve